Et ça finit sur un coucher de soleil avec un oiseau-loup canadien à la con [Heated Rivalry 06 (Spoilers)]

Salut tout le monde !

Toutes mes confuses, cette news m’a pris beaucoup trop de temps, le prochain chapitre du Petit Papillon est reporté à la semaine prochaine ! Pardon pardon ! Je ne pensais vraiment pas que j’en aurais pour si long sur l’épisode 6… J’aurais dû me méfier. Heated Rivalry est vraiment un trou noir… Impossible d’en sortir ! ^^ » »

Ça fait du bien de revoir un peu le soleil, même s’il fait encore frais… D’un autre côté, le printemps, c’était vendredi, donc bon… Faut pas trop en demander, on aura chaud bien assez tôt ! Bon, juste un peu hâte que l’appart se réchauffe un peu, perso. ^^ C’est pénible quand il faut plus chaud dehors que dedans ! ^^ »

Sinon ben ça va, je continue à me reposer au cottage (entre deux cartons de vieux livres à trier), on en recause dans un instant, du cottage, et puisqu’on en parle !… Ma muse ayant décidé de mettre tous mes plans de rétroplanning annuel en l’air parce que pourquoi pas, j’ai comme qui dirait l’esprit envahi par nos deux garçons et leur petit monde (ça, je pense que vous l’aviez compris) et donc une fanfic sur le feu (ne me dites pas que ça vous surprend). Reste que je vois le temps filer et que je doute fort de réussir à la finir à temps pour mon anniversaire.

D’où cette question, dites-moi en comm’, est-ce qu’on se la joue en plusieurs tranches, je vous mets le début pour mon anniv et la suite plus tard, je ne sais pas trop quand/comment, je verrai si au fur et à mesure ou pas, ou est-ce que je vous mets autre chose pour mon anniv (une fois n’est pas coutume, j’ai quelque chose en stock) et que je vous mets la fanfic en entier d’un coup plus tard, sachant que ça risque de reporter à l’anniv’ du site en août ? Dites-moi quoi vous en dites ! 🙂

 

Allez, sans transition cette semaine, allons retrouver nos deux joueurs de hockey préférés pour ce qui devait être le dernier épisode de la série, désormais dernier épisode de sa première saison. ^^

VF plutôt pas mal ici. La traduction va, ils ont mieux évité l’écueil du « I like you » que dans l’épisode 5, même si l’avoir traduit par « Je te kiffe » ne sonne vraiment pas bien pour moi. Le reste passe, les doubleurs sont quand même bons, mention spéciale encore une fois à celui de Scott et celui d’Ilya, qui s’en sortent vraiment très bien.

Après un épisode 5 très riche en émotions, nous allons pouvoir ici nous poser un peu pour un épisode plus calme, dirons-nous, à défaut de moins émouvant. Car émouvant, il l’est, beaucoup, nous allons le voir, mais en se resserrant quasi complètement sur Shane et Ilya et leur premier « vrai » moment… Ah j’ai pas le mot en français (oui je lis trop de fanfics en anglais en ce moment (si vous voulez des recos, dites-moi en comm’))… domestique ?… normal ?, le récit fait le pari d’une autre tension et d’une autre montée en puissance : comment, en se retrouvant finalement seuls, face à face, coupés du monde ou quasi, au bout de cette relation de rivaux-sexfriends vieille de sept ans, Shane et Ilya vont s’ouvrir l’un à l’autre pour devenir enfin plus que ça.

Mais avant cela, en guise d’introduction, l’épisode commence par Scott Hunter, alors qu’il reçoit le prix du joueur le plus utile de l’année aux trophées annuels de la Ligue Majeure de Hockey, en juin, quelques semaines, donc, après la finale de la coupe. Le discours du vétéran est touchant. Au-delà de sa fierté d’avoir gagné la coupe, il y a aussi, désormais, le soulagement de pouvoir enfin assumer ce qu’il est et qui il aime. Mais s’il explique avoir reçu de nombreux messages de fans, jeunes fans pour qui son coming-out a été très important, il n’en oublie pas moins de rappeler à quel point il a été dur pour lui de pratiquer un sport où être gay n’est qu’une insulte et épuisant d’avoir à le cacher si longtemps. Ceci est d’autant plus vrai dans la série où le choix d’un acteur de 39 ans n’est, je vous l’avais dit, vraiment pas neutre à ce sujet, là où le personnage du livre n’est même pas trentenaire au même moment.

On passe dans le petit bistro où Kip regarde la cérémonie avec ses amis, tout émus, surtout Kip, bien sûr.

Scott continue en le remerciant, expliquant que c’est son amour qui lui a permis de dépasser ses peurs, ce qui est certes cliché, mais très vrai, remercie son équipe et dédiant aussi sa victoire à son amoureux, concluant sur un « Je t’aime. » public vraiment mignon quand on sait ce que ces deux-là ont traversé, et la scène s’achève sur un grand plan de Kip tout ému.

J’adore Shane et Ilya, mais bon sang, Scott et Kip sont un couple tout choupi et j’ai hâte de lire leur histoire complète en mai. ^^

Et nous voilà en juillet, sur le parking de l’aéroport d’Ottawa. Scott ne le sait pas, et j’ignore s’il le saura vraiment un jour, d’ailleurs, mais, bien qu’il ne lui ait pas envoyé de mail pour le remercier de son coming-out et expliquer à quel point il avait été important pour lui, Ilya débarque pour rejoindre Shane qui l’attend un brin nerveusement dans sa voiture, sur le parking.

Alors, les deux hommes essayent d’être incognito. C’est à dire que Shane, qui doit être un des visages les plus connus d’Amérique du Nord, non tant à cause de sa carrière de hockeyeur que des 5847 pubs qu’il a faites, est resté dans sa voiture avec des lunettes de soleil. Ça, j’avoue, ça passe. Par contre, on ne me fera pas croire qu’Ilya a pu quitter l’aéroport de Boston, c’est à dire passer la douane américaine, et celle du Canada en arrivant à Ottawa, sans que personne ne fasse ne serait-ce que froncer un sourcil, étant donné le nombre de gens qui ont eu à checker son passeport et le fait qu’il n’ait pas pu garder ni sa casquette ni ses lunettes de soleil devant eux.

