Puis vint le footing… [Heated Rivalry 02, spoilers]

Salut tout le monde !

J’espère que vous allez bien… Tout mon soutien aux personnes qui affrontent les diverses intempéries qui frappent notre beau pays ces derniers jours… Et aussi à celles qui en affrontent ailleurs, hein, juste là, je suis moins au courant. ^^ »

Ici, on a surtout de la pluie et un peu de vent, rien de dramatique, d’autant que le parapluie que j’ai ramené du Japon est toujours là, solide et fidèle au poste. Et j’ai beau habiter en zone inondable, d’ici que ça atteigne mon 5e étage, y a un peu de marge. ^^

 

Allez, ne traînons pas, y en a encore long… Place à l’épisode 2 !

La VF est inégale, en fait, dans cet épisode… Y a vraiment des moments où la trad et les doubleurs sont très bons et d’autres où euh… Gné ?… C’est pas ni insupportable à l’oreille ni imbitable, mais moué, ça sent vraiment la VF faite trop vite et avec pas assez de moyens… Dommage dommage.

Nous retrouvons nos deux garçons quelques mois après les avoir laissés, été 2011. L’un est à Montréal, l’autre à Moscou, ils font leur footing (oui, ils doivent vivre sur une terre plate sans décalage horaire, ou alors l’un court le matin et l’autre le soir et je ne me pose pas trop de questions, même pas vrai !) quand Ilya, enfin « Lily », envoie un texto à Shane pour lui demander s’il est toujours en colère pour Las Vegas (aka leur prise de tête de fin d’épisode précédent). Shane, enfin « Jane », répond illico qu’il n’est en colère pour rien. Clin d’œil virtuel du Russe et on les voit sourire tous les deux. Cet épisode va à nouveau faire de sacrés sauts dans le temps, puisqu’il se déroule encore sur trois ans, mais ça va aller mieux puisque on va déjà faire des petits bons entre l’été 2011 et le printemps 2013 dans l’intro. Pendant tout ce temps, s’il leur arrive de s’affronter sur la glace, Shane et Ilya ne se voient pas en privé, ils s’échangent des textos sous leurs faux noms. Ilya n’a pas renoncé à se taper son homologue canadien et est très clair sur ses intentions. Shane est moins direct, mais il répond quand même le plus souvent et pas pour lui dire d’arrêter. On note d’ailleurs, à nouveau, son côté naïf/premier degré, tant il ne comprend pas toujours les allusions sexuelles pourtant pas hyper subtiles du Russe. Franchement, je trouve ce passage très drôle et très bien mis en scène. Le montage est rapide sur une petite chanson fort guillerette et on voit ce qu’on a besoin de voir pour suivre : ça s’entraîne, ça joue, ça s’envoie des messages interdits aux mineurs et c’est encore une fois très bien joué par les acteurs. Les expressions intriguées, blasées ou amusées de Shane valent les sourires coquins d’Ilya. C’est toujours du très bon acting muet.

Automne 2013 : les deux équipes, dont ils sont désormais tous deux capitaines, s’affrontent à Montréal. Shane se prépare avec ses coéquipiers et on a droit à une scène assez marrante qui montre bien leur bon esprit et leur camaraderie.

Petite note au passage : on constate encore une fois à quel point la rivalité médiatique de Shane et Ilya est exacerbée, quand un membre de l’équipe explique en rigolant que leurs fans sont en train de brûler une effigie d’Ilya dehors et qu’un autre répond que des fans de Boston font la même chose là-bas avec une effigie de Shane. Bon esprit, les fans. ^^ »’ Alors même qu’un instant plus tard en interview, quand le journaliste essaye de le lancer là dessus, Shane n’entre pas dans le jeu du tout.

Il est en train de commencer à s’équiper quand il reçoit un texto d’Ilya lui demandant combien de fois il peut jouir en une heure. Nouveau fumble à son jet de subtilité, probablement, mais à ce niveau, ses stats en la matière doivent être en négatif, et Shane commence par mal le prendre, mais il ne sait pas quoi répondre : il commence par un « On est sur le point de jouer l’un contre l’autre ! » énervé, mais l’efface, on voit Ilya qui attend sagement la réponse dans son vestiaire, Shane tente un « T’essaierais pas de me baiser avant le match ? » qu’il efface encore, on le comprend, Ilya serait fichu de répondre « oui, viens dans mes douches, je vais t’échauffer », il pose son téléphone, le reprend, avant de répondre premier degré : « Je sais pas, peut-être deux. ». Une blague plus tard, Ilya lui demande où ils se retrouvent, ce à quoi Shane répond « Nulle part, VTFF. ». Smiley larmoyant d’Ilya et Shane lui répond finalement que s’il a de la chance, il le textotera après le match. Traduction : fous-moi la paix d’ici là. Ce qui n’empêche pas Ilya d’en remettre une couche avant qu’il ne soit interrompu par un de ses coéquipiers, Marleau, qui pense qu’il a une copine à Montréal et le charrie là-dessus. Ilya se défend en vain. Et c’est le match.

