Un Zapping, un anime et un chapitre ! [Zapping 2020, Josée, le tigre et les poissons et Le Petit Papillon 44]

Hello les gens !!

Bon alors on va commencer par du basique : HYDRATEZ-VOUS !!

ET ALLEZ VOTER DEMAIN !!!

Vala, devoir de prévention et de civisme, ça c’est fait. ^^

Sinon, me voilà à newzer de bonne heure car WE bien pris, et une fois n’est pas coutume, même si c’est un WE à chapitre, j’avais deux choses à vous conseiller. ^^

Déjà, si vous avez 2h30 un de ces jours, et (attention, détail important), si vous avez plutôt le cœur à gauche, je ne peux que vous recommander, j’allais dire chaudement, mais euh, bref !, d’aller regarder le Zapping 2020 de Misterfox, que j’ai eu pour ma part la chance de voir en avant-première et en sa présence dimanche dernier à l’Aquarium de la Croix Rousse (euh, c’est un bar-vidéo-club, je précise pour les non-Lyonnais), super moment, super vidéo, encore bravo et surtout merci à toi ! 😀

Attention tout de même : comme je disais, pour voir cette vidéo, il faut avoir le cœur bien à gauche. ^^ Alors, normalement, si vous êtes par ici, je ne suis pas trop inquiète… Ou sinon, ‘faudra que je vous réexplique deux-trois trucs. ^^’

Sinon, rien à voir, mais j’ai failli prendre froid au ciné mercredi (la clim était un peu violente…) pour aller voir un peu au pif un petit film d’animation que j’ai trouvé fort sympathique. ^^

Josée, le tigre et les poissons est le premier film d’animation de Kotaro Tamura, qui raconte l’histoire, certes assez cousue de fil blanc, mais comme dit plus haut, tout à fait sympathique, de Tsuneo et Kumiko. Le premier est un jeune étudiant passionnée de plongée sous-marine et rêvant d’aller poursuivre ses études au Mexique. La seconde est une femme fille paraplégique, qui vit quasi cloitrée par sa grand-mère, pas vraiment méchante, mais terrorisée à l’idée qu’il lui arrive un accident. C’est d’ailleurs parce que le jeune homme sauve par pur hasard la demoiselle d’un accident qu’ils se rencontrent.

Engagé pour s’occuper d’elle, Tsuneo supporte avec patience son sale caractère (et vide des bières le soir avec ses potes pour soulager ses nerfs) et au fil du temps, les deux jeunes gens vont assez naturellement se rapprocher, confrontés à la réalité de leurs vies, aussi belle qu’elle peut être brutale, que tout peut basculer en un instant, mais chacun avec ses rêves qu’ils n’abandonneront pas.

Ce film n’évite pas tous les clichés du genre, mais il s’en tire plutôt bien. Déjà, le handicap de Kumiko n’est pas un tire-larmes. Il est traité, à mon sens, plutôt de façon pragmatique (où est l’ascenseur dans la gare, par exemple). La jeune fille a du caractère et saura s’en tirer, garder la tête haute pour avancer, et le jeune homme parviendra à surmonter ses épreuves pour atteindre son but.

Tout ne sera pas rose, mais j’ai bien aimé cette morale, même si elle est un peu facile : on peut y arriver. Pas forcément comme on voudrait, ou quand on voudrait, ni aussi bien qu’on voudrait, mais on peut ou en tout cas, il ne faut pas lâcher.

Bref, ce film ne marquera pas l’histoire du cinéma ou de l’animation, mais il reste un très bon moment, avec de vrais moments de grâce, de poésie, une belle histoire. Encore un réalisateur à surveiller, donc !

Ah, et restez pour le générique. ^^ Sinon vous allez louper la conclusion, et ça serait ballot, parce qu’elle est bien. 😉

Et pour finir, parce que vous n’attendiez que ça, le chapitre 44 du Petit Papillon !

Voilà, je vous laisse là car comme dit, j’ai une bonne journée qui m’attend. 🙂

Bonne semaine à tous ! 🙂

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Bof… (Adieu les Cons)

Salut les gens !

