Infos diverses (+ Héritages 44)

Salut les gens 🙂 !

Alors avant de vous refaire un topo sur Japex qui arrive à bien trop grands pas pour moi … Ça marche d’arrêter de dormir ?… J’avais une petite annonce à faire et explication à donner.

Alors vous faites peut-être partie des 160 personnes qui le savent déjà (oups), mais Long is the Road… …Hard is the Way est en vente en epub sur Amazone depuis dix jours…

Et je ne vous en ai pas parlé parce qu’à la base, cette mise en ligne est un simple essai technique visant à voir si ça marchait… Mais après m’être fait grillée par un des groupes de lecteurs de MxM où je traine sur face de bouc, ben ça s’est un peu su alors je me suis dit que j’allais vous en toucher un mini-mot.

Donc… Il est à 0.99€, ce qui n’est pas son prix définitif, mais son prix de lancement. 

Dans l’idéal, je referai une annonce officielle quand j’aurais mis toute la bande en ligne.

Mais s’il y a des gens que ça intéresse de le récupérer en attendant, ben faites vous plaiz’, je le laisse tel quel pour le moment, parce qu’avec Japan Expo, j’ai tout sauf le temps de reprendre cette affaire-là en main pour le moment.

Mais donc, oui, Le Chant des Drows suivra, comme le recueil, y a pas de souci, courant juillet. On en recausera.

Bien, reprenons.

Je vous confirme ma présence à Japan Expo de jeudi à dimanche. Mais moi, je ne serai physiquement sur le stand qui m’accueille que jeudi et vendredi. Mais je serai bien sûr joignable et pas loin si besoin le WE pour un petit coucou ou une dédicace. 🙂 (A part pendant la conférence des dames de Yuri on Ice et leur dédicace si je peux y aller 😀 !! Là désolée, mais ‘faut pas déconner. :p)

Il s’agit donc du stand A Fleur de mots, qui sera placé Hall 6, Allée N, 663.

Merci encore à Cendre Elven de m’accueillir !!

Seront en vente sur ce stand, à prix salon : oui je radote :

Les trois tomes du Chant des Drows, tome 1 à 5€, tome 2 à 7€, tome 3 à 10€,

Je rappelle que pour des raisons de règlement (nous serons sur un stand amateur), l’intégrale de la trilogie ne pourra pas être en vente sur le stand, merci donc de le précommander, prix salon aussi, c’est à dire 20€, avant mardi 20h si vous le voulez, que je vous l’apporte. Mail, comm’, comme vous voulez. 🙂

Il y aura également le recueil Scènes coupées et nouvelles (public averti) à 7€,

Et bien sûr, Long is the road… …Hard is the Way à 10€ également.

Venez nombreux !! 

Pas de news la semaine prochaine, puisque salon. Je vous donne donc RDV ici le WE du 15/16 juillet !

Bon, sur ce, je vous laisse avec Alec, Matteo et toute la bande pour une soirée entre potes, dans le chapitre 44 d’Héritages, et je vais me remettre au boulot…!

Bonne semaine à tous !

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Une sacrée gonzesse (Wonder Woman + Héritages 43)

Salut les gens 🙂 !

Suite à un miracle totalement incompréhensible, puisque je n’ai rien sacrifié à aucune entité surnaturelle, non non mais si promis, je me retrouve à vous faire ma news à une heure presque décente.

Non mais on aura tout vu, je vous jure…

 J’ai survécu à la chaleur de la semaine et j’espère que vous aussi… Sinon, je rappelle que la douche froide, ça marche bien.

Bon, rien de spé cette semaine… Je prépare plein de trucs, enfin j’essaye, et j’ai quand même kekchoz à vous causer car j’ai été au ciné…

Wonder Woman, film américain de Patty Jenkins, est la quatrième film du DC Cinematic Universe, que je suis d’encore plus loin que leurs cousins de chez Marvel et c’est pas peu dire. En vrai, c’est le 2e que je vois après Suicide Squad et je ne sais pas si vous vous souvenez de mon avis sur ce dernier, mais c’était pas glorieux…

Mais bon, là le trailer m’avait intriguée, bons retours critiques, envie de voir le traitement de la première guerre mondiale… Ah pis c’est trop féministe you-ouh…

Donc OK  on se le tente.

