Salut tout le monde !
J’espère que vous allez bien.
Tout d’abord, un immense merci pour vos retours sur la fin du Petit Papillon. 😊
J’appréhendais un peu votre réaction sur ce dernier chapitre et surtout la forme que je lui avais donnée, je suis donc très contente qu’il vous ait plu. ♥ ♥ ♥
Pour celleux qui ne l’ont pas encore lu, ben faites-vous plaiz, il est en ligne. 😊
Comme dit la semaine dernière, on va être à la cool cet été hein. Prochain gros rendez-vous : les 15 ans du site fin août, puis on attaquera la rentrée avec la fanfic d’Heated Rivalry que je vous prépare tranquillum popopom, et possible début du prochain gros projet perso début 2027, on verra comment ça se goupille.
En attendant la quatrième vague de chaleur… dont l’arrivée est annoncée plus tôt qu’on espérait… Courage tout le monde !!… si on retournait un petit peu en Amérique du Nord, par exemple du côté de Boston et Montréal…
Vous l’aurez compris, ou alors vous avez juste lu le titre de la news, voici enfin mon retour sur le fameux deuxième tome de la série Game Changers de Rachel Reid, le non-moins fameux Heated Rivalry, base de la petite série TV qui a fait exploser les compteurs et les stats fin 2025 et dont je vous ai peut-être un petit peu parlé… ^^’’ Une bolinette.
Et donc !
Que vaut le roman original ? Est-il, comme on a pu le lire, à ce point en deçà de la série TV ? Que vaut sa traduction française ?…
Et ben voyons tout ça ensemble !

Déjà, comment se place ce deuxième tome…
Posons les bases, pour les gens qui n’ont pas suivi.
Heated Rivalry n’est pas la suite de Game Changer. Il est, et c’est un peu le principe de cette saga de romans, un récit se déroulant dans le même monde, avec d’autres personnages, sur des temporalités qui se croisent (un peu comme moi avec Long is the Road, Héritages, Le Petit Papillon et ceux à venir, si ça vous parle). Chaque récit peut ainsi se lire indépendamment, en théorie, mais on en profite mieux quand on connaît tout le monde. Exception peut-être pour The Long Game, le sixième tome, cela dit, puisqu’il raconte la suite de l’histoire de Shane et Ilya et que j’imagine donc sans mal qu’il vaut mieux avoir lu ses débuts pour suivre. Je vous dirai ça quand j’y serai.
Game Changer se déroule sur quelques mois entre janvier et juin 2017, Heated Rivalry sur dix ans entre décembre 2008 et fin 2018, en comptant l’épilogue.
Nous suivons ici l’histoire, bien plus longue et complexe, de deux autres joueurs de hockey professionnels nord-américains, Shane Hollander et Ilya Rozanov, qu’on a croisé à plusieurs reprises dans Game Changer, je vous en avais parlé.