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J’espère que vous allez bien, moi ça va, on tient bon et on progresse doucement, je vous prépare la sortie papier d’Héritages, mais en mode zen. N’ayant pas de salon où vous le vendre à court terme, je préfère prendre mon temps pour vous le sortir vraiment nickel. ^^

Sinon, aujourd’hui et au risque de me faire conspuer par certains, je vais vous parler d’un film que j’ai vu hier, que je n’ai pas aimé, qui pourtant cartonne et ben, je ne comprends pas…

Adieu les cons est un film d’Albert Dupontel, avec Virginie Efira, Albert Dupontel himself, Nicolas Marié, entre autres. Je ne connais pas la filmographie de Dupontel, qui ne m’a pour ainsi dire jamais attirée. J’allais donc un peu à reculons voir celui-là, mais vu qu’on me l’avait vendu comme une bonne comédie, je me suis dit, why not. Encore une fois, merci à Yakouta de m’avoir accompagnée.

Alors, commençons par les indéniables qualités de ce film. Ne clignez pas des yeux, ça va aller vite.

Une excellente réalisation, avec de vraies idées, de vrais moments de grâce, une mise en scène assez dingue, des acteurs tous excellents. Virginie Elfora en tête, joue son rôle avec une grande beauté, une très belle humanité, ce personnage aussi incroyablement fort que tristement à bout de souffle, en bout de vie, elle est éblouissante. 

Voilà.

Et il y  a le reste.

Pitch rapide : Suze, quadragénaire, apprend qu’elle va bientôt mourir, atteinte d’une maladie pulmonaire incurable. Elle décide alors de tout faire pour retrouver l’enfant qu’elle a eu lorsqu’elle avait 15 ans et qu’elle a dû abandonner contre son gré, sous la pression de ses parents, en accouchant sous X.

Se heurtant à une administration montrée comme aussi incompétente que ridicule, elle va croiser la route de JB, fonctionnaire informaticien qui, en essayant de se tuer suite à un coup de pute de sa hiérarchie, blesse un de ses collègues et est donc, de façon complètement surréaliste, direct considéré comme un dangereux psychopathe à maîtriser à tout prix.

Elle parvient à partir avec lui et ils passent un pacte : si lui l’aide à retrouver son fils, elle, qui a tout vu, témoignera en sa faveur. Croisant aussi la route d’un archiviste aveugle, c’est à trois qu’ils se lancent dans cette quête, poursuivis par des policiers aussi aimables que des chiens enragés, et comment tout ça pourrait-il bien finir ?

Alors, je ne vais pas vous spoiler plus que ça, mais pour vous expliquer ce qui m’a posé souci, je vais devoir révéler d’autres aspects du scénar (je vais essayer de rester vague). Disons en gros qu’il y a de vrais soucis d’écriture, de cohérence et de crédibilité, pour un film qui ne sait pas trop s’il est une comédie, une tragédie, un délire, et oscille donc maladroitement entre tout ça. Ce film est trop réaliste pour que ces invraisemblances soient tenables et trop fantasque pour que ses enjeux le soient aussi. Il est totalement nihiliste pour moi et son “humour” est bien trop désespéré pour m’amuser, à quelques rares gags près.

Mais il y a surtout quatre points qui me posent vraiment problème.

Déjà, le personnage de l’informaticien capable de tout avec son petit portable dans les mains, c’est un cliché qui me gonfle et auquel plus personne ne croit depuis des plombes, à moins de ne vraiment RIEN y connaître en informatique. Sérieusement, si JB avait ce niveau technique, capable de TOUT régler en 2 ou 3 clics, il ne serait pas un obscur petit bureaucrate méprisé, il serait soit un hacker de génie, soit un indépendant tout aussi respecté. Et surtout, il ne se ferait sûrement pas localiser à cause de son portable, parce qu’il aurait ne serait-ce qu’un VPN !

