Un Monde parfait (Perfect World)

Salut les gens !

Taper ce titre m’a remis la vieille chanson en tête, c’est la cata… D’autant que comme je ne la connais pas plus que ça, j’ai juste la ritournelle, et un ou deux vers, en boucle…

Sinon, ça va. ^^

Non, mais c’est vrai, pourquoi s’en faire… C’est pas comme si on était en train de vivre une extinction de masse alors que, aveuglés par des médias un peu trop au service des industriels en grande partie responsables du bazar, les gens préféraient lancer des pétitions pour qu’on réécrive la dernière saison de leur série, ou contre le fait qu’un très bon acteur, malheureusement surtout connu pour un mauvais rôle, ne soit le prochain Batman…

Alors, qu’on soit clair, y a pas de sous-causes, hein. J’aimerais juste voir autant d’engouement quand des vies humaines sont en jeu, ou juste pour notre survie pure et simple.

Ah là là, on vit une époque formidable.

Moi, cynique ? Naaaaaaan, ça se saurait, voyons.

Mais bon. C’est le printemps, il fait beau, enfin presque chaud, et comme c’est la saison de l’amûûûr (ah oui, c’est bien connu, le reste de l’année, c’est interdit), ben on va justement parler d’amour.

D’amour et de fauteuil roulant.

Parce que contrairement à certaines idées reçues, ça n’a rien d’incompatible. Biz à Sam et Lulu au passage !! ^^

Perfect World est un josei de Rie Aruga, encore en cours. Le tome 9 doit sortir cet été sous nos cieux, (encore) sous la bannière des éditions Akata et je vous jure que je n’ai aucune action chez eux !

En guise d’intro, je vous dirais que je n’attendais pas grand chose de ce titre, acheté plus par curiosité qu’autre chose, même si, comme vous le savez, je commence à faire confiance à l’équipe d’Akata pour sortir des mangas qui ont du sens et un vrai discours.

Mais j’avais quand même peur que, comme trop souvent, le handicap soit ici un prétexte mélodramatique, tire-larmes, mal ou sous-traité.

J’ai donc acheté les deux premiers tomes pour me faire une idée. Je les ai lus d’une traite. Pour me jeter sur les scans anglais pour continuer, très intriguée que j’étais, parce que bien sûr, on était un samedi soir. Avant de recourir à la librairie acheter tout le reste de la série pour pouvoir continuer, les scans anglais s’arrêtant au tome 6.

Je n’ai aucune idée de comment cette série va continuer et si elle sera jusqu’au bout une œuvre intéressante et prenante. Je n’en ai aucune idée parce qu’il y a déjà un certain nombre de twists qui m’ont vraiment surprise dans le récit, assez pour qu’on ne soit pas à l’abri d’autres retournements. Mais je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à ces huit premiers tomes, pour peu, bien sûr, que ces sujets vous intéressent.

L’histoire commence donc lorsque notre héroïne, Tsugumi Kawana, décoratrice d’intérieure de 26 ans, visiblement célibataire et bien dans ses pompes, retrouve, au hasard d’un diner professionnel, notre héros, Itsuki Ayukawa, un architecte et son amour secret, resté inavoué, de lycée. Tsugumi n’est pas au bout de ses surprises puisqu’elle découvre immédiatement que, suite à un accident, Itsuki est désormais paraplégique et en fauteuil roulant, sans espoir possible de remarcher un jour.

Bouleversée, et on la comprend, la jeune femme ne sait pas trop comment agir et réagir. C’est pourtant assez naturellement qu’ils se mettent à se fréquenter, comme les vieux amis qu’ils sont tout de même, d’autant qu’ils sont appelés à travailler ensemble. Et les sentiments amoureux de Tsugumi ne tardent pas trop à réapparaitre, avec toutes les questions qui vont avec : comment gérer cette histoire, ce handicap ? De son côté, Itsuki, resté célibataire depuis sa rupture avec sa précédente petite amie, dit ne pas vouloir s’engager.

Il va leur falloir un peu de temps à tous les deux pour franchir le cap et ce n’est pourtant que le début du chemin… Un chemin long, et qui sait où tout cela pourra les mener ?