Montréal a gagné et ça a dû mettre Shane dans de meilleures dispositions, puisqu’on retrouve ensuite Ilya dans une ruelle sombre, l’arrière de l’immeuble de Shane qui l’y récupère nerveusement. Le capitaine de Montréal est tout de même grognon et lui reproche vertement son sexto, dès qu’ils sont à l’abri des regards dans la cage d’escalier. Ilya ne se démonte pas. Il lui demande s’il lui a manqué, Shane répond non en commençant à monter l’escalier, Ilya le suit, ça se charrie et ça finit par courir pour savoir qui montera le plus vite. De vrais gosses.

Une fois dans l’appartement et après un échange tout à fait impersonnel (parler sans rien se dire d’eux-mêmes deviendra une de leurs spécialités, on aura l’occasion de le revoir), les voilà s’embrassant somme toute assez calmement. Ils sont toujours dans la même ambiance sombre et orangée, et finissent rapidement dans la chambre.

Ilya a un don indéniable pour balancer des vannes, façon pour lui de garder son masque et le contrôle, mais Shane est d’humeur joueuse et ne se prive pas de lui répondre. Ils savent pourquoi ils sont là et n’ont pas d’hésitation. Le baiser qui suit est bien plus profond. Ça commence à chauffer.

Va suivre leur premier « vrai » rapport sexuel et nous avons à nouveau droit à un très belle scène. Déjà, comme dit précédemment, l’éclairage tamisé, au-delà de la symbolique (ils sont toujours dans l’ombre), rend très bien. Couleur chaude, le rouge-orangé qui les entoure, s’il évoque la chaleur et la passion, marque aussi, une nouvelle fois, l’opposition entre ce moment intime, caché, et le reste, aux couleurs plus lumineuses certes, mais aussi bien plus froides.

La scène est aussi toujours très bien chorégraphiée, et, ai-je besoin de le dire, aussi bien interprétée.

Et tout ceci contribue à sublimer ce qui s’y passe.

Les deux jeunes gens sont nus dans le lit, Ilya sur Shane et encore une fois, le Russe n’est que douceur et attention. Il demande à Shane s’il veut toujours, Shane répond qu’il veut toujours, aucune ambiguïté dans le consentement verbal et pas plus dans le langage corporel : Shane est détendu, souriant, il ne quitte pas Ilya du regard et ses yeux sont brillants. Il est prêt, il le veut. Sa réponse, quand Ilya se positionne pour le pénétrer, sans, cette fois, lui avoir demandé de passer sur le ventre, et alors même que ce dernier lui dit, pour encore le rassurer, que ça va aller, est un sourire certes un peu gêné, mais sincère. Et s’il l’arrête, c’est pour prendre les préservatifs dans sa table de nuit. Ilya l’a laissé faire et se contente de demander en les lui prenant s’il pense qu’il y en aura assez (huit à vue d’œil). Ça sera la seule allusion au fait qu’ils se protègent. Ils rigolent et c’est parti pour de bon.

La scène qui suit est admirable, que ça soit techniquement, en terme de photo et bien sûr d’interprétation, je n’ai pas d’autre mot, et je vais me contenter d’en évoquer deux points.

Déjà, désolée d’insister là-dessus, mais encore une fois, la prestation d’Hudson Williams est incroyable. La caméra reste surtout sur lui, en gros plan sur sa tête, ce qui est logique, et la gamme d’émotions qui le traversent à ce moment est juste aussi claire qu’elle est parlante. Tout est limpide : son désir, son incrédulité, son appréhension, sa surprise, … face à des sensations qu’il découvre et dans lesquelles il se perd, car il ne les comprend pas, pas encore, et alors même qu’on ne peut pas douter qu’Ilya y va avec toute la délicatesse possible. Il ne lui demandera pas moins de trois fois, pendant le rapport, si tout va bien, très attentif aux réponses de Shane, surtout quand elles deviennent non-verbales. Le fait que ça commence en missionnaire n’est pas neutre non plus, comme je le disais, et il est fort probable qu’Ilya ait choisi de commencer comme ça pour garder un œil sur lui, ayant compris que Shane serait plus à l’aise ainsi, avec une position qui permet un contact visuel, des baisers, des étreintes, garder un échange possible pour s’assurer que tout va bien. Et ce n’est rien de le dire, que ça va bien. Aucun doute possible sur le plaisir que Shane prend, le plaisir qu’ils prennent tous les deux, d’ailleurs. Ilya le finit en levrette, une fois Shane suffisamment rassuré pour que ça aille, et lui aussi se laisse emporter.

