Eine Schöne Liebe (Conrad et Paul + Héritages 32)

Coucou tout le monde !!

Et non, vous ne rêvez pas, je suis dans les temps cette semaine !!!

Encore un signe précurseur de l’Apocalypse…

Bref.

Aujourd’hui, je n’avais rien de spé à vous dire, mais réjouissez-vous, car je suis passé à la bibliothèque dans la semaine, pour emprunter un film que je n’ai pas encore regardé, mais aussi des BD que j’ai eu le temps de lire.

Ouf, ma news est sauvée.

Il y a quelques années (argh déjà), je vous avais parlé d’un auteur de BD allemand que j’aime beaucoup, Ralf König

En découvrant avec autant de curiosité que de plaisir la fausse « intégrale » des éditions Glénat sur ses deux héros récurrents que sont Conrad et Paul, je me suis bien marrée et j’ai réalisé à quel point, au-delà du décalage et de l’humour omniprésent, car tant graphique que scénaristique, de cette œuvre, se dessinait le portrait plutôt très intéressant de sa génération.

Alors non, on est pas du tout dans un ouvrage de sociologie, rassurez-vous, on en est même loin. Mais on parle de l’œuvre d’un homo allemand né en 1960. Pour les gamins/incultes qui me diraient « Et alors ? », je répondrais déjà : « Bordel mais allez relire vos livres d’histoire ! ».

Et surtout : 1960, on est un an avant la construction du Mur de Berlin, neuf ans avant les émeutes de Stonewall… OK, je reprends pour les deux du fond qui connaissent pas, neuf ans avant que les gays américains ne se lèvent contre les brimades policières, créant une vague de protestation qui ont abouti, partout dans le monde, tant à la naissance de la communauté gay comme vrai acteur politique visible, qu’aux gay-pride qui ne sont donc pas juste des défilés de drag-queens ou de minets à moitié à poil, n’est-ce pas amis journalistes. 

Ralf König dans les bras de son compagnon.

Un gay né en 1960, c’est aussi un homme qui avait la vingtaine/trentaine dans les années 80/90, soit au plus fort des années sida, avec ce que ça eut de répercussions humaines. Et ça aussi, ‘faudrait le rappeler à pas mal de petits gays.

Amnésie générationnelle quand tu nous tiens.

Passons…

Bref, Conrad et Paul traversent les années 90, couple aussi étrange qu’attachant, aux mœurs plus qu’ouvertes, entre le professeur de piano très propre sur lui et l’écrivain adepte du cuir, et on les suit avec leurs amis, leur famille, pas mal de persos haut en couleur, dans leur vie quotidienne, leurs joies, leurs peines, leurs deuils aussi parfois (sida, tout ça), et si on rit vraiment beaucoup (voir quand Paul raconte à la mère de Conrad, qui aimerait bien, sans l’avouer, que son fils se remettre en ménage avec son ex-petite amie qui d’ailleurs, n’aurait rien contre non plus, que cette dernière est en fait un homme qui s’est fait opérer après avoir rencontré son fils… ^^ Ce qui, j’admets, est de bonne guerre !), on s’émeut aussi parfois et c’est rien de dire que ça sent le vécu.

Bref, un bon moment à passer.

Et ce qui est bien avec Ralf König, c’est que globalement, tout le monde en prend pour son grade. Les gays et les hétéros, les tarlouzes et les gros machos, les hommes et les femmes, les religieux… Beaucoup les religieux, et tous cultes confondus. Ralf König est très clairement anticlérical, et autant on peut le sentir assez bienveillant dans pas mal de ses piques sur d’autres sujets ou groupes de personnes, autant pas quand il s’agit de cogner sur St Paul pour ne citer que lui… Y a du level. 

 Mais bon, vu ce que la plupart des Églises/religieux ont infligé aux gays au fil des siècles, on va dire que c’est de bonne guerre aussi ^^.

Vala vala.

Bref, un auteur à vraiment découvrir ou redécouvrir et que je ne saurais que conseiller à la jeune génération, si elle veut un peu en apprendre sur ce qu’a vécu la précédente, parce que l’amnésie générationnelle, ça se soigne très bien avec un peu de curiosité.

D’ailleurs, il faudra filer ça à Matteo.

Et je vous laisse donc en compagnie de ce dernier et d’Alec pour le chapitre 32 d’Héritages.

Bonne semaine à tous !!

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