Alors pour couper court à l’insoutenable suspens : oui, c’est un bon film et oui, j’ai bien aimé. C’est un divertissement plus qu’honnête qui fait tout à fait son office malgré quelques défauts pas du tout rédhibitoires.

Commençons par l’histoire : sur l’île des Amazones, magiquement coupée du monde, grandit la petite Diana. Seule enfant parmi elles, elle est la fille de la reine qui la surcouve et la berce de belles histoires avant de finalement finir par admettre que bon OK, on va lui apprendre à se battre parce qu’on sait jamais… *Tousse tousse*.

Diana devient donc une superbe créature bien bourrine, au point d’envoyer les copines à l’entraînement et oups, un peu désolée parce que bon, ça se fait pas trop, quand même, d’envoyer voler les gens sans le faire exprès, elle s’éloigne un peu regarder l’horizon depuis une belle falaise.

Et c’est là qu’elle entend un bruit que le spectateur avisé reconnait tout de suite comme celui d’un moteur et qu’un avion traverse la barrière magique, qui donc visiblement ne fait que cacher l’île sans plus la protéger que ça ?, pour finir par faire plouf. Diana plonge alors élégamment pour aller repêcher son pilote et le ramène sur la plage.

Et là, ils ont à peine le temps de commencer à papoter que les poursuivants du pilote, un espion américain ayant découvert que les Allemands préparaient des armes chimiques très moches, arrivent et attaquent l’île. Et se font donc poutrer sans sommation par les Amazones parce que bon, ‘faut pas déconner. 

Apprenant donc que la guerre fait rage dans le monde des hommes, Diana récupère un peu de matos laissé là par les Dieux et part avec l’Américain pour arrêter ce boxon, persuadée que c’est Arès, le Dieu de la Guerre, ennemi légendaire des Amazones, qui est derrière tout ça.

 

Voilà voilà.

Alors malgré des petites longueurs parfois, des effets spéciaux pas toujours au top et des incohérences scénaristiques assez drôles quand on les repère, ben c’est plutôt un bon film qui se regarde très bien. Rien n’est vraiment original, et malgré quelques twists surprenants, c’est globalement plutôt convenu. Y a énormément de poncifs du genre, d’ailleurs… Genre « je suis le méchant, je vais donc abattre froidement un de mes hommes pour  ceux qui avaient un doute ». A croire que c’est dans le cahier des charges…

Mais c’est agréable, plutôt bien joué, les persos sont bons et bien incarnés (VF un peu faiblarde à mon goût), la bande de mercenaires est sympa, les gags sont drôles, les moments plus émouvants fonctionnent bien, le décalage entre Diana et le monde de 1918 est intéressant et assez bien vu.

Je pense pouvoir croire sans problème les personnes qui hurlent à la mauvaise reconstitution au niveau militaire. Uniformes de la seconde guerre mondiale, avion et tank pas d’époque ou pas du bon camp… Perso, j’y connais rien… Donc, je veux bien le croire, vraiment.

Après, je vais vous dire la même chose que j’avais dit, il y a *hum* quelques années, quand Gladiator était sorti, à un ami, en fac d’histoire comme moi, qui avait chougné que dans la scène de charge de cavalerie du début, les Romains avaient des étriers alors qu’à l’époque ils n’en avaient pas… Déjà : comment, dans une scène de cette ampleur, peux-tu remarquer ce détail et ensuite : qu’est-ce qu’on s’en branle ?

Je suis historienne de formation et je peux être très à cheval sur certaines choses en terme de reconstitution… Quand un film se veut historique. Pour moi, il y a un juste milieu entre une œuvre qui fait n’importe quoi alors qu’elle se veut réaliste et historique… Et une œuvre de divertissement qui reprend un décor et reste à peu près dans les clous.

