Salut tout le monde !
Comment ça va chez vous en ce joli début de printemps ?… Comment ça, on n’est qu’en février ? Ah oui mince, ‘faudra que j’explique ça aux oiseaux, ici ça piaille sec, à mon avis, ils s’y croient déjà !
J’espère que vous allez bien, moi ça va… J’ai enfin pu emmener mon vieil ordi à sa dernière demeure et je ne devrais pas tarder à en récupérer un tout beau tout neuf. Après 16 ans de bons et loyaux services (et deux upgrades entre temps quand même hein, rassurez-vous), Papy Yami a plus que mérité d’aller rejoindre le Grand Paradis numérique. Il aura été fort jusqu’au bout, par contre ses lags n’allaient pas tarder à faire rougir les champions d’avirons, il était donc temps que ça s’arrête, pour lui comme pour moi ! 😊
Entre temps par contre, je survis avec mon petit ordi portable et une installation quelque peu folklo sur le bureau, mais ça ira bien le temps de !
Allez, trêve de bavardage, on va passer au vif du sujet du jour.
Comme annoncé la semaine dernière, après mon retour global et sans spoilers de Heared Rivalry, et parallèlement à sa diffusion française officielle, voici donc une review plus détaillée de l’épisode 1, disponible sous nos cieux depuis vendredi. Attention, ça va divulgâcher sévère et je vous réitère mon conseil de découvrir la série avant !
Vite fait, mon avis sur la VF : ça passe. À voir sur la suite, mais j’ai trouvé le doublage tout à fait correct. La traduction est bonne à une ou phrases près qui ne sont pas problématiques pour la compréhension globale, elle ose la vulgarité quand il y en a, ce qui est bien et était une de mes plus grosses peurs. Les doubleurs s’en tirent très honorablement, l’accent russe d’Ilya, qui n’est pas doublé par un russophone, est présent, contrairement à la version québécoise, et c’était vraiment le gros point noir de la VFQ pour moi (et un moyen simple de les distinguer, notez, car la VFQ a été très diffusée). A voir sur la durée et je les attends au tournant pour certains passages-clés, mais ça part plutôt mieux que je craignais.
Dernier disclaimer : je n’ai toujours pas lu les livres, donc, quand je vais parler d’éléments scénaristiques ou de dialogue, je ne sais pas s’ils viennent du livre ou sont des ajouts de l’adaptation.

Voilà, ceci posé, spoilons mes bons, comme disait notre ami l’Odieux Connard !
Tout commence en décembre 2008 par un briquet caractériel. Nous découvrons un jeune homme blond, dans une ruelle, qui n’arrive pas à allumer sa clope. Un autre jeune homme, brun celui-là, clairement eurasien, l’interpelle. Il s’agit de Shane Hollander (Hudson Williams) et le blond s’appelle Ilya Rozanov (Connor Storrie). Ils sont tous deux très jeunes (17 ans dans le roman, ça n’est pas précisé dans la série), sont tous deux présentés comme les deux joueurs de hockey les plus prometteurs de leur génération et vont s’affronter pour la première fois une semaine plus tard en finale des championnats du monde junior avec leur équipe respective, le Canada et la Russie. Les médias les vendent déjà comme rivaux, eux n’ont pas l’air de se voir spécialement ainsi. L’échange est bref, mais poli, quasi cordial, et si Ilya vanne Shane, ce dernier ne semble pas mal le prendre.
Petit détail qui n’a l’air de rien, et ça ne sera pas le dernier, il suffit que Shane arrive et le briquet s’allume : la flamme est donc là. 😊
On constate quasi immédiatement qu’à défaut de rivalité et de ressentiment, c’est une curiosité réciproque qui naît entre les deux jeunes gens, qui viennent se voir s’entraîner. Les mois passent, c’est un peu le point faible de cet épisode. On a de gros sauts temporels de 3 à 6 mois, souvent sans date précise et on s’y perd un peu. Mais l’idée est là, en fait : les mois passent, les garçons se croisent et se recroisent, sur et hors de la glace.