Vous vous en doutez, j’imagine, si j’ai apprécié ce manga, malgré quelques poncifs du genre dont je reparlerai, c’est qu’elle se pose comme une œuvre réaliste, mature, où, comme je le disais, la question du handicap n’est pas un prétexte, mais bien une vraie thématique traitée avec le respect qu’elle mérite. Ainsi, les détails médicaux, sans être envahissants, sont bien là, avec leurs conséquences sur le quotidien d’Itsuki, sur son travail. Tout comme le poids de la société, qui est bien là lui aussi, très pesant.

Et même si le fait d’être au Japon en rajoute clairement une couche, je ne pense pas que les problématiques soient si différentes chez nous. On constate bien la sous-représentation des personnes « hors-normes » dans les œuvres de fiction en général, voire, pire, que lorsqu’on daigne leur accorder une place, celle-ci est bien trop souvent celle que la société colle à ces personnes. Je ne vais pas vous faire la liste des clichés, qui vont du gay coureur et inconstant à l’obèse qui ne pense qu’à manger, à la personne « racisée », comme on dit poliment aujourd’hui (et j’avoue que ce mot m’interroge), qui va forcément lutter pour réussir et s’intégrer, car il ou elle vient forcément d’un milieu pauvre défavorisé d’immigrés incultes et illettrés… Quand aux handicapés, euh… Honnêtement, j’ai déjà très peu d’exemples qui me viennent, et à part la canne blanche ou le fauteuil roulant, je n’ai pas souvenir de grand chose …

Sans du tout nier la réalité difficile des personnes en fauteuil (re-biz, Sam), je rappelle pour mémoire que la très grande majorité des handicaps sont invisibles. Je suis bien placée pour le savoir, j’en suis…

Mais revenons à nos moutons. Tout ça pour dire que construire un personnage hors-normes qui soit autre chose que ce qu’il devrait être aux yeux du monde et de ses normes, c’est pas si fréquent, ni si facile. Pourtant, ça fait souvent les meilleurs persos, les meilleures histoires…

Et comme souvent, si Itsuki est un personnage intéressant et marquant, c’est précisément parce qu’il n’est pas qu’un beau gosse handicapé. C’est un homme volontaire, courageux, visiblement très compétent, sympathique et aimable, même si assez peu souriant, au début, du moins, bref, un personnage complexe et bien construit, dont on comprend, vu son parcours, les choix et les revirements.

Parallèlement, Tsugumi est une jeune femme, certes naïve au début, et c’est normal, car elle ne peut pas deviner ce qu’implique le handicap avant de le vivre, mais elle aussi très attachante, touchante, et très forte et déterminée malgré tout. On comprend aussi ses choix et ses doutes, et, bien qu’elle soit une héroïne de josei assez standard, à la base, elle n’est pas pour autant une caricature insipide et inconsistante comme on en voit trop.

Car, j’y reviens, je vous avais prévenus, on n’échappe pas à certains clichés de la romance. Les atermoiements, le trio, ou ici quatuor, amoureux, les ruptures pour mieux se retrouver, l’héroïne donc naïve, mais pleine de bonne volonté, et j’en passe.

Mais à quelques exceptions près (ici pour moi le fait que l’aide à domicile d’Itsuki soit amoureuse de lui et foute la merde, par exemple, car pour le coup, son personnage manque clairement de consistance, et c’est dommage), ça marche. Ces situations sont traitées de façon subtile, cohérentes dans le récit et l’évolution psychologique des personnages. Itsuki est cohérent et on le comprend lorsqu’il doute pouvoir rendre Tsugumi heureuse, tout comme elle l’est lorsqu’elle comprend ce dans quoi elle s’engage et doute, elle aussi, de sa capacité à pouvoir y faire face. Bref, ces situations sont crédibles et bien intégrées au récit global. Pas des quiproquos débiles juste là pour créer de la tension là où il n’y avait aucune raison qu’il y en ait, ou rallonger l’histoire de quelques tomes de façon complètement incohérente, voire navrante de débilité ou de mélodrame inutile.

Voilà voilà.

Et moi qui pensais ne pas avoir grand chose à dire… ^^’

Désolée, Gally, si tu as lu jusque là !!!

En conclusion, Perfect World est, tout simplement, une très belle histoire d’amour, doublée d’un récit très intéressant, plutôt bien documenté, sur la question du handicap en général et au Japon en particulier. Je vous recommande chaudement d’aller y jeter un œil ou deux, si vous, vous en avez deux, ce que je vous souhaite. Ça vous occupera sainement, en attendant la fin du monde.

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Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine pour la suite d’Héritages !!

Bonne semaine à tous 🙂 !!

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