J’ai pas d’exemple qui me vient en tête, mais reprocher à Wonder Woman son manque de rigueur dans les avions, c’est un peu comme râler contre le kung-fu dans Le Pacte des Loups. Nous ne sommes pas dans des documentaires. Nous ne sommes même pas dans des films historiques. Par contre, je n’aurais pas pardonné des erreurs aussi énormes dans, chais pas moi… Louis Enfant-Roi ou Le Pianiste, par exemple.

Mais revenons à notre belle Amazone et ses potes.

La vraie originalité du film reste donc que c’est « la première fois » qu’un film DC a une héroïne, film réalisé en plus par une femme. Parce que, sorti de ça comme je le disais, c’est une origin story des plus convenues. Encore une fois, très cool et très fonctionnelle, hein.  Mais quand même. Désolée, mais remplacez Diana par Bob et ce film n’aurait rien de très original… 

Ce n’est pas la première héroïnes marquante que je vois et d’autres avant elle m’ont bien plus touchée. Au risque de faire hurler, Lunafreya de FFXV est un perso féminin qui m’a bien plus marquée, plus beau et bien plus profond que notre belle Amazone.

Après, je pense que le symbole est important: c’est un des premiers, le premier ?, blockbusters américains de super-héros de cette envergure marketing à mettre en avant une femme et un discours féministe. Donc, oui, c’est important. C’est très important. Et c’est bien qu’il marche, car ça ouvre la porte aux suivants, enfin aux suivantes. Et ça c’est bien. 

Je déplore que ça soit encore nécessaire… Mais c’est bien.

Donc en conclusion finale pour achever : ben c’est un film très cool, à voir, il y a de beaux moments, des beaux combats, des héros attachants, des méchants caricaturaux de comic comme on les aime, une histoire cool dans une époque finalement peu traitée au cinéma et une morale aussi convenue et mièvre que sympathique.  

Voilà voilà.

Sur ce, je suis presqu’à l’heure, hi hi hi, je vous laisse donc avec le chapitre 43 d’Héritages et je vais buller encore un peu avant dodo.

N’oubliez pas qu’on se voit à Japan Expo et que si vous voulez l’intégrale, il faut me la préco !!

Bonne semaine à tous !!!

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Japex 2017 et tout ça (+ Héritages 42)

Salut les gens ! 

Alors déjà, merci pour vos retours et vos partages sur la news de la semaine dernière. 🙂 C’est encore plus vrai sur facebook (presque 600 personnes atteintes ? WTF ???) que sur le site, mais y a vraiment eu des échanges et des commentaires super intéressants des deux côtés. Bref, c’était super cool, donc grand merci et au plaisir de remettre ça à l’occaz’ !! 

J’ai encore deux-trois trucs de ce type à vous sortir hi hi hi.

Sinon, pas de dissert cette semaine mais une annonce qui a son importance : je serai finalement à Japan Expo en juillet 😀 !!

Youpi !!

Alors je ne vous en ai pas parlé plus tôt parce que ça s’est décidé il y a une dizaine de jours et confirmé cette semaine. Je vous ferai une debrief plus précis avec plan et tout dès que possible, mais voici déjà les infos que j’ai :

Mes livres et moi (jeudi et vendredi pour moi) seront sur le stand A fleur de mots. Merci beaucoup à Cendre Elven 🙂 !

Je serai en visiteuse le weekend, mais comme d’hab’, joignable si besoin pour un coucou ou une dédicace. 

Pour des raisons de prix, l’intégrale du Chant des Drows ne pourra pas être en vente sur le stand. Si vous la voulez, il faut donc absolument me le précommander pour que je vous l’apporte ! Paiement sur place possible et pour toutes préco jusqu’au salon, elle est à 20€ (prix salon). Merci de faire tourner l’info aux personnes intéressées car sinon, je ne pourrais rien pour elles et ça serait fort dommage.

N’hésitez pas à m’envoyer un mail ou laisser un comm’ si vous êtes intéressés !

Les livres en vente sur le stand seront donc :

Les trois tomes du Chant des Drows :

Tome 1 à 5€

Tome 2 à 7€

Tome 3 à 10€.

Le recueil Scènes coupées et Nouvelles à 7€

Long is the Road… … Hard is the way, la version longue et tout public de la nouvelle Long is the road publiée sur le site l’an dernier, à 10€.