Six mois après leur premier rencontre, tout d’abord, où ils sont en grandes pompes, lors des sélections de la ligue majeure de hockey, recrutés par les équipes dans lesquelles on les suivra par la suite, hors compet’ internationales.
Shane est deuxième, engagé par Montréal et ses responsables tout fiers de pouvoir arborer un joueur non-caucasien. No comment. Introduction de ses parents et on voit bien que sa mère mène la barque. On comprend très vite qu’elle est son agent et que c’est elle qui gère toute la partie sponsors.
Ilya est arrivé en tête et signe avec Boston. Introduction de son père et la série pose en trois phrases toute leur relation, C’est du très beau show don’t tell. Rozanov père parle donc avec l’homme qu’on suppose être le responsable bostonien du jour, tout heureux d’avoir pu récupéré « un garçon de ce niveau ». Ilya est avec eux et écoute sagement. Et là, Papa sort la phrase qui résume tout : « Il est doué, mais il a besoin de discipline. Il peut être paresseux. »
Je répète. Cet homme trouve que son fils, qui vient de finir premier aux sélections nord-américaines de la ligue majeure de hockey, manque de discipline et est paresseux.
Et lorsqu’Ilya ose répondre à son recruteur un peu surpris de la réflexion de son père qu’il travaillera dur pour lui, ce même père lui intime immédiatement et en russe l’ordre de se taire. Et Ilya obéit.
Voilà. Et tout est là.
Un père qui ne sera jamais satisfait des performances pourtant indéniables de son fils et un fils qui, pourtant, prouvera sans cesse son respect et son affection, encore plus que sa valeur.
Première interaction plus poussée entre les deux garçons la nuit suivante. Shane n’arrive pas à dormir dans sa chambre d’hôtel et décide donc d’aller dans la salle de sport qui s’y trouve pour faire un peu de vélo.
Oui, je sais, moi aussi, dans ce genre de cas, je prends un bouquin. Ça doit être un truc de sportifs, puisqu’il a à peine le temps de donner trois coups de pédales qu’il est rejoint par Ilya qui se pose sans un mot sur la vélo d’à côté.

S’en suit une course sur place effrénée et nos garçons finissent à bout de souffle et en sueur, assis l’un en face de l’autre au sol. L’échange qui suit est encore une fois plutôt sympa. C’est Ilya qui lance la conversation sur la journée et leurs affectations respectives et Shane répond très simplement, même si son regard commence à se perdre un peu ailleurs que sur le visage de son interlocuteur. ^^ » Suit un échange de regards silencieux durant lequel Ilya tend sa gourde à un Shane qui refuse d’abord, avant de la prendre devant l’insistance muette du Russe qui fait absolument tout pour ne pas empêcher leurs doigts de se frôler, tant quand Shane prend la gourde que quand il la lui rend, et ce n’est pas le clin d’œil qui suit qui aide notre petit Canadien un peu dépassé par ce qu’il ressent à y voir plus clair… Ilya, de son côté, semble avoir bien compris qu’il lui plaisait et ne semble pas le trouver repoussant non plus.
Et ça n’a pas l’air de lui déplaire, puisque, un an plus tard, il va s’arranger pour qu’ils se revoient.
Dans l’intervalle, on aura aussi fait la connaissance du grand frère d’Ilya, lui aussi parfaitement posé en un petit dialogue. Sous prétexte du Nouvel An, Alexei, c’est son nom, l’appelle, sauf que c’est in fine pour lui demander de l’argent. Les deux hommes n’élèvent pas la voix, mais l’échange n’en est pas moins violent. Alexei l’insulte plusieurs fois, usant d’injures homophobes qui ont fait se demander à certains s’il n’était pas au courant de la bisexualité de son frère et ne le faisait pas chanter avec. C’est une théorie intéressante, mais dans les faits, la question restera sans réponse. Alexei est-il au courant ou soupçonne-t-il son frère d’avoir ces penchants, ou n’est-il qu’un sale con homophone pour qui ce type d’injures est ordinaire, les deux se tiennent. En tout cas, son interprète est, comme le reste du casting, excellent et nous fait bien le détester tout de suite.