C’est l’histoire d’un hockeyeur canadien et d’un hockeyeur russe…
Le prologue du livre se déroule en octobre 2016 et j’avoue que la façon dont il pose les choses est assez intéressante et sûrement intrigante pour les personnes qui ne connaissent pas déjà le pot aux roses. Elle m’a aussi permis de comprendre d’où venait cette scène de match du début de l’épisode 4, qui me semblait un peu sortir de nulle part, détail en passant.
Nous sommes à Montréal, lors d’un match entre les Bears de Boston et les Voyageurs de Montréal (noms des équipes dans le roman), et les pauvres Montréalais se font écraser en beauté par leurs ennemis jurés.
Nous vivons ceci du point de vue du capitaine de Montréal, Shane Hollander, exaspéré de la situation, mais aussi et surtout du comportement de son rival, le capitaine des Bears, connu pour sa capacité à jouer avec les nerfs de ses adversaires, le très narquois Ilya Rozanov, pire poil à gratter de la NHL.
Après cette cuisante défaite, on passe un petit moment dans les vestiaires, introduisant les personnages de Hayden et JJ, deux coéquipiers et amis de Shane, scène qui montre bien aussi leur colère d’avoir perdu et leur haine de Rozanov. Puis suit un petit interview de Shane qui, lui, rend clair que l’antagonisme des deux capitaines est public et surtout que les médias s’en délectent.
Désolée, je détaille un peu, mais vous allez voir où je veux en venir.
Puis Shane part, mais pas pour rentrer chez lui. Il se rend effectivement dans un immeuble dont il est propriétaire, mais qu’il garde vide pour avoir un endroit « sûr ». Sûr pour quoi ? On le découvre peu après, quand il est rejoint par Ilya et qu’ils tiennent approximativement 10 secondes avant de se jeter l’un sur l’autre pour se rouler une méga-pelle et hop au plumard par le plus court chemin.
Scène qui pose aussi que, même si les deux hommes se balancent des piques et/ou des insultes avec une régularité de coucou suisse, ils sont amants depuis des années, ils se connaissent par cœur, et surtout, ils sont une véritable drogue l’un pour l’autre, au sens le plus formel : ils ne veulent pas de cette relation, cette dépendance les rend malades, mais aucun des deux ne peut arrêter et toutes les résolutions qu’ils prennent pour stopper ça s’évanouissent à la seconde où ils sont ensemble hors des regards.
Retour en 2008 : deux adolescents de 17 ans, hockeyeurs très prometteurs que la presse adore déjà opposer alors qu’eux ne se sont jamais vus, se rencontrent sur un parking…

Heated Rivalry : une romance moins convenue que Game Changer
Là où l’histoire de Scott et Kip était vraiment très classique, même si fort sympa, celle de Shane et Ilya se démarque par une base plus originale. Pas tant le principe que deux personnes qui se détestent soient amants, que le fait que justement, ils ne se détestent pas vraiment.
Ils sont tous les deux prisonniers de beaucoup de choses, à commencer par leur image publique et ce que le monde, le monde du hockey, leurs équipes, leurs patrons, leurs fans, mais aussi leurs proches, exigent d’eux. Ce monde veut qu’ils se haïssent et eux ne sont, à la base, que des gamins devant jongler avec cette image, ces exigences, cette pression, car les risques de tout perdre sont réels, tant un début de carrière est fragile dans ces milieux et peut être stoppé net par le moindre scandale.
On attend d’eux une rivalité assumée et juteuse pour la NHL et les médias, alors qu’eux sont rapidement attirés l’un par l’autre, mais là aussi, trop jeunes pour vraiment comprendre ce qu’ils ressentent, à part une attirance physique et sexuelle bien réelle. Plus tard, l’incompréhension fera place à du déni, de la colère, du désespoir : il faut que ça s’arrête avant que ça les détruise. Mais aucun des deux n’y parvient.
La relation des deux hommes est passionnelle, au sens premier : un mélange d’amour et de haine, une attirance patente jumelée à une rivalité professionnelle et sportive tout aussi concrète.
En décembre 2008, deux ados se rencontrent, s’obsèdent et s’attirent comme deux aimants quand le monde veut les faire se haïr.
Dix ans plus tard, deux hommes enfin au clair avec eux-mêmes se choisissent malgré ce monde.

