Une vie sur les planches (Le Maître du Kabuki)

Salut tout le monde !

J’espère que vous allez bien… Moi j’ai eu une semaine trépidante entre dossiers administratifs, panne de net et rendez-vous en mairie pour d’autres paperasses administratives, avec en plus un réveil intempestif vers 5-6h tous les matins… Ne me demandez pas, je ne sais pas non plus…….. Erf… Bien crevée là !

Je vous rappelle que ce sont Les Optimales à Livron-sur-Drôme ce WE et que ce n’est pas parce que je n’y suis pas qu’il faut bouder ce sympathique petit salon, donc n’hésitez pas !

 

Allez, une petite news ciné aujourd’hui, un film de presque 3h, et ce n’est toujours pas Avatar.

J’ai personnellement découvert l’existence du Maître du Kabuki (Kokuhô de son titre en VO, soit « trésor national »… Celleux qui savent comprendront) en allant voir mon dernier film de 2025, Resurrection, dont je vous avais rapidement parlé lors de ma news de bilan ciné, au début du mois (https://ninoucyrico.fr/2026/01/04/annee-cine-le-retour-de-la-revanche/). La bande-annonce m’avait quelque peu séchée et donné très très très trèèèèèès envie de le voir. Mais sa date de sortie, le 24 décembre, m’avait quelque peu bis interrogée, tant ça ressemblait, de la part des distributeurs, à une condamnation à aller mourir sans déranger… Donc grml et je m’apprêtais presque à devoir lui courir après, persuadée qu’une œuvre japonaise de cette durée sur un thème pareil allait effectivement se planter, perdue entre les Fêtes… Sauf que non, puisque, grâce, en tout cas autour de moi, à un excellent bouche-à-oreilles, le film est toujours en salle à l’heure où j’écris ces lignes.

Réalisé par Sang-Il Lee, qui est bien Japonais (je précise, perso j’ai eu un doute en voyant son nom), Le Maître du Kabuki (https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000018284.html) est une fresque traversant la seconde moitié du XXe siècle au travers du parcours de son protagoniste, Kikuo, jeune fils de yakuzas que le destin va projeter, suite au règlement de comptes qui le laisse orphelin, sur les scènes du kabuki, art théâtral ancestral aussi exigeant que codifié. Virtuose, Kikuo va devoir trouver sa place dans ce milieu très fermé, dans la famille et la troupe de son maître, victime de ses origines, du rejet de l’épouse du maître, qui veut mettre leur fils, moins doué, au premier plan, sans compter les aléas du destin, bref, il devra se dépasser lui-même pour un art pour lequel il est prêt à tout et surtout bien des sacrifices.

Ce film est très beau, aussi bien sur le fond que sur la forme. Cette dernière est une merveille de maîtrise. La photo et la mise en scène sont soignée et à la hauteur de l’art mis en avant ici. La réalisation a de fait un côté très sobre et classique, mais ça colle parfaitement à son thème principal.

Car, je le disais, le kabuki est un art théâtral ancien, plusieurs fois centenaire, très codifié, nécessitant un apprentissage rigoureux, pour ne pas dire violent, car la tradition doit être respectée, avec tout son poids et son extrême rigidité. Cet art est magnifiquement montré dans ce film et de façon très intelligente : on en voit assez pour admirer le faste de ses costumes et de ses mises en scène, comprendre ses enjeux, sans se perdre dans des considérations techniques imbitables. Cela rend le film abordable pour des novices, a fortiori non-Japonais, ce qui n’est pas rien vu son thème.

Mais une autre chose, plus importante encore, rend ce film accessible pour moi, c’est la façon dont il se concentre sur ses personnages, principalement son protagoniste, interprété avec une justesse admirable par un Ryô Yoshizawa vraiment bluffant du début à la fin, incarnant aussi bien le jeune homme débutant que l’artiste accompli, et également Ryusei Yokohama, tout aussi juste dans le rôle du fils de son maître, deux jeunes gens liés par une amitié que la vie et surtout plusieurs personnes autour d’eux vont vouloir briser, mais qui se révèle aussi belle qu’elle sera indéfectible malgré l’adversité et les aléas qui les secoueront. Globalement, tout le casting est impeccable, mais ces deux-là portent vraiment le film.

En conclusion, je m’attendais à un bon film, j’ai vu un quasi sans-faute. Si je comprends que certaines ellipses aient pu frustrer certains spectateurs, ce n’est pas mon cas et c’est plus que compréhensible pour une adaptation de roman et une histoire se déroulant sur une cinquantaine d’années. Sa longueur ne m’a pas dérangée non plus, dans la mesure où je ne vois pas du tout ce qu’on aurait pu couper.

Est-ce que je vous conseille de foncer le voir ? Alors, oui, si le sujet vous intéresse ou que vous êtes un tantinet curieux. Je ne pense pas que vous serez déçus. ^^

Sacrée claque / 20.

 

Allez, je vais aller profiter de ma fin de WE dans la Drôme, moi.

Une dernière chose avant de partir : je vous avais conseillé Heated Rivalry la semaine dernière après un seul épisode, j’ai réussi à finir la saison 1, qui sera dispo en France début février, malgré le complot administratif qui a a tout fait pour m’en empêcher, et je vous réitère : si vous n’avez pas peur des œuvres au contenu homoérotique explicite, foncez, cette série est dingue et je vous en reparle très prochainement, quand j’aurais eu le temps de la revoir et de cadrer un peu tout ce que je pense d’elle.

En attendant, je vous donne rendez-vous le WE prochain pour la suite du Petit Papillon !

À bientôt tout le monde ! 😊

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