Parenthèse fermée, revenons donc un an après notre échange de gourde. Ilya et Shane sont tous les deux engagés pour un shoot promotionnel quelconque, peut-être le lancement de la saison. Ils doivent donc poser l’un en face de l’autre en se regardant avec intensité et ce qui commence très professionnellement se finit bien moins sérieusement. Le temps et les prises passant, les garçons finissent morts de rire sans parvenir à reprendre leur sérieux.

La scène est pour le coup très joliment filmée. Tout le monde est à contre jour, puisque la caméra est placée face à l’équipe technique et derrière les deux hockeyeurs, face aux lumières qui les éclairent. Les techniciens sont loin et le cadrage permet de se focus sur Shane et Ilya, cadrés d’assez près pour que, même dans l’ombre, on n’ait aucun souci à lire leurs émotions, en l’occurrence, leur sérieux, puis leur hilarité. Très bonne idée qui rend très bien et bien accompagnée d’une petite musique guillerette.
C’est donc un instant plus tard, alors qu’ils papotent au bord de la glace, qu’Ilya avoue à Shane que ce shoot était son idée.
Un peu plus tard, fort logiquement, les deux jeune gens se retrouvent seuls sous la douche et c’est là que les choses vont basculer. Parce que passées les premières secondes, ça va commencer à se mater sans même faire semblant et Ilya se touche même un peu pour bien chauffer Shane. Et la réponse de ce dernier dit tout : « Pas ici. »,
La tentative du Canadien de convaincre le Russe d’oublier ça tombe à l’eau. Ilya ne lâche pas, obtient sans insister beaucoup le numéro de la chambre de Shane et le prévient donc qu’il va s’inviter à 21h.

Petit instant rigolo : Ilya croise la mère de Shane en montant le rejoindre. ^^
Et il arrive dans la chambre où Shane l’attendait plutôt nerveusement.
S’en suit une première scène érotique qui est une masterclass en terme de réal, d’acting, mais aussi et surtout de ce qu’elle montre d’échanges, d’attention et de consentement clair et éclairé.

Nos deux jeunes gens sont dans la pénombre, ce qui crée une ambiance à l’image de leur relation à ce moment : cachée. La lumière orangée donne cependant une ambiance chaude à la scène, à l’opposé des teintes blanches et bleues de leurs interactions précédentes. Shane est donc nerveux, Ilya le sait, il est le plus expérimenté, enfin, le seul, en fait, qui ait déjà de l’expérience en la matière, mais il n’est pas là pour forcer quoi que ce soit et toute la suite va le prouver.
Déjà, il attend que Shane le touche pour le toucher lui. Ensuite, certes, il pousse Shane contre le mur, mais c’est par confort pour la suite et pas pour le bloquer. J’en veux pour preuve le baiser qui suit. Ilya l’initie, mais il se recule immédiatement et ne reprend qu’après que Shane ait tendu à nouveau ses lèvres vers lui. Les gestes et caresses qui suivent sont réciproques. Quand Ilya enlève son T-Shirt à Shane, ce dernier est occupé à ouvrir sa braguette et se met à genoux pour le sucer quasi illico. Ilya apprécie, mais l’arrête vite, désireux d’en garder pour la suite.