Voilà voilà.

Ben je sais pas vous, mais moi je suis bien contente d’y aller. 🙂

Pour info pour les Parisiens et/ou les gens qui seront ou peuvent être par là, je serai aussi, si tout va bien, au Salon du Livre Gay le 22 juilllet. Mais là pareil, pas trop plus d’infos, donc on en reparlera !!

Voilà, ben j’ai pas trop grand chose de plus à vous dire ce soir, enfin cette nuit. 

Je vous laisse donc avec le chapitre 42 d’Héritages et je vais dodo !! 

Bonne semaine à tous 🙂 !

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Parlons cul un peu sérieusement… (+ Héritages 41)

Salut tout le monde 🙂 !

Alors ce soir, j’avais envie de lancer un petit débat un peu sérieux. Voyez-vous, il y a une question qui me turlupine déjà depuis un moment et j’aimerais vraiment qu’on en cause, sérieusement, entre grandes personnes et tous bords et genres confondus.

Je lis et j’écris maintenant des romances MM/Yaoi/Boy’s Love depuis fort longtemps. J’ai commencé à en écrire à une époque où y avait pas Internet, où je savais pas que ce genre avait un nom et où il en avait peut-être pas encore vraiment. Je me suis mise aux romans il y a assez peu de temps, après avoir surtout lu des mangas pendant des années.

Ce genre est, comme vous le savez, très friand de scènes de sexe explicites. A un point en fait qui, parfois, me chiffonne un peu, et c’est de ça que je voulais vous causer.

Alors avant toutes choses, que les choses soient dites : je n’ai rien contre le fait qu’il y ait du sexe explicite dans une œuvre, quelle qu’elle soit. Je lis ces scènes et j’en ai beaucoup écrit. Je n’ai rien contre rien, en fait, tout court. Pour moi, c’est très simple : à partir du moment où on s’adresse à un public adulte, on est libre de lui montrer tout ce qu’on a envie. Je suis contre toute forme de censure, car pour moi, un adulte peut tout recevoir, même des messages violents ou choquants, ou s’il ne le peut pas, il est assez grand pour éteindre sa télé/refermer son bouquin et n’importe quoi. Je range dans ce cas précis le sexe avec tout contenu « mature », violence ou discours haineux, racistes ou autres, dans le sens où il est plus important d’en parler, de s’interroger dessus, de les discuter, et que les cacher et les interdire ne sert à rien, dans le sens où c’est pas comme ça qu’on avance. 

Ceci étant posé et pour revenir à nos moutons électriques, comme disait le capitaine, ce qui découle de ça est que je n’ai, en théorie, rien contre le fait de montrer et/ou décrire des sexes de cul dans les Yaoi/MM. Mais ce qui m’interroge depuis longtemps et que je voulais donc discuter avec vous, c’était de la pertinence narrative de certaines de ces scènes et de ce qu’elles impliquent en terme de diffusion d’une œuvre.

Je vais vous expliquer ça à partir de quatre exemples, quatre mangas, parce que ça me permettra d’illustrer la news et que ça sera plus clair. 

Prenons le yaoi le plus trash en la matière que je connaisse : Twittering Bird never fly.

Yoneda Kou nous offre avec ce manga une œuvre très complexe et très violente tout court. Nous sommes dans un univers de mafia qui se veut réaliste. C’est violent, c’est sanglant, c’est glauque et au milieu de ça, nous avons un personnage que je trouve toujours aussi magnifiquement écrit qu’il est magnifique tout court, notre ami Yashiro.

Pour les gens qui ne connaissent pas, je ne vais pas trop spoiler. Cette histoire vaut vraiment d’être lue. Disons donc simplement que Yashiro est un responsable mafieux compétent, à un poste important, et qui a pour principal trait d’être un pervers masochiste dépravé, bisexuel qui se fait régulièrement passer dessus par à peu près tout ce qui passe et qui a une bite. Et non, j’exagère pas. Rien ne nous est épargné sur ses mœurs et leurs causes : Yashiro a été victime de viols lorsqu’il était enfant et est devenu un véritable sex-addict, seul moyen qu’il a trouvé pour survivre. Ce personnage est très intelligent, parfaitement conscient de ce qu’il est et l’assume totalement, ce qui, dans son milieu, n’est pas sans lui porter préjudices, vous devez vous en douter.