Maiiiis bon, on va dire que le hasard, ou une autrice ou un scénariste compatissant, a fait qu’absolument toutes les personnes susceptibles de le reconnaître étaient parties cueillir des fraises ce jour-là, ni vu ni connu. ^^

Le voilà donc montant à la place du passager à côté de son pas-petit-ami-enfin-peut-être-pas-sûr-justement-on-vient-voir. On les sent un peu nerveux tous les deux et évidemment, Ilya charrie Shane sur sa voiture avant même de lui dire bonjour. Alors il semblerait, mais ce n’est pas présent dans la série non plus, à peine sous-entendu dans une tirade de l’épisode 4, qu’Ilya soit un gros collectionneur de voitures de sport un poil accro à la vitesse. Un truc à ajouter à la liste de ses comportements à risque, mais du coup, il semblerait (bis) que le voir se faire conduire par Shane dans une voiture des plus classiques soit drôle sans besoin de plus pour pas mal de fans du livre. Faites ce que vous voulez de cette info.

Dans tous les cas, les voilà partis pour le fameux cottage.

Le début du trajet est silencieux, les garçons tendus. À la radio, une chanson dit : « Il fait toujours beau avec nous/Notre beauté se mêle à celle du soleil/On existe maintenant et c’est tout… », en français dans le texte, comme d’autres chansons de la série, d’ailleurs. Je ne crois pas en avoir tant parlé que ça, mais la BO est globalement très bonne et il y a plusieurs chansons en français au fil des épisodes. N’oublions pas que Jacob Tierney est Québécois, comme une bonne partie de son équipe, et d’ailleurs que le fameux cottage se trouve tout à l’est du Québec, d’ailleurs.

Durant les échanges qui suivent, ils vont se jeter des coups d’œil l’un l’autre. Shane finit par briser le silence en demandant à Ilya s’il veut qu’ils s’arrêtent manger quelque part, vu qu’il y a deux heures de route. Ilya dit que c’est bon. Un nouveau silence avant que Shane ne reprenne qu’il pense qu’il va aimer le cottage car il est relaxant. Ça fait sourire Ilya qui lui demande donc si c’est ça qu’ils vont faire, se relaxer, mais la réponse de Shane est sérieuse : « J’espère. J’aimerais bien me relaxer avec toi. Pour une fois. ».

Shane est tendu, et pour rassurer Ilya ou se rassurer lui-même, ou les deux, il explique donc qu’il a fait suffisamment de courses pour qu’ils n’aient pas à sortir… Ilya le coupe pour le remercier de l’avoir invité. Shane répond après un silence qu’il est content qu’il soit là. La réponse d’Ilya, même s’il rigole, n’est pas sans révéler où il en est : il est aussi content que terrifié. Ils se regardent enfin l’un l’autre un instant. Ilya est sûrement plus effrayé par la perspective de se retrouver seul face à Shane, que ça se passe mal, que ça brise cette relation à laquelle il commence à peine à vraiment croire, mais Shane doit se dire qu’il a peur qu’ils soient découverts, puisque sa première question est de lui demander si quelqu’un l’a reconnu pendant son voyage, mais on a vu que non, ils sont aux fraises, et de rajouter après la confirmation d’Ilya que le cottage est vraiment privé et qu’ils n’ont pas à s’inquiéter d’être dérangés. La tension, qui a quasi disparu, va définitivement s’envoler avec le dernier échange de la scène. Ilya rebondit sur la dernière phrase de son amant pour lui demander : « Même tes parents ? » et quand Shane lui explique que oui, car il leur a dit qu’il faisait une retraite silencieuse, Ilya éclate de rire, le faisant rire aussi, et répond au « Quoi ? Ça sonne faux ? » que ça serait le cas pour n’importe qui d’autre que lui. Ils se marrent, Ilya prend la main de Shane dans les siennes et la chanson, restée en sourdine, conclut ce moment en parlant d’anarchie des jours heureux.

Arrivée au cottage et là, attention, messieurs-dames, double plan séquence de 3’16 et 1’43 minutes, dont je me demanderais presque d’ailleurs s’il n’y en avait pas un seul à la base coupé au montage, mais passons.

Du moment où ils descendent de la voiture jusqu’à la fin du dialogue sur le canapé tout d’abord, pas de coupe. Sacré boulot de réalisation et d’acting. Je me demande combien de temps ça a mis à être organisé et combien de fois ils l’ont recommencé avant que ça soit bon !

Ils entrent dans le bâtiment, qui est, à l’image de leurs appartements, juste magnifique. C’est grand, lumineux, perdu au milieu des chants d’oiseaux, et pour moi qui n’aurais rien contre quitter un peu mes 33m² pour prendre l’air ces temps-ci, waouh, ça fait envie.

La caméra suit d’abord Ilya qui avance un peu, nous montrant une cuisine ouverte, avec un chargeur de téléphone abandonné là sur un plan de travail, mais à qui est-il donc, on verra plus tard, et un petit coin salon avec un grand canapé un peu plus loin. Puis elle suit son regard quand il se retourne pour se focaliser sur Shane, à nouveau un peu nerveux, qui parle encore de leurs provisions et de la qualité de l’eau de son puits en faisant le tour de l’îlot de la cuisine, jusqu’à se retrouver aussi du côté des grandes baies vitrées où il se tait. Ilya le rejoint, ils commencent à s’embrasser, mais, si le baiser est profond, il n’est pas pour autant affamé et c’est plutôt calmement, du moins en comparaison avec d’autres moments qu’on a connus, qu’ils finissent sur le canapé, Shane au dessus d’Ilya, pour commencer à se peloter un peu plus chaudement. La caméra les a suivis et va tranquillement se placer sur le côté pour la suite. On note la main d’Ilya très vite stratégiquement placée, il l’immobilise cependant à la seconde où Shane reprend la parole, pour avertir son amant qu’il ne tiendra pas longtemps, vu qu’il n’a rien fait depuis un moment. Et là, Ilya répond : « Oui, pareil, mais on a deux semaines. »

Deux informations très importantes dans cette phrase : si, comme Shane l’a dit à ses parents plus tôt dans la série, ils n’ont effectivement que 15 jours de « vraies » vacances par an, ça veut dire qu’Ilya a accepté de passer l’intégralité des siennes seul avec Shane. Ce n’est déjà pas rien.

