Une sacrée gonzesse (Wonder Woman + Héritages 43)

Salut les gens 🙂 !

Suite à un miracle totalement incompréhensible, puisque je n’ai rien sacrifié à aucune entité surnaturelle, non non mais si promis, je me retrouve à vous faire ma news à une heure presque décente.

Non mais on aura tout vu, je vous jure…

 J’ai survécu à la chaleur de la semaine et j’espère que vous aussi… Sinon, je rappelle que la douche froide, ça marche bien.

Bon, rien de spé cette semaine… Je prépare plein de trucs, enfin j’essaye, et j’ai quand même kekchoz à vous causer car j’ai été au ciné…

Wonder Woman, film américain de Patty Jenkins, est la quatrième film du DC Cinematic Universe, que je suis d’encore plus loin que leurs cousins de chez Marvel et c’est pas peu dire. En vrai, c’est le 2e que je vois après Suicide Squad et je ne sais pas si vous vous souvenez de mon avis sur ce dernier, mais c’était pas glorieux…

Mais bon, là le trailer m’avait intriguée, bons retours critiques, envie de voir le traitement de la première guerre mondiale… Ah pis c’est trop féministe you-ouh…

Donc OK  on se le tente.

Alors pour couper court à l’insoutenable suspens : oui, c’est un bon film et oui, j’ai bien aimé. C’est un divertissement plus qu’honnête qui fait tout à fait son office malgré quelques défauts pas du tout rédhibitoires.

Commençons par l’histoire : sur l’île des Amazones, magiquement coupée du monde, grandit la petite Diana. Seule enfant parmi elles, elle est la fille de la reine qui la surcouve et la berce de belles histoires avant de finalement finir par admettre que bon OK, on va lui apprendre à se battre parce qu’on sait jamais… *Tousse tousse*.

Diana devient donc une superbe créature bien bourrine, au point d’envoyer les copines à l’entraînement et oups, un peu désolée parce que bon, ça se fait pas trop, quand même, d’envoyer voler les gens sans le faire exprès, elle s’éloigne un peu regarder l’horizon depuis une belle falaise.

Et c’est là qu’elle entend un bruit que le spectateur avisé reconnait tout de suite comme celui d’un moteur et qu’un avion traverse la barrière magique, qui donc visiblement ne fait que cacher l’île sans plus la protéger que ça ?, pour finir par faire plouf. Diana plonge alors élégamment pour aller repêcher son pilote et le ramène sur la plage.

Et là, ils ont à peine le temps de commencer à papoter que les poursuivants du pilote, un espion américain ayant découvert que les Allemands préparaient des armes chimiques très moches, arrivent et attaquent l’île. Et se font donc poutrer sans sommation par les Amazones parce que bon, ‘faut pas déconner. 

Apprenant donc que la guerre fait rage dans le monde des hommes, Diana récupère un peu de matos laissé là par les Dieux et part avec l’Américain pour arrêter ce boxon, persuadée que c’est Arès, le Dieu de la Guerre, ennemi légendaire des Amazones, qui est derrière tout ça.

 

Voilà voilà.

Alors malgré des petites longueurs parfois, des effets spéciaux pas toujours au top et des incohérences scénaristiques assez drôles quand on les repère, ben c’est plutôt un bon film qui se regarde très bien. Rien n’est vraiment original, et malgré quelques twists surprenants, c’est globalement plutôt convenu. Y a énormément de poncifs du genre, d’ailleurs… Genre « je suis le méchant, je vais donc abattre froidement un de mes hommes pour  ceux qui avaient un doute ». A croire que c’est dans le cahier des charges…

Mais c’est agréable, plutôt bien joué, les persos sont bons et bien incarnés (VF un peu faiblarde à mon goût), la bande de mercenaires est sympa, les gags sont drôles, les moments plus émouvants fonctionnent bien, le décalage entre Diana et le monde de 1918 est intéressant et assez bien vu.

Je pense pouvoir croire sans problème les personnes qui hurlent à la mauvaise reconstitution au niveau militaire. Uniformes de la seconde guerre mondiale, avion et tank pas d’époque ou pas du bon camp… Perso, j’y connais rien… Donc, je veux bien le croire, vraiment.

Après, je vais vous dire la même chose que j’avais dit, il y a *hum* quelques années, quand Gladiator était sorti, à un ami, en fac d’histoire comme moi, qui avait chougné que dans la scène de charge de cavalerie du début, les Romains avaient des étriers alors qu’à l’époque ils n’en avaient pas… Déjà : comment, dans une scène de cette ampleur, peux-tu remarquer ce détail et ensuite : qu’est-ce qu’on s’en branle ?

Je suis historienne de formation et je peux être très à cheval sur certaines choses en terme de reconstitution… Quand un film se veut historique. Pour moi, il y a un juste milieu entre une œuvre qui fait n’importe quoi alors qu’elle se veut réaliste et historique… Et une œuvre de divertissement qui reprend un décor et reste à peu près dans les clous.

J’ai pas d’exemple qui me vient en tête, mais reprocher à Wonder Woman son manque de rigueur dans les avions, c’est un peu comme râler contre le kung-fu dans Le Pacte des Loups. Nous ne sommes pas dans des documentaires. Nous ne sommes même pas dans des films historiques. Par contre, je n’aurais pas pardonné des erreurs aussi énormes dans, chais pas moi… Louis Enfant-Roi ou Le Pianiste, par exemple.

Mais revenons à notre belle Amazone et ses potes.

La vraie originalité du film reste donc que c’est « la première fois » qu’un film DC a une héroïne, film réalisé en plus par une femme. Parce que, sorti de ça comme je le disais, c’est une origin story des plus convenues. Encore une fois, très cool et très fonctionnelle, hein.  Mais quand même. Désolée, mais remplacez Diana par Bob et ce film n’aurait rien de très original… 

Ce n’est pas la première héroïnes marquante que je vois et d’autres avant elle m’ont bien plus touchée. Au risque de faire hurler, Lunafreya de FFXV est un perso féminin qui m’a bien plus marquée, plus beau et bien plus profond que notre belle Amazone.

Après, je pense que le symbole est important: c’est un des premiers, le premier ?, blockbusters américains de super-héros de cette envergure marketing à mettre en avant une femme et un discours féministe. Donc, oui, c’est important. C’est très important. Et c’est bien qu’il marche, car ça ouvre la porte aux suivants, enfin aux suivantes. Et ça c’est bien. 

Je déplore que ça soit encore nécessaire… Mais c’est bien.

Donc en conclusion finale pour achever : ben c’est un film très cool, à voir, il y a de beaux moments, des beaux combats, des héros attachants, des méchants caricaturaux de comic comme on les aime, une histoire cool dans une époque finalement peu traitée au cinéma et une morale aussi convenue et mièvre que sympathique.  

Voilà voilà.

Sur ce, je suis presqu’à l’heure, hi hi hi, je vous laisse donc avec le chapitre 43 d’Héritages et je vais buller encore un peu avant dodo.

N’oubliez pas qu’on se voit à Japan Expo et que si vous voulez l’intégrale, il faut me la préco !!

Bonne semaine à tous !!!

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