Ensuite, réduire les forces de l’ordre à des connards rageux, violents, limite fous de la gâchette, incapables du moindre calme, voire, j’ai l’impression, de la moindre empathie, ben c’est juste nul.

Quand je vous disais que ce film ne savait pas sur quel ton danser, on a là un vrai souci : dans un drame, ou dans une comédie complètement barrée, ça aurait pu marcher. Des flics jusqu’au-boutistes, un ou deux vraiment violents, dans le premier cas, complètement cons dans le second, pourquoi pas. Là, ben, non. C’est juste des connards. Et traiter comme ça, dans le contexte actuel, les forces de l’ordre, ben oui, ça me pose problème.

Je ne suis pas là en train de dire que les flics sont nos amis et qu’on va tous aller faire des rondes et griller des marshmallows. Il y a de vrais soucis avec certains policiers dans notre pays, de vraies violences, de vraies bavures, et c’est inacceptable. Mais ce n’est pas les montrer comme des connards sans aucun contrepoids qui aidera. A ce titre, le final n’a aucun sens.

Mais comme taper sur l’administration et la police, ça reste “classique”, ni très original, ni très fin, mais ce ne sont pas, et non, les points qui m’ont le plus dérangée.

Non. Y a pire.

Comme présenter un  pur stalker comme un mignon petit romantique timide. Ça, en 2020, c’est niet. Un homme qui est amoureux d’une collègue, s’installe à 200 m de chez elle, la filme dans le métro, lui envoie des lettres et des fleurs anonymement, ce n’est pas “mignon”, c’est glauque. C’est à la limite du harcèlement et c’est vraiment des comportements malsain à bannir de nos médias, sauf si on les présente comme tels. Et que la fille en question lui tombe plus ou moins dans les bras sans autre chose qu’un “Non mais quand même j’avais un peu peur”, NON. Où alors tu montres qu’elle aussi l’a repéré et craque sur lui, là, à la limite, c’est mignon. Mais comme ça, non.

Pitié, non.

Et on en arrive donc au plus gros point noir du film. Lorsqu’on apprend que le père de l’enfant qu’a eu Suze à 15 ans en avait 20. Avec comme justification “il était joker”, ce qui était peut-être censé être drôle, ah ah ah il est joker, donc il est petit, donc il se fait passer pour un ado pour aller baiser des ados. Trop lol.

Cerise sur le pompon, on apprend qu’il a été condamné pour détournement de mineur, mais s’est évadé et a disparu, laissant donc tomber comme une merde notre demoiselle enceinte. Ce qui fait de lui un sale con en plus d’un pervers. Cool.

Vous vous souvenez de ce que j’avais dit sur Mr Fahrenheit dans  Je ne suis pas un gay de fiction ?

De comment j’avais été profondément choquée du fait qu’on fasse porter à la victime d’un pédophile la responsabilité de son agression ?

Ben là, pareil.

Lorsque JB lui fait remarquer qu’elle a été victime d’un pervers, Suze répond “Oh ben non, j’étais amoureuse.”

MERDE !

Qu’en France, en 2020, on en soit encore à NIER que quand un adulte manipule un ou une ado pour la baiser, c’est SA RESPONSABILITÉ A LUI ET A LUI SEUL, MERDE !! NON !

Ce n’est plus possible d’écrire, de tolérer ça !

Pas après metoo, pas quand on sait qu’un enfant sur 10 est victime d’inceste, pas quand une femme subit en moyenne un viol dans sa vie, ou meurt tous les deux jours sous les coups de son compagnon en France !

Un enfant n’est pas, jamais, JAMAIS, responsable.

Vous croyez que si on a voté qu’en dessous de 15 ans, la notion de “consentement” du mineur, c’était nul et non avenue, c’est pour le fun ?

Une victime n’est jamais responsable de son agression. POINT. FINAL. DÉFINITIF.

Rien que pour ça, même si c’est un détail, même si ce film a, comme je le disais, d’indéniables qualités de réalisation, de mise en scène et de direction d’acteurs, je ne peux pas accepter ce dialogue et tout ce qu’il représente.