Mais surtout, la deuxième, à laquelle Shane va mettre quelques secondes à réagir : Ilya, qui a la réputation, pas injustifiée du tout, d’être un fêtard qui s’est tapé la moitié des femmes de Boston et pas que de Boston, vient de dire qu’il n’a couché avec personne depuis un moment non plus.

La main d’Ilya se remet à l’œuvre entre les cuisses de Shane avant que, donc, ce dernier ne tilte.

« Attends. Pareil ? »

La main d’Ilya s’arrête. Shane insiste, Ilya tente de noyer le poisson, de reprendre ses caresses, qu’il arrête à nouveau dès qu’il comprend que Shane ne lâchera pas l’affaire comme ça. Le sourire qui illumine le visage de Shane vaudrait sûrement celui d’Ilya quand ce dernier a compris que son amant n’allait pas le laisser pour son actrice dans l’épisode précédent, s’il était filmé en gros plan. Mais la caméra est toujours sur le côté, filmant les deux hommes et s’en rapprochant petit à petit. Shane est surpris, mais surtout heureux, et, même s’il est évident qu’ils crèvent d’envie l’un de l’autre, ce qu’Ilya exprime d’ailleurs sans aucune ambiguïté pour sa part, ils sont désormais au-delà de ça et aptes à se retenir quand il le faut. Aussi, quand, après quelques baisers, et alors que la main d’Ilya se tient toujours tranquille, sans doute au cas où, Shane s’interrompt encore pour lui proposer qu’ils soient sincères avec ce qu’ils pensent et ressentent l’un et l’autre durant leurs vacances, Ilya, certes, soupire en mode « Putain mais on va pas y arriver… », mais le laisse dire et accepte.

La relation a atteint un nouveau palier et ceci sans même qu’il ait eu concertation : désormais conscients de ce qu’ils ressentent et peuvent construire ensemble, les deux amants sont tous les deux devenus exclusifs, ce qui certes, ne doit pas changer grand chose pour Shane, mais est un sacré pas pour Ilya.

Fin du premier plan séquence et passage au suivant, bien plus court, mais non moins intéressant et mignon.

Shane a proposé à Ilya de lui montrer les chambres pour qu’il puisse en choisir une… Comme s’il allait dormir ailleurs qu’avec lui, mais bon. Il l’entraîne donc et, détail que je trouve absolument choupinou, Shane tient Ilya par le doigt et pas par la main : il a tous ses doigts serrés autour de l’index de son amant quand il le précède.

S’en suit un petit échange très rigolo et qui montre encore que, malgré le désir qui est bien là, ils sont surtout en mode joueur. Ilya fait semblant de demander plusieurs choses à propos de sa potentielle chambre jusqu’à ce que la seule qui corresponde soit celle de Shane. Ça chahute un peu, ça rigole, et ça finit contre la vitre de la chambre, en pleine lumière, enfin, dans une chorégraphie très similaire à leur toute première étreinte du premier épisode. Mais la scène coupe là.

S’il n’y avait pas de scène érotique développée dans l’épisode 5, j’ai oublié de le dire, je crois, et que même celles du 4 étaient des petits plans rapides plus qu’autre chose, à l’exception de celles de la partie « tuna melt », celles de ce dernier épisodes sont en tout et pour tout au nombre de deux, et encore, tant pour moi, l’une d’entre elles est juste un sketch, on le verra. Cette évolution est à noter dans le sens où l’érotisme dans Heated Rivalry n’est pas gratuit, comme je l’ai dit dans les autres reviews. La relation des deux protagonistes se construit via le sexe, mais dès lors qu’elle dépasse ça, ce dernier n’est plus tant nécessaire à l’écran et laisse donc la place à la relation telle qu’elle est devenue, celle de deux hommes enfin capables d’exister ensemble au-delà de leurs plumards.

Bref, pour le moment, nous retrouvons Shane en train de cuire huit steaks sur son barbecue, parce qu’en bon petit autiste, il a suivi la recette sans faire gaffe, quand Ilya le rejoint. On note qu’ils ont des vêtements différents sans que ça nous renseigne plus sur le temps écoulé.

Alors qu’ils mangent, la conversation vient sur les parents de Shane et Ilya lui demande de lui parler d’eux, un peu curieux, parce qu’il n’en sait pas grand chose, à part les origines japonaises de Yuna et le fait que David lise le New-Yorker. Shane défend son père après qu’Ilya ait demandé si c’était de lui qu’il tenait son côté ennuyeux, puis le Russe demande s’ils savent, juste que leur fils est gay, et quand Shane lui répond que non, Ilya insiste à son tour, demandant s’il pense qu’ils le prendraient mal. Shane répond encore que non, sans doute pas, mais qu’il ne sait juste pas comment dire ça, et, comme il regarde Ilya, admet que leur relation est une partie du problème.

La nuit tombe et Shane fait un petit feu dehors. Si Ilya commence par le charrier (« Qu’est-ce qu’on s’amuse au Canada. »), le moment qui va suivre est clairement un des plus touchants de la série.

Tout d’abord, comme Shane a reçu un message de Rose, Ilya passe immédiatement en mode bougon. Au tour de Shane de le charrier, tellement il est évident que, bien qu’il prétende l’inverse, son amant est jaloux et n’a toujours pas digéré cette histoire. Shane rigole, lui assure qu’il est gay et que ça a été trop catastrophique au lit avec Rose, pour les deux fois qu’ils ont tentées, pour qu’elle ait envie de remettre ça. Mais Ilya n’a pas beaucoup plus le temps d’exiger plus de détails qu’un cri inconnu de lui va lui faire faire un bond. Vraiment effrayé, il a du mal à croire Shane quand ce dernier lui affirme qu’il s’agit d’un oiseau, en l’occurrence d’un huard, gaviiforme aussi appelé plongeon imbrin, plongeon huard, huard à collier ou richepaume (c’était la minute ornithologie).