S’en suit un petit dialogue qui confirme les intentions respectueuses du Russe : il se fait confirmer par Shane qu’il est son premier amant, lui avoue pour sa part que ce n’est pas le cas, se fait aussi confirmer que Shane a aimé le sucer et l’invite donc à continuer tout ça dans le lit. Le Russe se déshabille et demande à Shane de faire de même. Shane fait ça très proprement en pliant bien ses vêtements sur le dossier du fauteuil, un des premiers indices de son autisme, avant de rejoindre Ilya sur le lit. Encore une fois, ce dernier lui demande ce qu’il veut et, devant la réponse de Shane qui avoue ne pas savoir, il se tourne et prend les choses, enfin, surtout le sexe de Shane, en mains, non sans lui demander si ça lui va.

La réponse est affirmative et Shane reprend très vite Ilya en bouche pour le finir. Ilya se laisse aller jusqu’à jouir, cette fois, mais non sans arrêter Shane et se finir à la main, pour ne pas éjaculer dans sa bouche.
Petit moment de flottement où on se demande avec Shane si Ilya ne va pas le planter là, mais non. Ilya se fait un devoir de lui retourner la politesse, à la différence près que lui ne s’arrête pas et le garde en bouche jusqu’au bout. Shane s’excuse, mais Ilya le rassure, ça ne le gêne pas.
La tension retombe, les garçons rigolent, puis Shane, à nouveau nerveux, lui demande s’il compte en parler. Ilya le rassure, bien sûr que non, et ils en restent là. Ilya repart et on reste avec un Shane un peu sonné de tout ça.
Cette scène est très belle tout court, mais surtout sur ce qu’elle raconte des personnages et de leur relation. Ils sont jeunes, ils se plaisent, sont attirés sans être amoureux, curieux l’un de l’autre, comme ils se le disent. Pas de grande déclaration, ni même de grands sentiments et aucune promesse autre que de garder le secret. On est dans une relation de sexfriends, respectueuse et assumée comme telle entre eux.
La chorégraphie de la scène est aussi très impressionnante et le travail nécessaire, tant au niveau des acteurs, dont l’alchimie est dingue, que de la coordinatrice d’intimité du projet, Chala Hunter, est impressionnant. On est, comme je le disais, dans de l’érotisme très bien fait : tout est montré sans qu’on ne voit rien. Les poses des comédiens ne laissent pas de place au doute sur ce qui se passe sans rien dévoiler de ces parties de leurs anatomies, pas plus que le cadrage. C’est aussi prenant que bien mis en scène.
Trois mois plus tard encore,… Quand je vous disais que cet épisode est plus énergique qu’un cabri pour ce qui est de faire des sauts temporels…, nous nous retrouvons à Montréal où les deux équipes vont s’affronter. On note encore une fois que les commentateurs et le public sont à fond sur la rivalité des deux joueurs et sans doute plus excités qu’eux de les voir face à face.
Car Shane le dit en interview : lui, il joue et il veut gagner, il n’en a pas tant que ça à faire de contre qui ça se passe. Ce qui fait grommeler Ilya qui regarde ça à la télé.
Le Russe n’est pas à la fête, d’ailleurs, puisqu’on constate ensuite que non seulement la sangsue qui lui sert de frère lui réclame encore de l’argent, tout en lui soutenant deux secondes plus tard qu’ils se passent très bien de lui (ah mais on a jamais dit qu’il était cohérent), mais aussi que ce dernier n’en a pas grand chose à faire de leur père, lui, alors qu’Ilya a déjà compris que ce dernier commençait à perdre la tête et est d’autant plus inquiet qu’il est à l’autre bout du monde… C’est la première fois qu’on voit Ilya vraiment mal, au bord des larmes, et qu’on peut comprendre à quel point il est déchiré entre sa carrière et le soutien financier qu’il est pour les siens et la violence de ses relations avec eux.
Quelques mois plus tard encore…, Promis, dans les autres épisodes, c’est plus calme…, nous découvrons le « all stars game », ou match des stars en français, dont j’ai compris en gros qu’il s’agissait de choisir des joueurs d’équipes diverses pour un match bonus. Cette fois-ci, la Ligue s’est arrangée pour que nos deux zozios s’affrontent, parce que leur rivalité médiatique fait vendre des billets. On ne va rien voir du match, on va juste voir Shane et Ilya dans un interview commun. Et il va s’y passer une chose très intéressante, qui en dit encore une fois long sur le respect et surtout l’attention que ces jeunes gens se portent l’un à l’autre.