Bref, si vous avez aimé, ben tant mieux pour vous, je ne souhaite à personne de passer un mauvais moment, après tout. Mais s’il vous plaît, soyez au moins conscients de l’ambiguïté, et je reste polie, des messages que ce film véhicule.

Sur ce… Je vous dis à la semaine prochaine pour le chapitre 44 du Petit Papillon pour ceux qui n’ont pas la chance de l’avoir aujourd’hui, prenez soin de vous ! 🙂

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Petites fleurs et fraisier (Le Petit Papillon 43)

Salut les gens !

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Alors que l’été semble enfin un peu là, que mon fraisier commence à faire des petites fraises et mon plus grand pied de tomates des fleurs, que je travaille à la sortie prochaine de la version papier d’Héritages, je vous tiens au jus, work in progress tout ça, je voulais, en plus du chapitre que vous attendez tous avec impatience, à revenir sur un truc. ^^

En mai 2019 (avant l’Apocalypse, donc ^^’), je vous parlais d’un manga parlant de handicap, Perfect World. Cette série étant achevée, le 12e et dernier tome étant paru cette semaine, je voulais vous faire un rapide bilan final, sans spoil. ^^

Je maintiens ce que je vous avais dis à l’époque. Malgré un passage à vide qui a failli me faire lâcher l’affaire vers le 10e tome (de tête), avec le cliché du père qui refuse la relation de sa fille “parce qu’il veut son bonheur” (sic), moment que j’ai vraiment trouvé lourdingue et ultra-cliché, la série sait repartir sur la fin en abordant la question de la parentalité dans ce couple hors-normes et pour le coup, traite ce sujet avec délicatesse et une grande finesse.

Bref, Perfect World est loin d’être une œuvre magistrale, inoubliable, traitant son sujet avec un sans faute qui la rendrait vraiment marquante et indispensable. Ça n’en reste pas moins une belle balade, une très belle histoire d’amour et un récit touchant parlant du handicap avec une vraie sincérité.

Voilà, c’est tout, je vous laisse donc avec le chapitre 43 du Petit Papillon.

N’hésitez pas à partager et donnez votre avis ! 🙂

Bonne semaine à tous ! 🙂

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A la vôtre ! (Drunk)

Salut les gens !

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Sinon, je vous signale aussi ma présence balbutiante sur Twitter, donc si vous voulez m’y suivre, ben merci, n’hésitez pas… Bon, pour le moment, je débute, mais je vais faire des efforts.

N’hésitez pas non plus à aller lire mes petits Courts du Jour, ici, sur Discord ou sur Facebook ! 🙂

Bon, allez, passons au sujet du jour : picoler peut-il aider des personnes mal dans leur peau à aller mieux ? Vous avez 1h57.

Ah bon sang, je l’ai attendu, celui-là, priant pour qu’il ressorte à la réouverture des salles ! ^^ Merci beaucoup à mon amie Yakouta de m’avoie accompagnée. 🙂

What a life, what a night, what a beautiful ride et surtout what a wonderful movie !

Drunk, donc, ou Another Round de son titre international bien plus porteur de sens à mes yeux, est un film danois de Thomas Vinterberg, cinéaste reconnu dont j’admets n’avoir vu aucun autre film. Dans le rôle principal, mon Danois préféré du monde, Mads Mikkelsen, effectivement magistral, mais fuck les gens (dans le respect et le consentement, hein), sérieusement ?

Tout le casting est magistral !

Tous les acteurs sont excellents, du premier au dernier, même les enfants sont bluffants, big hug au petit binoclard (ceux qui savent comprendront). Alors, ce n’est pas moi qui vais vous dire que Mads Mikkelsen n’a pas génocidé tous les écrans de ciné sur lequel le film est passé tellement il les a crevés, mais la direction d’acteurs de ce film dans son ensemble est vraiment un parfait sans faute. Bravo à tous !!

Bon, petit note préventive avant qu’on aborde le gros du sujet, vu le thème du film.