L’intervention du volatile a cela dit coupé court au débat précédent, mais comme Ilya n’est visiblement pas rassuré malgré tout, Shane va alors mettre ses mains devant sa bouche pour répondre à l’oiseau. Et je dis bien « répondre », car, si j’en crois certains spécialistes de la question qui l’ont dit sur les réseaux, le premier cri qu’on entend, celui du vrai oiseau, donc, est l’appel d’un mâle cherchant une partenaire pour établir un nid. Shane ne « siffle » pas la même le chose et sa réponse serait celle d’un autre mâle signifiant au premier : « Pas là, mec, la place est prise. », en gros. Shane défend donc son nid et son homme de l’intrusion et je trouve vraiment ça très drôle.

La nuit est noire, cette fois, et Ilya est couché, la tête posé sur les genoux de Shane qui caresse sa tête. La lumière du feu, orangée, les entoure. Je vous ai assez bassinés avec ça, je pense : ambiance intime et sécurité. Et il va en falloir, de la sécurité pour Ilya, pour le dialogue qui va suivre.

Parce que Shane va aborder un sujet au combien sensible, en lui demandant s’il a des nouvelles de son frère. Ilya répond que non et, quand Shane, toujours empathique, lui dit qu’il est désolé pour lui, que sa famille doit lui manquer, même s’ils sont nazes (« even if they suck » en VO). Shane n’est pas prêt pour la suite. Nous non plus. Car Ilya reprend après un court silence : « Ma mère n’était pas naze. Elle était géniale. » et, à la question de Shane qui demande comment elle est morte, Ilya répond tout d’abord : « Par accident. » avant d’ajouter après un court silence : « Elle a accidentellement avalé tout un flacon de comprimés. ».

Il faut quelques secondes à Shane, et à nous avec lui, pour comprendre. Comprendre que la mère d’Ilya s’est suicidée, mais que pour ne pas salir la réputation de sa famille, de son père, peut-être, la version officielle a été cet « accident » et qu’Ilya a dû aussi porter ça. Shane est sincèrement secoué et sa première réaction est de demander à Ilya quel âge il avait. « Douze ans », répond son amant avant d’ajouter un autre clou à ce cercueil-là, si vous me passez l’expression vu le sujet, en précisant : « C’est moi qui l’ai trouvée. ».

Shane ne dit rien, sans doute trop choqué, et Ilya continue par une description de sa mère qui lui irait aussi très bien à lui-même : qu’elle était belle et drôle, mais si triste, et que son père était si dur avec elle. Un nouveau huard l’empêche de continuer, le faisant sursauter et rire un peu malgré lui, et il reste là, le regard perdu dans les flammes, mais à l’abri, enfin à l’abri, avec Shane.

Cette scène est la dernière que l’équipe a tournée et, si ça vous intéresse, il y a un petite vidéo qui est trouvable sur le moment qui suit, qui est très émouvant, où on voit toute l’équipe applaudir alors que Connor Storrie, en larmes, les remercie et à côté de lui, Hudson Williams et Jacob Tierney n’en mènent pas beaucoup plus large.

Suit la fameuse scène du coup de fil coquin et j’avoue ne pas du tout comprendre pourquoi certaines personnes l’ont trouvée dérangeante ou pire, ont pensé qu’elle montrait une agression sexuelle.

 

Non mais, à un moment, il faut apprendre à lire un petit peu entre les lignes, là.

Posons donc la chose.

Alors qu’ils sont partis pour jouer au hockey sur la console, chacun prenant l’équipe de l’autre après une petite joute verbale des plus réjouissantes, Shane va recevoir un coup de fil de son ami Hayden, qui a eu sa petite dernière tout récemment. Ilya proteste de façon tout à fait puérile avant de s’enfoncer dans le canapé alors que Shane décroche et commence à échanger avec son ami.

Ilya est jaloux, Ilya est possessif, Shane il est rien qu’à lui et c’est leurs vacances à eux. Et sa relation avec Hayden est appelée à être compliquée, apparemment, mais on verra sûrement ça dans la saison 2. ^^ » Il va donc se rapprocher innocemment de Shane et sa main commencer à se balader sur sa cuisse. Shane la repousse avec un regard sévère, mais comme Ilya revient à la charge, le Canadien prétend qu’il vient de recevoir un message de sa mère et doit la rappeler pour mettre l’appel en pause.

L’échange qui suit est suffisamment ambiguë pour la suite. Certes, Shane fait les gronyeux et dit à Ilya que ce n’est pas le moment, mais il ne lui dit pas « non » et il ne dit pas « non » non plus quand Ilya lui propose, lui très explicitement, de ne le toucher que s’il bande. Il lui répond : « Je ne banderai pas. », ce à quoi Ilya répond : « Pas de problème, alors. ». Le deal est clair : si Shane bande, c’est open-bar pour Ilya.

On parle de deux hommes qui sont désormais amants depuis, donc, sept ans. Ils se connaissent par cœur, consentement verbal ET non-verbal compris désormais.

 

Or, il est établi, depuis leur toute première fois, qu’Ilya a toujours été extrêmement vigilant aux limites et au consentement de Shane. Si j’ai à ce point insisté, lors de la scène de leur arrivée au cottage, sur le fait qu’Ilya cessait toujours immédiatement ses caresses au moindre signe, ce n’est pas pour rien. Ilya est toujours extrêmement vigilant aux limites et au consentement de Shane. Il est donc impossible qu’il initie réellement une fellation sans être certain que Shane est d’accord.

Et du côté de Shane, s’il n’exprime pas un clair consentement verbal, tout le reste indique qu’il l’est, d’accord. Certes, il n’a pas dit « oui », mais ! Est-ce qu’il a dit un non clair ? Non. Est-ce qu’il repousse physiquement Ilya de toutes ses forces, ce qu’il pourrait faire, ce n’est pas une crevette sans défense face à Ilya ? Non. Est-ce qu’il se lève, part pour aller passer son coup de fil dehors ? Non.