On note vite qu’Ilya répond très laconiquement aux questions et lors de l’une d’elle, il se permet un petit appel du pied, littéralement, hein, sous la table, à Shane. Ce dernier ne réagit pas tout de suite, mais lorsque, à la question suivante, assez longue et complexe, il voit qu’Ilya ne sait pas quoi dire, il va répondre au petit coup de pied sous la table et prendre la parole pour eux deux. Relancé, Ilya se contentera d’un « D’accord avec lui. » qui amusera les journalistes inconscients de ce qui s’est passé, alors que le Russe remercie Shane du pied, contact auquel ce dernier répond encore.
J’avoue très humblement qu’à mon premier visionnage, je n’ai pas trop compris ce qui se jouait là, moi non plus, mais c’est en fait assez simple.
Ilya n’a pas compris la question. Pas parce qu’il est idiot, parce qu’elle est beaucoup trop complexe pour son niveau d’anglais à ce moment. À ce titre, l’échange pédestre peut à mon sens être traduit ainsi : un « SOS » et un « OK j’y vais, t’inquiète, ». Et c’est important parce que ça montre qu’au-delà de leur attirance sexuelle, les deux pseudos-rivaux se comprennent, se respectent et se soutiennent quand il le faut.
Je m’arrête sur la scène suivante, concours de marquage, truc comme ça, et nouvel échange, encore une fois, plutôt sympathique entre les deux garçons, mais qui va les conduire à de nouvelles galipettes. Alors qu’Ilya, qui refile sur la glace, donne « innocemment » à Shane le numéro de sa chambre, nous allons rencontrer un nouveau personnage dont on reparlera beaucoup, Scott Hunter (François Arnaud). Ce dernier est assis à côté de Shane et on ne l’avait pas vu jusque là. Shane se redresse pour nous le montrer et il a très clairement une tête qui dit « WTF, qu’est-ce que je viens d’entendre ? ». Mais s’il demande à Shane ce qu’Ilya lui a dit, il n’insiste pas quand ce dernier noie le poisson et se contente de lui dire qu’il a la chambre voisine de celle du Russe à l’hôtel.
C’est donc extrêmement stressé que Shane rejoint Ilya dans la soirée, angoissé par l’idée que Scott le voit. Il reproche à Ilya de ne pas lui avoir ouvert plus vite, mais les hormones reprennent le dessus et il se jette sur le Russe pour lui rouler une pelle. Ça commence vite et bien, les garçons sont nus dans le lit en moins de temps qu’il n’en faut pour réciter la table de 2 et on va à nouveau pouvoir constater à quel point Ilya est un amant vigilant et respectueux.
Le désir est là, mais Shane est stressé et quand Ilya lui demande de passer sur le ventre, le Russe remarque tout de suite que le cœur n’y est pas. Il s’arrête donc immédiatement, tente doucement de relancer la machine, mais, constatant que ça ne marche pas, n’insiste pas. Il retient juste Shane quand ce dernier menace de partir, couinant donc le fameux « I want to fuck you/Je veux te baiser » en se blottissant dans son dos. On serait dans une BD ou un manga, il y aurait écrit « Méeuh » en petit à côté de la bulle. Shane se retourne, lui confirme que le voisinage de l’autre joueur le bloque et Ilya ne s’en formalise pas : « OK. La prochaine fois. », dit-il simplement, puisqu’ils ont un match à Montréal deux semaines plus tard.
Rendez-vous pris et numéros de téléphones échangés avec de faux noms pour ne pas alerter, Ilya se rebaptise Lili et baptise Shane Jane, et ils se laissent là avec cette promesse.
