Un coureur de lame (Blade Runner 2049 + Héritages 2-11)

Salut les gens 🙂 !!

Oh, une news un samedi, ça, ça faisait longtemps. 

J’espère que ça va chez vous, moi j’ai pas mal de bazar à gérer, mais ça va.

Pour être tout à fait exacte, ça ira mieux quand mon chauffage aura démarré, mais avec un bon plaid et des infus, je tiens bon.

Bon bref, ‘fait fraichouille quoi.

Cet après-midi, j’ai été voir un truc au cinéma et je vais donc vous expliquer ça…

Blade Runner 2049 est un film américain de Denis Villeneuve, donc je n’avais visiblement rien vu jusqu’ici, si j’en crois sa fiche Allociné, avec Ryan Gosling, Ana de Armas, Sylvia Hoeks, Harrison Ford et Jared Leto. 
Je cite tout ce petit monde, même si en fait, me dis-je en le faisant, à part le personnage principal, j’aurais du mal à classer les autres par ordre d’importance dans l’intrigue…

Mais reprenons du début et ce début, pour moi, est le suivant : je suis allée voir ce film en parfaite néophyte, puisque je n’ai jamais vu Blade Runner premier du nom. Non pas par désintérêt ou mépris, mais je dois vous faire un aveu : j’ai d’énormes lacunes en cinéma concernant beaucoup de « classiques » des années 80. Lorsque j’étais petite et même ado, mes parents, qui surveillaient de près ce qu’on regardait, m’ont interdit de voir des choses qui n’étaient pas de mon âge. Si vous ajoutez à ça un second fait, qui est que je suis la dernière d’une fratrie de 4 avec pas mal d’années d’écart entre mes aînés et moi, vous comprendrez sans mal que lorsque je suis arrivée en âge de voir enfin tous ces films, ben tout le monde les connaissait pas cœur chez moi, ce qui faisait que, quand ils repassaient, personne ne voulait les revoir et moi, ben, je ne les voyais donc pas non plus… 

Du coup, j’ai des gros trous dans ma culture que je n’ai jamais vraiment pris la peine de combler… Et c’est le cas de Blade Runner.

Mais bon, ceci posé, reprenons donc.

Si j’avoue avoir été un peu dubitative à la sortie de la salle, l’ami qui m’accompagnait ne témoignera, avec un peu de recul, je reconnais que les quelques points qui me laissaient sceptique ne sont en fait pas les grosses incohérences que je pensais. La faute à beaucoup de choses juste suggérées et un scénar à la fois curieusement simple et assez alambiqué.

Dans un monde futuriste excellemment rendu, avec une atmosphère vraiment aussi magnifique que crédible, cohabitent avec difficulté les humains et les réplicants, espèce de euh… humains artificiels ?, asservis par les humains et risquant de se révolter.

Dans ce contexte, nous suivons K, un blade runner, comprenez par là un policier, visiblement réplicant lui-même, chargé de chasser les réplicants révoltés. Alors qu’il est en mission pour en éliminer un, il fait une découverte de taille : les restes d’une réplicante qui aurait eu un enfant, ce qui, si ça se savait, pourrait apparemment tellement exploser la hiérarchie sociale que sa supérieure lui ordonne de retrouver et de faire disparaître cet enfant.

Or, en fait, si ce postulat en lui-même ne me pose pas de souci, toute l’interprétation du film repose là-dessus, avec pour moi un énorme souci : est-ce que ce quelqu’un peut m’expliquer exactement ce que sont les réplicants ? Car, et c’est bien là que pour moi le bât blesse et m’empêche de vraiment comprendre tous les enjeux qu’on me présente : ce film n’a rien à voir selon qu’on a affaire à de simples clones, humains clonés, entités biologiques, même modifiées, ou des androïdes à visages parfaitement humains. 

Les personnages insistent sur le fait que les réplicants ne sont pas humains, qu’ils n’ont pas d’âmes, mais moi, je n’ai vu que des corps de chair et de sang (et du sang, on en voit), des êtres doués de sentiments, d’intelligence et de libre-arbitre, bref, moi, j’ai vu des humains, certes asservis, serviles, manipulés, que sais-je, mais des humains. Et du coup, ça fausse ma lecture, car toute cette opposition humains-réel/machines-artificiel ne fonctionne pas avec le personnage de K, dans ses interactions avec ce qui l’entoure ou ceux qui l’entourent. 

Bref, j’ai beaucoup de mal à me situer et à situer les enjeux, au point que j’en suis arrivée à me demander si finalement, ce fond, que j’ai trouvé aussi foisonnant que sous-exploité, n’avait pas été sacrifié à la forme.

Je m’explique : K fréquente ou croise pas mal de monde, mais souvent, ces personnages sont à peine effleurés, ne font que passer, ou sont réduits, narrativement, à leur rôle, sans grand développement. C’est dommage, car du coup, les problématiques que ces personnages portent sont aussi réduites, pas assez développées… 

Mais à côté de ça, d’une histoire finalement simple, mais ni simpliste, ni mal menée, il y a la forme et là ben juste … Waouh.

J’ai vraiment très rarement vu un film si beau, où chaque plan, chaque lumière, chaque mouvement, chaque décor est pensé avec un vrai sens esthétique, avec une ambiance sonore aussi travaillée, le tout en parfaite adéquation avec l’univers présenté. C’est magnifique, ça embarque. Ce monde est visuellement crédible, son atmosphère, comme je le disais, est palpable, juste waouh. Ce film est vraiment un chef d’œuvre visuel.

Petite note au passage, il est très bien joué. Même archétypaux, les personnages sont bien campés. Ryan Gosling est très impressionnant à parvenir à si bien incarner un personnage justement si peu expressif. Les rares fois où il exprime une vraie émotion sont du coup d’autant plus touchants qu’il parvient, le reste du temps, à rendre vivant K et à faire ressentir ses doutes et ses questionnements sans les exprimer d’aucune autre façon. 

Mais les autres sont bien aussi. Jared Leto est bien flippant et Ana de Armas est très touchante en petite intelligence artificielle holographique.

En résumé, Blade Runner 2049 est une bon film, clairement contemplatif, qui prend son temps et se définit plus pour son monde, son visuel et son atmosphère que par son récit et ses thèmes, intéressants, mais flous et pas assez développés. Ca se regarde avec plaisir, car les émotions sont bien là et c’est vraiment une pure tuerie visuelle. 

Voilà voilà. 🙂

Sur ce, je vous laisse avec avec le chapitre 11 du la seconde partie d’Héritages, où l’enquête continue.

On n’oublie pas mes petits romans sur Amazon, qui n’attendent que vous ! N’hésitez pas à les diffuser et les commenter, ça m’aidera beaucoup 🙂 !! 

Bonne semaine à tous 🙂 !!

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