Shane Hollander et Ilya Rozanov : des protagonistes aussi moins convenus
Le duo que forment Shane et Ilya n’est pas le plus original du monde, loin s’en faut, mais il a le mérite d’être tout de même moins lisse que celui que formaient Scott et Kip.
De fait, la paire gentil garçon bien élevé/tête brûlée railleuse n’a rien d’originale en soi. Les personnages, cela dit et Dieu merci, ne se cantonnent pas à ces stéréotypes.
Shane est certes un gentil petit Canadien, sage et bien élevé, globalement, mais qui ne se retient jamais d’envoyer chier très clairement son amant quand ce dernier pousse un peu loin ses taquineries. Certes, il est ‘’bottom’’, certes, il est très longtemps dans le déni de son homosexualité, certes, il est angoissé au dernier degré à l’idée que leur relation soit découverte, mais on est quand même très loin du petit passif soumis victime de l’emprise d’un dominant toxique. Si ce n’est pas dit dans le roman, parce que l’autrice elle-même l’a écrit sans le savoir initialement, son côté neuroatypique est aussi très bien géré et tout à fait crédible.
Côté Russe, on devine plus Ilya entre les lignes qu’il n’est vraiment développé, et c’est franchement dommage. On sait qu’il est une teigne sur la glace, en public et un amant tendre et attentionné dans le privé. Ce n’est pas une personne toxique, bien plus quelqu’un de très sensible, que sa vie, son milieu familial, surtout, ont forcé à se créer une armure de connard pour survivre. Un homme qui a encore moins le droit que Shane de l’aimer, tant les conséquences pourraient être dramatiques pour lui : Shane risque sa carrière, certes, mais Ilya, s’il perd ses contrats nord-américains parce que leur relation est découverte, risque bien pire en Russie s’il y est renvoyé.
L’histoire est majoritairement racontée du point de vue de Shane et celui d’Ilya manque et parfois cruellement. Ça rend le personnage ambivalent lors de passages-clés, principalement à deux moments : le passage à Las Vegas, tant le moment où ils remettent le prix ensemble que ce qui suit, *wink wink* et surtout, bon sang, la fameuse scène du sandwich où on ne sait toujours pas pourquoi il agit comme ça tout d’un coup, complètement en opposition avec ce qu’il est avant et surtout ce qu’il est encore un bon moment après !
Oui, je suis frustrée.
Parce que, autant Las Vegas, on a un chapitre bonus sur le site de l’autrice qui raconte cette soirée de son point de vue, et que je vous conseille vraiment si vous lisez l’anglais, autant pour la scène du sandwich, je trouve que c’est vraiment dommage et que ça manque pour de vrai.

Un deuxième tome qui manque d’épaisseur…
J’en viens donc à ce qui reste, pour moi, le principal défaut de l’écriture de Rachel Reid, que j’avais déjà pointé sur Game Changer : un manque patent de développement et de descriptions. Ça aussi, c’est un peu frustrant.
Le problème est le même que pour le tome précédent : trop centrée sur son couple principal, l’histoire en oublie un peu le monde qui les entoure. On a des personnages secondaires très peu développés, qui ne font que passer, et globalement très peu de descriptions de lieux et d’ambiances, et même simplement de personnages.
C’est ce point précis qui m’a fait relire le livre avant de faire cette news : j’avais vraiment l’impression d’une histoire survolée et j’étais toute grml. À la relecture, j’ai constaté que ce n’était pas si pire, mais c’est tout de même le gros point noir de ce livre pour moi. Il manque de profondeur, il manque d’un monde, d’autres personnages, autour de nos héros.
Je vais illustrer ça avec l’exemple du personnage de Rose.
Rose est donc cette actrice avec laquelle Shane essaye désespérément (et en vain) de se convaincre qu’il n’est pas gay. Tout est plié en une vingtaine de pages dans un roman de de 426, moins de deux chapitres. Alors, loin de moi l’idée d’en faire une sous-intrigue vampirisant l’histoire principale, mais là, ça nous laisse à peine le temps de poser les enjeux que c’est déjà fini… ?
Ceci étant, et comme pour Game Changer,… la fin rattrape un peu ça. Dans la mesure où nos deux jeunes gens se retrouvent réellement coupés de tout, dans un endroit pour le coup assez décrit pour qu’on puisse s’y projeter, le récit se pose enfin et nous avec lui, avec eux, et là, on est bien.
C’est aussi frustrant sur ce tome que prometteur pour les suivants, car ne perdons pas de vue qu’il s’agit ici du deuxième roman de l’autrice.

