Le Maître des livres, une petite tranche d’humanité

Salut les gens ! 🙂

Info flash aux gens qui s’ennuieraient le WE prochain : je serai au salon (encore en ligne) Don des Dragons, au profil du Téléthon ! Passez donc me saluer, ça me fera plaisir 🙂 !

Alors que le froid se décide enfin à venir un peu et que les courses de Nowel ont pu débuter pour plein de gens courageux/masos grâce à la fin du reconfinement-qui-reconfinait-rien, moi… Ben, je bouquine.

Alors rassurez-vous, je ne fais pas que ça, mais j’ai récemment pris la grande décision d’enfin sortir de ma bibliothèque tous les mangas que je n’avais pas lus, ou dont je n’avais lu que le début pour acheter la suite sans trop y réfléchir, et décider ainsi ce que je garde ou pas. Et oui, c’est entre autres à cause d’un certain manque de place qui commence à se faire bien sentir… ^^’

Ça fait donc quelques hautes piles, à moitié bancales, posées à côté de mon lit, et j’avance, lentement mais sûrement, dans leur découverte.

Le souci étant que beaucoup de titres ne respirant pas la joie de vivre… Du coup, le cœur n’y est pas toujours ! ^^’

Il y a eu du moyen, du pas terrible… Mais quand même du bon, heureusement, dont la série dont je voulais vous parler cette semaine. 🙂

Le Maitre des livres est un manga de Umiharu Shinohara, 15 tomes finis, parus sous nos cieux chez Komikku entre 2011 et 2018. 

Ce manga est un portrait de groupe, une multitude de personnages gravitant autour d’une petite bibliothèque privée pour enfants du nom de La Rose Trémière, et principalement autour de deux hommes : le bibliothécaire qui gère les lieux, le fameux “maître des livres” du titre, Mikoshiba, et un usager pour qui ce lieu va devenir un refuge et quasi un foyer, Miyamoto. Je précise qu’il n’y a rien entre eux, hein, je vous vois venir. :p

C’est d’ailleurs par le regard de ce trentenaire (?) paumé que nous découvrons l’endroit. Un soir où Miyamoto erre, un peu bourré, il trouve ce lieu et y entre pour se faire accueillir par Mikoshiba.

Enfin, “accueillir” est un grand mot…

Car Mikoshiba n’est pas réputé pour sa jovialité. Au contraire même, plutôt pour sa sévérité et son sale caractère. Pourtant, tout le monde l’adore, car il est très compétent et trouve toujours quel livre conseiller à qui en a besoin, au bon moment dans sa vie.

Pour Miyamoto, c’est une révélation qui va le faire se reprendre en main.

Et c’est ainsi qu’au fil des pages, il va découvrir avec nous cette bibliothèque et toutes les personnes qui s’y (re)trouvent. Les autres bibliothécaires, deux jeunes femmes aussi opposées l’une à l’autre que sympathiques, la propriétaire des lieux, vieille dame aussi excentrique qu’avenante, et bien sûr, tous les usagers, enfants, adultes, avec chacun leur histoire, leurs désirs, leurs problèmes et tous ces livres que Mikoshiba va trouver pour les aider à y voir plus clair.

Ce manga est donc constellé de références à de multiples ouvrages (pas toujours disponibles en français, ce qui peut être très frustrant) de nombreux pays, de grands classiques comme L’Ile au trésor à des titres plus obscurs, mais chacun éclairant la vie de ces personnes d’un jour qui leur permettra d’avancer.

S’il peut être un peu fastidieux par moments, lorsqu’il décrit l’aspect technique du métier ou les conditions de travail des bibliothécaires en général, par exemple, je peux vous assurer, pour y avoir bossé aussi, que les questions sont bien les mêmes que chez nous et que les problèmes soulevés ne sont pas des fantasmes. Rien de rédhibitoire, cela dit, et lorsque l’auteur dit s’être beaucoup renseigné et avoir été rencontrer de vrais bibliothécaires, on n’en doute pas une seconde. Ça sent le vécu !

C’est paisible, souvent drôle et parfois touchant, peuplé de multiples personnages qu’on suit avec intérêt et bonheur au fil des quelques années que dure le récit. Ça fait plaisir de voir les enfants grandir, s’affirmer, tout comme les adultes, d’ailleurs, qui grandissent aussi d’une autre manière et s’affirment aussi. La question de la transmission, de la succession des générations et des choix de vie qu’on fait est aussi bien présente.

Car si on découvre que Mikoshiba a choisi cette voie pour reprendre le flambeau d’un bibliothécaire qui avait beaucoup marqué son enfance, et ce en rompant avec sa famille qui voulait qu’il prenne la succession de son père, on ne doute pas une seconde que lui-même inspirera aussi des enfants à prendre sa propre relève. Sans doute un de ces gosses qui l’appellent Champignon (à cause de sa coiffure), d’ailleurs, et à qui il a ouvert, en lui donnant le goût de la lecture, la porte de milliers d’univers et avec elle, aussi, un champ de possibles immense dans sa vraie vie.

Bref, j’avoue, ce manga m’a beaucoup touchée. L’autrice, comme l’ex-employée de bibliothèque, comme l’usagère, ou juste l’amatrice de tranches de vie, tout ce petit monde en moi s’est bien retrouvé et bien plu dans cette petite bibliothèque pour enfants et l’a quittée avec un petit pincement au cœur, ce qui reste une preuve que je m’y sentais bien. ^^

Mais j’y retournerai sûrement à l’occaz, car celle-là est retournée dans la mienne, de bibliothèque. :3

A lire, comme toujours, si tout ceci vous parle ! 🙂

Et sur ce, je m’en vais et vous dis à la semaine prochaine chez les dragons ou ici pour la suite du Petit Papillon.

Bonne semaine à tous ! 🙂

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