Est-ce que, par contre, il change de position pour s’asseoir un peu plus en hauteur, ses jambes un peu plus écartées, rendant son entrejambe totalement accessible à Ilya ? Oui. Est-ce qu’Ilya attend sagement, quand la conversation téléphonique reprend, commence par poser sa tête sur sa cuisse avec une petite moue et de grands yeux, puis se redresse en le regardant dans les yeux, puis lui fait signe d’abord que c’est OK en bas avant de dresser un pouce avec un grand sourire sans que Shane n’ait le moindre geste pour l’arrêter ? Oui. Est-ce que Shane le laisse se mettre à le sucer ? Oui. Est-ce qu’il écarte même un peu plus les cuisses ? Oui. Est-ce que sa main se pose sur le dos, puis la tête d’Ilya pour l’accompagner ? Oui.

 

 

Prétextant un autre message, Shane recoupe l’appel juste à temps et aucun doute non plus sur le pied qu’il prend. Ceci fini, il reprend son souffle et conclut l’appel rapidement, très amusé et à côté d’un Ilya hilare, et le rejoint immédiatement dès qu’il a raccroché, mort de rire aussi, et l’échange qui suit est tout aussi limpide et emprunt de complicité.

Où voyez-vous la moindre zone grise dans ce passage ? Sérieusement ?

Suit un petit dialogue, alors qu’ils s’amusent avec un ballon dehors, visant juste à expliquer qu’Ilya n’a plus qu’un an à tirer avec Boston et ne souhaite pas particulièrement resigner avec eux, voulant peut-être passer au Canada, il ne sait pas trop, il voudrait juste ne plus avoir de passeport russe. Sous-entendu, obtenir la nationalité canadienne ou états-unienne, ce qui ne serait pas plus mal, car le statut d’athlète immigré est tout de même précaire et pourrait le renvoyer de fait en Russie s’il ne trouvait pas de nouveau contrat plus tard.

Le sujet revient dans la soirée, alors qu’ils sont tous les deux installés sur le grand canapé qui les a accueillis lors de leur arrivée, l’un en face de l’autre, chacun à un bout, leurs pieds se touchant. On peut noter qu’Ilya porte, par dessus son T-shirt, la chemise que portait Shane lors du barbecue, et c’est lui qui lance les hostilités en se demandant tout haut s’il ne pourrait pas épouser Svetlana, qui est américaine, pour le devenir lui aussi.

Regard noir de Shane, enfin, il prend un air grave et fronce un peu les sourcils, quoi, mais il y a là un abcès à crever et il va donc tendre une perche à Ilya pour ce faire, lui demandant, puisqu’il aime aussi les femmes, pourquoi il épouserait Svetlana au lieu de choisir quelqu’un, enfin, quelqu’une en l’occurrence, et de l’épouser « pour de vrai », ce qui lui permettrait tout de même d’avoir son nouveau passeport.

Ilya doit très bien comprendre ce que Shane veut dire, puisqu’il va lui répondre qu’il a « ce » problème.

Exactement comme Shane a indirectement déclaré sa flamme à Ilya en l’invitant à son cottage, Ilya va tout aussi indirectement lui déclarer la sienne dans la tirade qui va suivre.

À la question de Shane, « Quel problème ? », Ilya se redresse et lui explique qu’il aime les femmes et que partout où il va, il est entouré de femmes superbes, drôles, qui l’aiment, mais que lui ne peut pas s’empêcher de penser à ce fichu joueur de hockey avec ses magnifiques taches de rousseur, même s’il a un faible revers, est ennuyeux et a une voiture atroce. Toujours incapable de dire les choses sans y mettre de la dérision, mais Shane n’est pas dupe, il a protesté en rigolant. C’est avec une gravité émue, mais qui n’est plus fâchée, qu’il regarde Ilya et lui demande s’il veut que ce problème disparaisse. Et il n’y a plus aucune dérision, ni dans la voix, ni sur le visage d’Ilya quand il répond : « Je ne veux jamais que ce problème disparaisse. ».

C’est au bord des larmes que Shane lui demande alors de ne pas épouser Svetlana, lui assurant qu’ils trouveront autre chose. Ce pluriel en dit long, Ilya rend les armes et accepte.

Plan large sur eux deux qui se regardent en silence alors que leurs pieds se câlinent.

Bien plus tard dans la nuit, Ilya dort et Shane réfléchit. Ça, c’est encore un truc de neuroatypiques, je connais, l’impossibilité de pouvoir lâcher un problème tant qu’on n’a pas trouvé de solution. Et il finit par en trouver une, car il rallume la lampe et réveille Ilya pour lui expliquer. Enfin, essayer, car il va devoir s’y reprendre à plusieurs fois, tant il parle vite et n’arrive pas, tout d’abord, à aller droit au but. Ilya doit lui demander deux fois où il veut en venir, mais Shane finit par y parvenir et ce n’est de fait pas si compliqué. L’idée est qu’Ilya signe avec Ottawa, ce qui, déjà, leur permettrait de n’être qu’à deux heures de route l’un de l’autre, mais en plus de ça, pour qu’ils puissent être vus ensemble sans que ça jase, il lui propose qu’ils créent ensemble une œuvre caritative et expliquent avoir développé un respect mutuel ce faisant. Concluant qu’ainsi, peut-être, après leur départ en retraite, ils pourront enfin être vraiment ensemble.

Ilya est bouleversé par l’idée que son amant pense si loin pour eux et ne parvient qu’à lui demander si c’est vraiment ce qu’ils veut, être ensemble, et comme Shane répond : « Tellement. Tellement que ça me fait peur. », le Russe détourne la tête, prêt à verser une larme, mais, comme dans la chambre d’hôtel de Tampa Bay, Shane va doucement caresser sa joue pour l’inciter à revenir vers lui. Ilya se redresse, vient sur lui, l’embrasse, ses lèvres se perdent sur sa peau, dans son cou. On l’entend murmurer au moins deux fois « Ya tebya lyublyu. » (« je t’aime » en russe), avant qu’enfin, il ne se redresse pour regarder Shane et le dire en anglais d’une voix remplie de larmes : « Je t’aime. ». Première réaction de Shane : la stupéfaction, et il lâche un « Oh putain. » absolument magnifique. Dieu merci, il se reprend assez vite, avant qu’Ilya ne tombe en poussière, tant il semble près de ça à cet instant, tant il vient de se mettre à nu, pour lui répondre un « Je t’aime aussi. » clair, net et précis.