Pas mal de c*l…
Bon, je ne vais pas m’étendre plus que ça sur l’aspect érotique de l’œuvre. De ce point de vue, cet aspect est raccord avec l’évolution de la relation des deux meilleurs ennemis : un désir qui les submerge alors qu’ils sont encore très jeunes et qui mettra des années à devenir autre chose, au fur et à mesure qu’ils apprennent à communiquer autrement qu’avec leurs corps.
Ici, nous avons très clairement un « actif » et un « passif » qui s’assument très bien en tant que tels. Ça n’empêche pas l’autrice de signifier qu’ils n’ont aucun rapport de domination, dans le sens où ils se respectent mutuellement, et d’explorer un peu leurs pratiques au-delà du basique, ce qui est sympa.
Globalement, ces scènes se lisent bien et la variété des pratiques et des situations permet de ne pas s’ennuyer, ce qui est sympa aussi.

Et cette traduction, alors ?
Bon, par contre, là, pas désolée, mais je passe à la sulfateuse.
Même pas je reviens sur le fait que le texte soit au présent et pas au passé, ça reste injustifiable pour moi.
MAIS.
C’est quoi cette traduction passable, ce livre cafi de fautes de typos et de mise en page ? Chatterley, vous avez repoussé le livre de dix jours sous prétexte de nous offrir le meilleur et le meilleur, c’est ça ?!
Des fautes récurrentes, virgule avant le « et », OK écrit systématiquement en minuscules, et j’en passe ?
Des dialogues où deux tirades du même personnage se suivent avec un nouveau tiret, parce qu’elles n’ont pas été fusionnées ?
Une traduction lourdingue avec des dialogues tout sauf oraux ? Comme si un jeune homme de 25 ans pouvait demander à son ami : « Peux-tu croire… ? » … Surtout sous le coup d’une telle émotion ?
Quand il ne manque pas carrément des bouts de phrases ?
Alors je n’ai pas checké le livre phrase par phrase, rassurez-vous, mais j’ai au moins un exemple qui m’a vraiment choquée, car il est loin d’être sans conséquence, surtout pour des lecteurices n’ayant pas vu la série TV : la description de Shane (p 36).
Je restais sur l’impression bizarre que son métissage n’était pas clairement évoqué… Et pour cause !
Je vous mets le passage en anglais : « He had a very distinct look. Some of his features were clearly from his mother—jet-black hair and very dark eyes—but his father was of some bland, Anglo-European heritage, so Hollander didn’t look exactly Asian. His skin, however, was flawless. Distractingly so. Smooth and tan with—and this was his most striking feature—a smattering of dark freckles across his nose and cheekbones. »
Maintenant, sa traduction : « Il a un physique très particulier. Certains de ses traits lui viennent clairement de sa mère – cheveux noirs de jais et yeux très foncés – mais son père est d’origine anglo-européenne, avec un physique plutôt quelconque. Sa peau, cependant, est sans imperfection. Lise et bronzée, avec – c’est sa caractéristique la plus frappante – une poignée de taches de rousseur foncées sur le nez et les pommettes. »
Je vous laisse relire et comparer.
Il manque deux choses à cette traduction, et autant le « Distractingly so. » (« À tel point que c’en était distrayant. ») n’est pas indispensable, on va dire. Ce qui ne justifie quand même pas son absence, soyons clairs. Autant, par contre, l’autre bout de phrase manquante est pour le coup vraiment problématique, car ça zappe juste les origines ethniques du personnage : « so Hollander didn’t look exactly Asian » (« Hollander n’avait donc pas tout à fait l’air asiatique. »). Ça, pour le coup, c’est quand même loin d’être un détail ! … Surtout quand on sait qu’il faut attendre la page 356 pour que l’ascendance japonaise de sa mère soit clairement énoncée. Parce que sans ça, un homme aux cheveux noirs, aux yeux foncés et à la peau bronzée, ça peut quand même être beaucoup de choses, sur notre planête.
Alors, oui, je suis en colère, parce qu’encore une fois, où est la correction ? Où est le QC ? Comment une maison d’édition professionnelle peut-elle à ce point manquer de rigueur sur ce qui doit être une de ses plus grosses sorties de l’année ?
J’en ai marre parce que ce livre est cool, malgré tous ses défauts. C’est une belle histoire, bien menée, avec des personnages très attachants, et elle méritait une traduction et une publication à sa hauteur.
J’en ai marre aussi parce que le MM est un genre qui a très mauvaise presse, une réputation de sous-littérature porno pour nanas frustrées, et que ce genre de publications va encore rajouter de l’eau au moulin de ses détracteurs.
Et ce genre, cette série, ce livre, méritaient vraiment mieux que ça.