Manque de bol, la neige annule le match. Déçus l’un l’autre, ils vont attendre un moment ce fameux rendez-vous, qu’on ne verra pas dans cet épisode. Introduction du personnage d’Hayden côté québécois, équipier de Shane, qui l’invite à dîner chez lui, car sa femme veut absolument le rencontrer, et introduction du personnage de Svetlana côté américain, meilleure amie d’Ilya et sa sexfriend occasionnelle.

L’épisode s’achève à Las Vegas, lors d’une soirée de remise de prix de la Ligue. Shane gagne celui du meilleur rookie de l’année, où il était nominé avec Ilya, et est félicité par Scott Hunter qui le relance innocemment sur « son copain Rozanov ». Plusieurs indices laissent ainsi à penser que le vétéran a grillé les deux jeunots, dont cet échange. Mais une nouvelle fois, il n’insiste pas quant Shane noir le poisson, malgré la maladresse flagrante avec laquelle ce dernier le fait. Invité à picoler avec les anciens, Shane accepte et on le voit plus tard, cherchant un peu désespérément quelqu’un dans la soirée, et on devine aisément qui. Il le retrouve involontairement en sortant prendre l’air sur la terrasse. Mais l’échange est orageux.
Shane est blessé par le fait qu’Ilya ait boudé la soirée, pour une fois que c’était lui qui avait la vedette, et le lui reproche, l’alcool aidant. Ilya n’est pas d’humeur, le revoie violemment dans ses clous et lui annonce rentrer en Russie trois jours plus tard. Nous savons ce que ça signifie pour lui : affronter son père, qu’il sait désormais malade, et supporter son frère. Mais Shane n’en sait rien. Il a grandi dans une famille saine et il est naïf, il n’a aucune raison de penser que ce n’est pas le cas d’Ilya. Il se contente donc de lui répondre que c’est cool et la réponse non-verbale d’Ilya est immédiate : un regard sombre et il se ferme. Shane voulait sans doute l’inviter à finir la soirée avec lui, mais il renonce et s’éloigne. Avant de quitter la terrasse, il tente un « On se dit à la saison prochaine ? » et parvient à faire réagir Ilya qui le rejoint pour l’embrasser à pleine bouche. Shane ne se laisse faire que le temps de se souvenir qu’ils ne sont pas vraiment au bon endroit pour ça et repousse Ilya en le lui signalant, avant de partir. Ilya le salue sans parvenir à le retenir et on laisse ainsi le Russe seul comme Shane l’a laissé.

Notez la musique de cette scène, déjà parce qu’elle est très belle et ajoute beaucoup à l’ambiance et ensuite parce qu’on en reparlera !
Et ben moi qui pensais faire moins long que la semaine dernière, gros lol ! ^^ » »
L’épisode est très riche, très dense, car il pose beaucoup de choses, beaucoup d’enjeux, beaucoup de personnages, sur plusieurs années, et on peut s’y sentir un peu paumé. Plus tard, les liens se nouent et on comprend qu’il y a surtout là beaucoup de set-up nécessaires à la suite de l’intrigue. Personnellement, le tout est tout de même suffisamment bien écrit, bien réalisé et mené en terme de rythme, très bien monté, aussi, et, évidemment, très bien joué, et ça passe crème. La série sait s’attarder et prendre son temps quand elle le doit, et ne pas en perdre quand il le faut.
Très bonne introduction, très prometteuse et bien foutue, et ça va continuer, promis, on verra ça dès la semaine prochaine. ^^

En attendant, on reste dans la romance saine avec le chapitre 138 du Petit Papillon, bien qu’il ne soit pas centré sur nos tourtereaux ce coup-ci ! ^^
=> https://ninoucyrico.fr/romans/le-petit-papillon-fin-roman-en-ligne-par-episodes/
Allez, prenez soin de vous et on se retrouve la semaine prochaine pour de nouvelles aventures ! 😊
À bientôt tout le monde ! 😊
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