Ilya fond en larmes contre lui.

Et à la question de Shane, « Est-ce que toi aussi, ça te tue ? », Ilya peut donc répondre, libéré de tellement de choses à cet instant : « Plus maintenant. ».

La scène suivante est magnifique et muette.

Le soleil se lève sur la lac. Superbe plan, encore une fois. Ilya le contemple et Shane vient le rejoindre. Et ils restent là à le regarder, l’un contre l’autre sous le même plaid.

Un nouveau jour se lève et avec lui un nouveau départ, enfin, pour leur histoire.

L’air de piano qui les accompagne est une reprise de celui qu’on avait entendu à la fin de l’épisode 1, puis, plus brièvement, à la fin du monologue d’Ilya de l’épisode 5. Sauf que cette fois, il ne s’intitule plus Two Souls, mais One Soul, puisque les deux âmes se sont trouvées.

La même musique les suit dans la scène suivante, où on les voit faire l’amour avec une infinie douceur en se demandant comment ils ont pu laisser tout ça arriver, perdre tout ce temps. « On était tous les deux stupides et irresponsables. », dit Ilya, avant de confirmer à Shane que tout ceci est bien réel.

On voit le Russe ensuite, clairement toujours aussi ému, aussi bouleversé, dans le lit. La caméra est centrée sur lui et Shane ne sera jamais complètement dans le cadre. Elle ne l’intègre que quand Ilya le regarde, après qu’il lui ait demandé comment s’appelait sa mère. Ilya lui répond, Irina, avant de lui demander pourquoi, et Shane de lui expliquer qu’il pensait, pour leur œuvre de charité, à monter des camps d’été pour les enfants pour reverser l’argent à des organismes luttant pour la santé mentale et la prévention des suicides. Shane n’est pas trop sûr de lui et s’empresse d’ajouter que c’est une idée comme ça, mais Ilya a souri et murmure : « Elle t’aurait aimé. Comme je t’aime. ».

Nous n’avons toujours pas d’indication précise du temps qui passe. Toujours est-il que le ciel est nuageux lorsqu’on les retrouve au lac. Ilya barbote alors que Shane le regarde, assis sur un rocher. À nouveau, ça papote, ça se charrie, Ilya rejoint Shane pour lui réclamer un bisou. Littéralement, pour le coup, et la VF est très bonne sur ce coup-là d’avoir traduit le « Gimme kiss. » de la VO en « Fais bisou. ».

On est tellement loin du « On ne s’est même pas embrassé » de la fin de l’épisode 2…

Mais, dernier twist, alors qu’ils reviennent tranquillement vers la maison en se demandant quoi manger, pâtes ou hot-dogs, et Ilya veut le hot-dog, mais, il ne le sait pas encore, il aura des pâtes, un plan subjectif de l’intérieur du cottage nous alerte : quelqu’un les regarde. Les deux garçons n’ont rien vu, ils s’embrassent donc contre la vitre et le mouvement de la caméra nous confirme en nous faisant passer derrière ce quelqu’un. Ilya le voit alors et s’écarte de Shane, mais trop tard. Contre-champ qui nous montre, ou nous confirme pour celleux qui l’avaient reconnu, qu’il s’agit de David, le père de Shane, qui semble paniquer et s’en va immédiatement sans que son fils, pris de court aussi, n’ait le temps de le retenir.

La scène qui suit n’est pas dans le roman et c’est un ajout tellement bien vu de la part de Jacob Tierney qui risque de me manquer quand je le lirai. ^^

Shane est en panique complète. Il tourne dans la pièce, répétant que c’est un cauchemar. Ilya le regarde faire, clairement nerveux aussi, mais lui est enfin droit dans ses pompes et dans sa tête. Shane est devenu son ancrage, sa safe-place, son amour, et il est donc désormais, plus que jamais, décidé à être aussi là pour lui. Et c’est ce qu’il va faire, prendre sur lui sa propre nervosité pour n’être rien d’autre que le soutien dont Shane a plus que jamais besoin à ce moment.

Shane se demande ce qu’il doit faire, Ilya lui dit qu’ils doivent aller lui parler, s’incluant immédiatement dans la boucle.

Shane réalise que sa mère va donc aussi tout découvrir et, encore une fois, Ilya lui dit que ses parents vont accepter de lui parler.

Et quand Shane repart sur ses mensonges et le fait que ça soit son cauchemar, Ilya coupe court : « Alors peut-être qu’il est temps de se réveiller, d’accord ? ».

La réplique peut paraître brutale, et de fait, elle l’est. Ilya n’est pas un psy axé bienveillance et la diplomatie n’est pas son fort tout court, pourtant, à cet instant, il fait exactement ce qu’il faut pour stopper la spirale d’angoisse dans laquelle son amant s’était engagé : le ramener dans le réel. Il doit se réveiller et agir. Et c’est ainsi qu’il continue alors qu’ils s’étreignent : quand Shane dit avoir peur, Ilya ne nie pas, au contraire. « Oui, ça fait peur. Mais tu es courageux. », et de le pousser ainsi à y aller, proposant de l’accompagner.

Les voilà donc arrivés chez les parents de Shane.

En remontant l’allée, Shane jette quand même un œil derrière lui, mais non, Ilya ne s’est pas enfui. T’en fais pas, mec. Si tu avais connu ton défunt beau-père, tu saurais qu’il n’y a aucun monde où tes parents peuvent faire peur à Ilya.

Shane entre donc, limite « je viens en paix », pour faire face à ses parents. Son père ne lui laisse que le temps de dire bonjour avant de lui expliquer très vite et nerveusement qu’il était juste passé récupérer son vieux chargeur de téléphone qu’il avait oublié chez lui. Vous vous souvenez ? Le chargeur qu’on a aperçu sur le plan de travail quand nos garçons sont arrivés.