Comparaison avec la série live
J’ai vu plusieurs personnes déclarer que la série TV était meilleure que le roman.
Alors, oui et non.
Déjà, je trouve toujours relativement stérile de comparer une œuvre littéraire et son adaptation. Il y a de très bons livres qui ont donné de très bonnes oeuvres audiovisuelles, de très bons livres qui en ont donné de très mauvaises, des livres bif-bof qui en ont donné de très bonnes, des livres bif-bof qui en ont connées de très bif-bof aussi. Bref, c’est au cas par cas, tant les œuvres dont on parle que la relation qu’on a avec.
Dans le cas d’Heated Rivalry, comme dit, le livre n’est pas mauvais, loin de là, mais son adaptation a pour particularité de palier son principal défaut à mes yeux : son manque de descriptions et d’ambiances.
Jacob Tierney n’a pas rajouté tant de choses en termes d’écriture et ce sont globalement de bons ajouts. Je pense notamment à l’échange entre Shane et sa mère au moment de son coming-out, qui reste une scène bouleversante et apporte vraiment quelque chose.
Mais sorti de ces quelques ajouts, comme je le disais, l’adaptation, en sortant du point de vue forcément réducteur des deux héros, permet surtout de rendre visuel, concret, tout ce fond de décors, d’ambiances, de personnages, qui manque au roman.
Et pas besoin de se demander si Shane est métis et quel métis il est ici… Ça se voit !
Bref, la série a su tirer le meilleur du livre, en sauver la substantifique moelle pour le porter brillamment à l’écran.

Pour conclure…
Un roman sympathique, bien mené, avec des personnages qu’on aime bien suivre et qu’on est heureux de voir avancer.
On sent cependant la patte encore un peu balbutiante de l’autrice et un manque de profondeur sur le fond, tout ceci aurait pu être plus développé. De ce que j’ai pu lire de ses écrits ultérieurs, je ne suis cependant pas trop inquiète pour la suite.
Si vous avez aimé la série, je ne pense pas que ça vous déplaira. Les deux œuvres se complètent et s’enrichissent assez bien.
Mais un livre desservi en français par une traduction moyen-bof, des fautes et erreurs de typos qui nuisent beaucoup à l’immersion et me font vraiment me demander si je ne vais pas reprendre la série en VO… Ça se lit hein, preuve, je l’ai lu deux fois, mais ça pourrait être tellement mieux… Je conseille à toutes les personnes qui lisent assez bien l’anglais de s’en tenir à lui. Et c’est vraiment dommage et ça m’énerve.
Et, qu’en avez-vous pensé ? Venez donc m’en causer dans les comm’ ! 😊
Je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à très vite pour je ne sais pas encore quoi, on verra ! 😊
À bientôt tout le monde ! 😊
Et n’oubliez pas !
Pour me soutenir, vous pouvez faire plein de choses (acheter mes livres, commenter, et me suivre à vous voulez !)…
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Merci ! 😊