Décor posé. Là où je veux en venir avec cet exemple, c’est que dans ce manga, toute la violence, tout le sexe explicite servent le récit. Nous sommes dans un monde ultra-violent avec un héros totalement cinglé, complètement ravagé, et il est intéressant de le montrer. Que ça soit les bagarres ou agressions entre gangs ou les moment où Yashiro se fait sauter, tout concourt à l’unité narrative de l’œuvre, à sa construction, à son ambiance bref, comme dit plus haut, tout sert le récit. Tout l’intérêt est de raconter ce qui va advenir de ce personnage pris entre une histoire totalement improbable avec un de ces hommes et une guerre de succession des plus violentes. Tout l’intérêt des scènes de sexe est de faire écho à autre chose au fil du récit. Et je peux vous dire que cette histoire est réellement menée de main de maître et vous imaginez pas à quel point que je prie pour que ça dure jusqu’au bout. 

Bref, dans cet exemple, pas de souci à montrer du sexe explicite et même violent, nous sommes dans un œuvre mature et ça sert le récit.

Deuxième exemple, on reste chez les yakuza, mais on part dans ce qui est bien plus pour moi du bon gros fanservice, Viewfinder.

Alors, je vous en ai parlé il y a quelques semainesViewfinder est une série que j’aime bien. Mais soyons sérieux cinq minutes, la quasi totalité des sexes de cul de ce manga sont du rinçage d’œil pur qui certes, peut faire plaisir, mais n’est absolument pas strictement nécessaire d’un point de vue strictement narratif.

Certes, je le disais et je l’admets, l’évolution des positions montre l’évolution de la relation entre nos deux zozios. Mais sérieux, ne me faites pas croire que cette dernière ne serait pas aussi explicite sans ça ? Passer du missionnaire à l’amazone, OK ça illustre bien, mais franchement ? Le reste suffit largement ? Si si promis, les montrer se courir après, se protéger l’un l’autre, habiter ensemble, puis dormir dans le même lit, ça suffit. Parole. On a compris. Non mais à un moment ‘faut être honnête… 

On tombe donc dans le travers dont je voulais parler (et oui, tout ça pour ça), à savoir la présence parfois limite obligatoire (?) de sexe explicite dans des œuvres qui n’en ont pas le besoin formel d’un point de vue strictement narratif. Un peu comme si le Yaoi/MM était un genre érotique par essence, à tel point que nous ne le remarquons même plus vraiment, alors que euh… A un moment comme je disais faut être honnête, certaines histoires sont à la limite du porno, quand même !! Non mais d’un point de vue formel, ‘faut appeler un chat un chat et donc une bite une bite !

Alors, encore une fois, ça ne me gène pas. Comme je l’ai dit, on est en grande personnes, on raconte ce qu’on veut et voir deux amoureux faire des choses que la morale réprouve en dehors des liens sacrés du mariage, ça peut au minimum être mignon. 

Mais alors Ninou, qu’est-ce que tu nous pètes les couilles/ovaires (barrez la mention inutiles) depuis tout à l’heure ?

J’y viens.

En fait, je vais vous raconter une petite anecdote personnelle. Asseyez-vous, y a de la place, je commence.

Il y a quelques années, quand je bossais à la bibliothèque de Lyon, j’ai eu l’occasion de faire un stage sur la gestion d’un rayon BD/Comic/Manga pour adultes. Or, la personne venant parler mangas s’est contenté, à mon grand désespoir, de nous faire un étalage des mangas qu’il vendait bien (c’était un libraire) tous genres confondus, mais en parlant tellement des shonen et des shojo que, comble, il n’a pratiquement pas abordé les mangas adultes.

Petit gron de mon côté et ce soir-là, je me suis fait un devoir de piocher dans ma biblio perso, pas mal fournie en la matière, une dizaine de titres pour les montrer aux collègues du stage le lendemain, afin qu’ils aient quand même quelques références sous la main. 