Mais bon, Shane n’est pas venu les voir pour ça, il coupe donc en disant à son père que c’est bon et en s’excusant qu’ils « l »’aient appris comme ça.

À la question de sa mère, à qui donc soit David n’a rien dit, soit pas de façon claire, « Appris quoi, exactement ? », Shane lâche : qu’il est gay, qu’il allait leur dire, qu’il voulait leur dire, ah et puis voilà Ilya, au fait, il est passé me voir… Et comme il n’arrive pas à dire ce qu’ils sont, Ilya tente d’intervenir en disant qu’ils sont amants (« lovers » en VO), mais ce terme hérisse Shane. Yuna est plus surprise de ce dernier fait que du reste. « Mais tu le détestes ? » « Non… Je l’aime. » Je crois avoir raison de penser qu’Ilya se retient très très fort de sourire en entendant ça. Les petits coups d’œil entre lui, Yuna et David sont aussi furtifs que mutuellement intrigués, plus qu’inquiets ou hargneux. Car les parents de Shane sont bien, comme espéré, calmes et ouverts au dialogue.

Shane s’excuse encore, lui. Ce n’est pas comme ça qu’il voulait leur annoncer.

Les quatre se posent donc à la table de la cuisine, avec des boissons chaudes, apparemment, Ilya face à David et Shane face à sa mère.

Yuna avoue alors à leur fils qu’ils se doutaient qu’il était gay depuis un moment, parce que bon, ajoute David, ils le connaissent un peu quand même, et que donc, c’est plutôt sa proximité avec Rozanov qui les surprend. Ilya corrige avec un petit sourire poli « Ilya. » et David prend note. Shane, lui, reste sérieux, le regard un peu plus fuyant que son amant qui a désormais l’air plus à l’aise, plus en confiance, aussi, puisque, très clairement, ses beaux-parents sont certes surpris, mais définitivement aimables et accueillants.

Puis vient la question fatidique, depuis quand ?

 

David tente depuis le All-Star Game, où il a remarqué leur alchimie. Ils sont donc très étonnés quand Shane, alors qu’Ilya a légèrement fait non de la tête de son côté, répond que c’était avant ça, avant de lâcher la bombe : que ça dure depuis leur première saison. Et ce n’est pas Ilya, qui corrige que non, c’était l’été précédent, qui va les aider.

Et la façon dont ils dénient en chœur lorsque Yuna demande s’ils sont donc amoureux depuis lors est un cri du cœur aussi drôle qu’il est sincère. Et la suite est aussi drôle, mais marque bien une nouvelle fois l’attention que notre joli Russe porte à son joli Canadien. Devant l’incrédulité des parents de Shane et comme ce dernier n’arrive pas à le dire, Ilya tente de leur faire comprendre, sauf qu’il ne veut pas répéter « amants/lovers », puisqu’il sait désormais que ce terme dérange Shane. Il fait donc signe sans le dire, il fait bien, le regard de Shane sur lui n’est pas tranquille du tout à côté et, lorsque Yuna tilte et le dit, elle, pour répondre à David qui n’a pas compris, la réaction de Shane est immédiate : plus personne n’utilise ce mot.

Révélations oblige, on passe à de l’alcool.

Ilya remercie David pour son excellente vodka. D’aucuns ont remarqué qu’il s’agissait effectivement de la même marque qu’il avait à l’hôtel, à la fin de l’épisode 2 et dont il avait dit beaucoup de bien à l’époque. Deux théories (non excluantes) ici : c’est bien la même marque dans le lore ou bien l’accessoiriste n’a pu en fabriquer qu’une vu le budget restreint de la série. ^^

La conversation continue et David se permet d’exprimer sa surprise à Ilya, de fait de sa réputation d’homme à femmes. Ilya ne nie pas, mais répond très calmement que même s’il a été avec beaucoup de femmes, il n’a jamais aimé qu’une seule personne. Shane le regarde une seconde en mode « what » avant de reconnaître que lui aussi. Retour du câlin de pieds sous la table, mais trop d’émotions pour Yuna qui se lève et sort.

Mise au point nécessaire entre elle et son fils qui la rejoint dehors sous prétexte de lui apporter un gilet. Le dialogue qui suit est superbe et casse aussi beaucoup de clichés vus et revus de ce genre de moment, pour un échange plus émouvant, très crédible et surtout très fort. Ils se tiennent un instant côte à côte sans se regarder avant que Shane ne prenne la parole. Il veut que sa mère sache qu’il a essayé, de toutes ses forces, mais qu’il n’y pouvait rien. Et là où on attendait un classique : « Oh mais pas grave mon chéri, je t’aime comme tu es. », Yuna nous prend de court en se tournant vers lui pour lui répondre très fermement qu’il n’a aucune raison de s’excuser, ajoutant, après avoir eu un peu de mal à le faire la regarder (autisme, toujours), que c’est elle qui est désolée d’avoir pu le laisser penser qu’il ne pouvait pas le lui dire. Ils se mettent à pleurer vraiment tous les deux quand elle ajoute qu’elle est fière de lui, avant de l’étreindre et de lui demander pardon. Et une nouvelle fois, là où on aurait attendu un « C’est pas grave, Maman, je t’aime. » un peu mielleux et consensuel, la série en remet une couche, non seulement en faisant répondre à Shane : « Je te pardonne. », mais aussi en nous montrant le sourire heureux et soulagé de Yuna quand il le dit. Oui, il y avait un problème, oui, Shane souffrait, oui, même si Yuna n’en savait rien, elle lui a fait du mal. Et donc oui, sa demande de pardon, comme le pardon de son fils, leur étaient nécessaires à tous les deux pour repartir.

La suite va placer deux duos : Shane et Yuna d’un côté et Ilya et David de l’autre.

Les revoilà tous les quatre à table, pour manger, cette fois. Des pâtes, donc, et Ilya est visiblement affamé. Ce qui, cela dit, n’a rien d’étonnant si on considère que 1/ c’est un jeune athlète et ça mange, ces bêtes-là, 2/ il a barboté toute la matinée dans le lac de son chéri, ça creuse et 3/ les émotions, ça creuse aussi.