Je comprends, et respecte sincèrement, toutes les personnes que ce film a pu mettre mal à l’aise ou déranger au vu de sa thématique et de son traitement. Parler d’alcool de cette façon, sans dire ni que c’est génial ni que c’est pô bien, était vraiment très casse-gueule, un travail d’équilibriste de haute-volée. De mon point de vue, c’est réussi, parfaitement maîtrisé, et il n’y a pas d’ambiguïté sur le message du film. Que des personnes ayant d’autres ressentis, d’autres vécus sur les problèmes d’alcoolisme ou d’addictions en général aient pu ne pas le recevoir ainsi et l’interpréter différemment est normal et je le respecte.

Pour information, aucune goutte d’alcool n’a été consommé sur la plateau. Mads Mikkelsen a expliqué dans une interview qu’ils s’étaient filmé après avoir bu deux verres pour avoir une base en terme de diction et de gestuelle et qu’ils avaient regardé beaucoup de vidéos de gens bourrés sur YouTube pour le reste. ^^ Ah, la magie d’Internet !

Ceci étant posé, revenons à nos moutons danois. 

Lorsque le film commence, on découvre une joyeuse bande de jeunes gens lors d’une après-midi/soirée bien arrosée, mais dans une ambiance festive et très sympathique.

Puis, nous rencontrons nos quatre personnages principaux, Martin (Mads Mikkelsen), un prof d’histoire marié et père de deux jeunes ados, Tommy (Thomas Bo Larsen, vraiment touchant), prof de sport, vieux garçon, Nikolaj (Magnus Millang), prof de psychologie (je crois ?), dépassé par sa vie familiale et ses trois très jeunes enfants, et Peter (Lars Ranthe), prof de musique célibataire, personnage plus effacé et introverti.

Qu’ont donc en commun ces quatre hommes entre 40 et 50 ans, à part d’être amis et collègues dans le même lycée ? Ben ils sont coincés dans une routine qui les plombent, des vies ou des absences de vies familiales qu’ils ne savent plus par quel bout prendre, pas plus qu’ils ne ne savent plus trop quoi et comment enseigner à des jeunes aux portes du bac, donc à un moment capital de leur jeunesse. Martin ne voit plus sa femme Anika (Maria Bonnevie, excellente aussi) qui bosse de nuit, ses fils le calculent à peine, on ressent parfaitement son mal-être de ce train-train qui le flingue à petit feu.

C’est alors que les quatre amis se retrouvent pour fêter les 40 ans de Nikolaj, et où on ressent cette bouffée d’oxygène qu’est pour eux leur amitié au milieu de leur marasme, que vient dans la conversation la théorie d’un psychiatre norvégien (réfutée par ce dernier) selon laquelle il manquerait à l’être humain 0,5g d’alcool dans le sang pour être au top. Si ça les amuse sur le coup, mais sans plus, Martin, plus dépressif qu’il ne le croit, va essayer, quelques jours plus tard, et effectivement, parvenir à regagner l’attention de ses élèves et se remotiver pour essayer de renouer avec les siens.

Ses amis vont donc suivre le mouvement… Pour le meilleur et  pour le pire.

Car vous vous en doutez, bien sûr que non, l’alcool n’est pas la solution de leurs problèmes. Même s’ils se sont promis de faire ça “scientifiquement”, avec des règles, les choses ne pouvaient pas ne pas déraper. C’est donc là que se trouve pour moi tout le nœud de l’histoire et c’est pour ça que non, ce film n’est pas une apologie de la picole : l’alcool n’est pas la solution à leurs problèmes, c’est la seule qu’ils trouvent pour tenter d’en sortir, et c’est ça, la nuance à ne surtout pas perdre de vue pour bien appréhender ce que ce film raconte.