Le Mariage pour Tous étant assez récent, j’ai sorti comme manga Amour Sincère, dyptique que j’aime beaucoup et que je trouve très fin sur son traitement, tant la romance des deux mecs, très belle et douce, tout en tâtonnements assez bien vus, que la vision qu’il donne de l’homoparentalité (qu’en gros deux homos biens dans leur pompes valent mieux qu’un couple hétéro pas dans les leurs). Bref, c’était dans le contexte du moment et c’était cool.

Sauf que ce manga contient des scènes de cul explicite. Bon, pas des tonnes et uniquement dans le tome 2, mais tout de même. Et que là où ça m’a fait tilter sur un truc, c’est que la présence de ces scènes m’empêchaient de présenter tranquillement ce manga comme ça pouf. La présence de scènes de sexe explicite, loin d’être indispensables au récit d’un point de vue strictement narratif, coupait de fait cette œuvre de tout un pan d’un public qui aurait pu être intéressé par ses thématiques sans ça. 

Et là, je m’ai dit « Merde, c’est con. »

C’est con parce que ça crée un clivage qui n’est pas nécessaire et qui est même dommageable à l’œuvre et à sa diffusion.

La raison pour laquelle, et c’est un choix personnel que je m’érige absolument pas en modèle, soyons clairs, je n’ai pas mis de scènes de sexe explicite dans Le Chant des Drows tient à ça : je ne veux pas me couper de certains lecteurs à cause de ça. Et j’ai constaté bien trop souvent que la simple mention de MM/Yaoi suffisait souvent à faire fuir des personnes, tout court. Des gens qui ne vont même pas essayer et dont je suis certains, pour les connaître parfois, que ça aurait pu les intéresser. J’ai des lecteurs mecs et hétéros que même mes nouvelles érotiques ne rebutent pas. Mais certains fuient sans voir au-delà de l’étiquette. Et je trouve ça dommage, mais surtout, ça m’interroge vraiment.

Est-il vraiment nécessaire, au sens le plus formel, de mettre dans nos œuvres des scènes de sexe explicite, parfois extrêmement crues, et qui ne servent pas le récit ? 

Je vais prendre un dernier exemple, Seule la Fleur sait. Très beau triptyque, ce manga raconte l’histoire de deux étudiants, leur relation, et mis à part deux-trois petits limes assez soft, il n’y a rien d’explicite (NB : il y a une scène plus chaude dans le spin-off Fleur et Sens). Cela rend-il l’histoire moins belle et intéressante ? Non. 

Les personnages sont intéressants et l’histoire bien menée. Aucune scène de sexe n’étant nécessaire au récit, on s’en passe très bien. 

Bref, tout ça pour poser une question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse.

Si le genre MM/Yaoi est étroitement lié à du contenu érotique, voir porno (pour autant qu’une œuvre écrite ou dessinée puisse être considérée comme porno), n’est-il pas parfois dommage que ce côté sexuel nous coupe d’un public que nos récits pourrait intéresser sans ça ? Devons-nous rester dans un « entre-nous », une niche, confortable et sympathique, ou pouvons-nous parfois nous dire que c’est quand même balot que tata Ginette ne puisse pas lire ça parce que bon, la scène dans les douches à la page 36, ça va la choquer, et c’est dommage parce que le reste est cool et qu’elle kifferait bien ?

J’ai souvent regretté de ne pas pouvoir partager des œuvres que j’aimais beaucoup avec des personnes qu’elles auraient pu intéresser sans leur aspect érotique. Je regrette de ne pas pouvoir partager certaines de mes propres œuvres avec certains de mes proches à cause de ça. Sincèrement. 

D’où la question, sans vraiment de réponse tranchée pour moi, quand le sexe explicite n’est pas nécessaire au récit, est-il le bienvenu dans une œuvre ? 

Je serai vraiment curieuse de savoir ce que vous en pensez !!

Bon, ben désolée pour le pavé, comme d’hab’… 

Sur ce, je vous laisse réfléchir à tout ça et me dire votre avis dans les comm’, et en attendant, je vous laisse avec le chapitre 41 d’Héritages

Bonne semaine à tous 🙂 !