Pendant que Yuna commence à élaborer des plans pour la suite, préparer quoi dire si ça fuitait, prévenir les sponsors, au grand désespoir de son fils, derrière eux, Ilya n’arrive pas à se retenir, attaque ses pâtes et se dandine de bonheur (premier repas en famille depuis ses 12 ans, voire de sa vie, où tout se passe bien pour lui) et, le voyant, David pousse la marmite et le parmesan vers lui pour qu’il puisse en rajouter, et il en rajoute.

Shane interrompt sa mère, il n’est pas question qu’il fasse son coming-out. La seule chose qu’ils veulent, Ilya et lui, c’est un avenir. Yuna se tourne alors vers Ilya pour le questionner un peu, et, j’avoue, on ne peut pas vraiment lui en vouloir de chercher à s’assurer qu’il est sincère. Elle n’a pas vu le reste de la série, elle. Elle lui demande donc s’il va jouer pour Ottawa et, quand il confirme, le questionne sur sa loyauté envers Boston. Ce qui fait bondir Shane, mais pas Ilya qui n’a pas un millième de seconde d’hésitation quand elle lui demande s’il est vraiment prêt à quitter Boston pour Shane : « Oui. ».

David change alors de sujet en leur demandant s’ils ont parlé à Scott Hunter. Ilya répond que lui oui, vite fait, lors de la cérémonie de la Ligue, même si, bien sûr, il ne lui a rien dit sur Shane et lui (m’en fous, moi je dis qu’il vous a grillés), avant de reconnaître que ce qu’à fait leur aîné était très courageux et que ça a changé beaucoup pour lui et sûrement pour Shane et lui.

Moment de la conversation que choisit Shane, qu’on avait pu sentir pas bien depuis quelques secondes, cela dit, pour faire une attaque de panique et s’écrouler sur la table. Silence des trois autres et échanges de regards inquiets et/ou désolés avant qu’Ilya, définitivement en confiance désormais, ne prenne les choses en mains et ne parvienne, encore une fois, à le sortir de là. Il caresse son dos et lui parle pour le rassurer : tout va bien, il est à l’abri ici, sa famille est là, son mec est là : tout va bien. Petit relevage de tête timide de Shane : « Mon mec ? ». Ilya confirme et se penche pour l’embrasser rapidement.

Épilogue : nos amoureux repartent, alors que les parents de Shane les expliquent ce qu’ils emmèneront à manger, repas de famille en prévision, donc. Et Ilya et Shane d’insister pour qu’ils les textotent avant de venir. Yuna demande pourquoi, puisqu’ils ont dit 17h, mais David confirme qu’ils le feront (il fait bien, on les connaît, les deux chaudasses, et là, y a pas mal de tension à évacuer,) et leur demande donc de garder leurs téléphones. Pluriel à noter : les numéros ont été échangés, Ilya est donc officiellement adopté. ^^

Le soir tombe, la route est dégagée et une chanson joyeuse les invite à s’activer.

Fin.

J’ai réussi à faire plus long sur cet épisode que sur le 5e… Cette série est un trou noir. Plus on la regarde et plus on remarque de détails. On en sort jamais… J’en ai tellement dit et pourtant, il y a tellement plus à dire…

Je ne vais pas m’étendre encore sur tout ça. Vous avez eu mon avis global lors que ma première news consacrée à la série début février, je n’ai pas tant à rajouter après avoir fait le tour de chaque épisode.

La seule chose que je peux vous dire, et c’est me répéter, c’est que cette série est incroyable de profondeur, tant sur le fond, avec une histoire bien menée, bien rythmée, qui casse pas mal de clichés, qui nous fait rire, pleurer, trembler, ressentir, tout simplement, tellement d’émotions, des personnages magnifiquement écrits et encore plus magnifiquement incarnés, que sur la forme, bluffante de maîtrise, surtout quand on sait le peu de moyens qu’elle a eu.

C’est vraiment ce que j’appelle un alignement d’étoiles : les bonnes personnes, au bon moment, sur le bon projet, l’union d’un tas de talents qui permet d’accoucher d’une œuvre exceptionnelle.

Alors, encore une fois…

Merci à Rachel Reid d’avoir inventé ce monde et ces personnages.

Merci à Jacob Tierney d’avoir voulu adapter cette œuvre et de s’être battu pour le faire en respectant sa vision créative.

Merci à Crave de lui avoir fait confiance pour ça.

Merci à toute l’équipe, technique et autour, parce que rien n’est possible sans ces personnes-là.

Et bien évidemment, merci aux acteurices, Hudson Williams et Connor Storrie en tête, deux révélations que je vais me faire un devoir de suivre de très près, mais aussi à absolument tous les autres, que je ne compte pas perdre du vue non plus : François Arnaud, Robbie G. K., Sophie Nélisse, Ksenia Daniela Kharlamova, Christina Chang, Dylan Walsh, Callan Potter… Et tous, vraiment, tant il n’y a pas un seul rôle qui soit mal tenu dans cette série !

Et merci à ce fandom cool de garder la flamme.

Cette série et son succès sont un miracle à l’heure où les gros studios ne pensent qu’algorithmes, IA, licences et bouillis narratives pour vendre des abonnements de plates-formes, un miracle à l’heure où la haine des autres, tous ces autres que la série montre, que ce soit par leurs origines ou leurs mœurs, est à la mode.

Alors ouais, sûrement pas désolée de m’être posée au cottage et je vais sûrement y rester encore, parce que c’est aussi devenu notre safe-place à nous et Dieu sait qu’on en a bien besoin en ce moment, même pas peur des oiseaux-loups canadiens à la con. On s’en fout. On a des stocks de tuna melts et de Ginger Ale, même de la vodka en cherchant, je suis sûre, et surtout des petits gars qu’on a envie de voir s’aimer encore des siècles. On tiendra bien au moins jusqu’à la saison 2. ^^

Sur ce, je nous vous embête pas plus, puisque je n’ai rien de plus à vous raconter et que je vous en ai déjà raconté beaucoup. ^^ »’

 

Allez, prenez soin de vous et on se retrouve la semaine prochaine pour de la suite du Petit Papillon ! 😊

À bientôt tout le monde ! 😊

 

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