Car pour autant que cette “expérience” leur permette de regagner confiance en eux, de parvenir à les remotiver au niveau professionnel, d’aider vraiment leurs élèves à progresser, à réussir, tout ça n’est pas sans lourde conséquence sur d’autres choses…

Alors, ce film est beau, touchant, poignant, drôle, grave quand il le faut, sobre quand il le doit, magnifiquement joué, incroyablement maîtrisé dans sa réalisation, et qui n’a en fin de compte qu’une chose à dire : qu’il n’est jamais trop tard pour reprendre sa vie en main, pour se relever, malgré tout, même si ce n’est pas facile, même si on peut prendre des routes foireuses pour y arriver. Parce que quand rien ne va, ben, on prend les routes qu’on peut… Mais que la vie vaut d’être vécue, célébrée, et mérite qu’on ne la lâche pas.

Drunk, c’est le parcours d’un quinquagénaire perdu qui reprend sa vie en main, comme il peut, maladroitement, avec des réussites et des échecs, mais l’homme triste est bien loin de celui qui finalement, se jette à l’eau pour aller de l’avant, dans un final aussi incroyable sur la forme que fort sur le fond.

C’est un film de funambule qui parvient à n’être ni moralisateur ni inconséquent, juste une belle histoire d’amitié, un bel hymne à la vie, une œuvre profondément touchante et humaine.

A voir donc, si, comme toujours, ça vous intéresse.

En attendant, je vous dis à la semaine prochaine pour ceux qui n’ont pas droit au chapitre aujourd’hui, prenez soin de vous et j’attends vos avis dans les comm’ ! 🙂

 

 

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Le Dernier Voyage de Petit Vampire (et Le Petit Papillon 42)

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Avant d’aller lire le nouveau chapitre du Petit Papillon, minis conseils ciné puisque ça y est : les salles ont rouvert !!!!!!!! You-ouh !!, donc vite fait, les deux films que j’ai vus mercredi :

Le Dernier Voyage est un film que j’ai beaucoup aimé, vraiment, mais dont on ne peut pas nier les défauts. Je vous encourage vraiment à aller le voir, si c’est votre came, parce que soutenir le cinéma de genre français est important, vraiment, pour encourager les producteurs à enfin admettre qu’on sait en faire et arrêter les comédies/drames familiaux/sociaux vus et revus. Il y en a de très bons, je ne le nie pas, mais voir autre chose, c’est bien aussi, au lieu de chougner sur “ouin-ouin on comprend pas pour nos films ils marchent moins que les blockbusters américains” (oui je caricature, je sais).

Bref, Le Dernier Voyage a tous les défauts d’un premier film : pas aussi bien écrit qu’il pourrait, un peu fouillis, des fois un peu mal joué, au scénar un peu flou qui laisse la part belle à interprétation, avec des incohérences, mais personnellement, je me suis laissée embarquer et ça a bien marché avec moi malgré tout.

Déjà, ce film est beau et il y a une vraie direction artistique, une vraie photo, des vraies bonnes idées de mises en scène. Alors, oui, ça a des soucis de rythme, oui, c’est bourré de références/clins d’oeil pas forcément très subtiles à des tas d’autres œuvres de SF. C’est un peu maladroit, plutôt contemplatif. Ne vous attendez pas à un gros film d’action bourrin, on est plus du côté de Blade Runner 2047 que du MCU, pour vous situer.

Mais rien qui ne m’ait gênée, en fait. J’ai trouvé ce film beau, touchant, l’histoire finalement intéressante, certes brouillonne, mais les personnages sont bien plantés. Le duo central est très attachant et l’évolution de leur relation, certes prévisible, reste mignonne.

Bref, n’hésitez pas à tenter ce voyage, c’est pas le film du siècle, mais c’est un très bon départ pour un réalisateur très prometteur, à encourager donc.

Sinon, parce qu’encourager le cinéma d’animation français, c’est cool aussi, j’ai été voir Petit Vampire de Joann Sfar. Un très bon petit film pour enfants, qui ne les prend pas pour des idiots, très coloré, divertissant, amusant, bref, un bon moment et on n’en demande pas plus ! 🙂

Voilà, je ne m’étends pas plus, parce que là j’ai faim. ^^’

Mes Courts du Jour sont dispos pour ceux qui ça intéressent.

Bonne semaine à tous 🙂 !

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