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Belle échappée (Héritages – 40)

Pop !!

Bon alors les gens, on va être clair, j’étais déjà pas fière de mes news à 1h du mat’, mais celles à 3, ‘va vraiment pas falloir que ça devienne une habitude…

J’avoue avoir eu du mal à repartir sur Héritages, désolée donc si le redémarrage est laborieux. La pause a été longue et même si elle était nécessaire, ça n’en rend pas ça plus facile.

Mais bref !

Avant de vous laisser aller retrouver Alec et ses amis, je voulais quand même vous causer un peu d’une petite perle découverte il y a un petit moment, mais que je n’ai encore réussi à caser ici.

Escape Journey est un manga yaoi de Ogeretsu Tanaka, deux tomes en cours, le second est annoncé le 22 juin sous nos cieux. Alors, je vais être honnête avec vous, j’ai lu la suite en scan et elle est excellente. 

En fait, le tome 1 peut être lu comme un one-shot, c’est d’ailleurs ça qui m’a poussée à lire la suite. Mais quoi que donc elle peut bien raconter encore la dame ? Elle a fait le tour là non ? Ah non. Ah pis c’est bien en fait…

Reprenons dans l’ordre. 

Deux étudiants, qui ont été amis et amants au lycée et se sont séparés très violemment, se retrouvent à la fac. Malgré leurs doutes, ils redeviennent amis, rapidement amants, mais rien n’est simple, rien n’est joué, et quand une de leurs amies s’éprend de l’un d’eux, l’autre ne sait vraiment plus quelle est sa place et surtout, quelle doit être sa place…

L’histoire avait tout, résumée comme ça, d’une romance à deux balles, pour dire vrai. Rien qui devait m’emballer à ce point. Le coup des ex qui se retrouvent et retombent dans les bras l’un de l’autre, mais vont quand même mettre des plombes à se rafilocher pour de bon, c’est rien de dire que c’est du réchauffé. Et souvent, c’est juste du tournicotage sans intérêt. Et des fois, comme ici, ça marche. 

Et ça fait deux mois que je me demande pourquoi. Qu’est-ce qui fait qu’ici, ça fonctionne, alors que c’est quand même bien du tournicotage en règle de deux crétins qui vont bien mettre des plombes à se rafilocher ?

Ben tout simplement, je crois, c’est la première fois que je lis une histoire où ce plot est traité avec justesse. Réalisme et justesse. On est pas dans du quiproquo facile, des situations prétextes et des engueulades juste là pour meubler, les persos qui se prennent la tête pour rien à part faire avancer l’intrigue. On est face à deux jeunes gens qui se cherchent, qui sont noyés par leurs sentiments, par leur incapacité à les gérer, à communiquer vraiment, effrayés par ce qu’ils ressentent, peinant même à le comprendre et incroyablement maladroits l’un envers l’autre.

Bref, de tout jeunes adultes qui découvrent l’amour. 

Parce qu’au-delà d’une histoire d’amour qui reste très belle et très touchante, c’est aussi de la jeunesse, du passage de l’adolescence à l’âge adulte, que parle ce manga.

Si les deux garçons sont des persos très intéressants, les persos secondaires sont aussi très sympa, mention spéciale à la demoiselle dont je parlais plus haut, qui n’est pas réduite à la caricature de la chieuse qui sert juste à mettre le couple principal en danger. Non, elle est très mignonne, très touchante aussi, très humaine, simplement.

Et oui, tu m’as bien lu Telwarin !!! Un yaoi avec des persos féminins cool !!! Tu vois, les miracles arrivent, ça vaut le coup d’y croire !!

Graphiquement, c’est très beau aussi. Le trait est soigné, les persos vivants, expressifs et vraiment attachants.

Bref, une super découverte. 

Vala vala.

Encore merci de vos retours sur Crazy Love, vu le boulot que elle m’a demandé, ça fait super plaisir. Elle reste bien sûr en ligne.

Sinon, je vous laisse donc aller retrouver Alec pour la chapitre 40 d’Héritages et moi je vais m’écrouler. Zzz. Bonne semaine à tous !

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