Deuxième chose dont je voulais parler pour cette scène, la chanson qui l’accompagne. Elle est très belle, lente, très calme, ajoute vraiment à l’ambiance et à la douceur de ce moment, mais plus encore, quand on y fait attention, ce sont ses paroles qui en disent long : « Where were you ?/Please don’t go/Stay right here/Don’t ever leave/It’s you/What’s the hell are you ? » (« Où étais-tu ?/S’il te plaît, ne pars pas/Reste ici/Ne pars jamais/C’est toi/Mais qu’est-ce que tu es ? »). Je ne me suis pas arrêtée sur toutes les chansons, mais elles ne sont jamais là par hasard. Et en plus, certaines sont en français, Québec oblige, ce qui est aussi bien sympa. Celle-ci est particulièrement à-propos pour ce moment.

La chanson reprend d’ailleurs pour accompagner la scène suivante.

Rassasiés, Shane et Ilya sont en sueur, l’un contre l’autre. Shane se plaint que le lit est sale, mention de son rapport un peu complexe aux fluides corporels et au désordre, autisme tout ça, et Ilya le laisse le temps d’aller se doucher. Shane attend sur le lit, on voit les flammes de son chauffage en fond (sans doute un système qui fait un effet « cheminée », il y a le même derrière le lit, on dirait), et quand Ilya revient, il se recouche contre lui, la tête sur son épaule. Confirmation verbale que ça a plu et quand Ilya tourne le tête pour lui demander si ça valait le coup d’attendre, la réponse de Shane est non-verbale : il l’embrasse doucement, d’abord sur la bouche, puis ses lèvres remontent et déposent un baiser infiniment tendre sur son front.

Ce geste, beaucoup trop doux et intime, provoque un regard incrédule d’Ilya qui s’écarte légèrement et dit qu’il doit y aller. Shane vient, par simple tendresse, de franchir une ligne que le Russe ne peut accepter, même s’il n’en dit rien. Shane l’accompagne dans l’escalier. Il est assis sur les marches, la veste d’Ilya serrée dans ses bras pendant que ce dernier refait ses lacets. Ils parlent des JO à venir, qui ont lieu en Russie, à Sotchi. Shane se réjouit pour Ilya, pensant, toujours naïf, que sa famille doit être heureuse que ça se passe là-bas. Ilya élude vite fait. Shane parle de ses parents, fiers de lui, de sa mère qui menace de se lever la nuit pour suivre les matchs, demande à Ilya si sa famille sera là. Réponse laconique : son père oui, son frère peut-être. On comprend bien, nous, pourquoi le cœur n’y ait pas vraiment. La pression que subit, que va subir Ilya va être pire que tout. Mais Shane a les yeux brillants : pour lui, c’est un très vieux rêve qui se réalise. Ilya le charrie encore. Ils échangent un dernier baiser tout en douceur, le Russe récupère sa veste et part. Shane reste songeur, souriant.

Et nous voilà aux JO.

On apprend immédiatement que l’équipe russe de hockey a été éliminée dès les premiers jours, coup dur pour Ilya qui en était le capitaine.

On retrouve Shane à un bar du village olympique. Il checke son téléphone et on constate qu’il n’a échangé aucun message avec Ilya depuis leur soirée chez lui. Il lui envoie un message pour lui demander comment il va. Il a l’air un peu inquiet. Mais il n’a pas le temps de s’appesantir, car il est rejoint par Carter Vaughn et Scott Hunter, tous deux jouant pour les États-Unis. Les salutations sont très amicales, ils parlent un peu de la débâcle russe et s’installent à sa table. Ça papote tranquille jusqu’à ce que Shane ne les invite à l’accompagner soutenir un de ses amis patineurs. Et c’est là que Vaughn va sans le vouloir apprendre quelques vérités à Shane, tout simplement en disant à quel point il trouve ce patineur courageux. Devant l’interrogation de son camarade canadien, il explique donc qu’il pense que ce patineur est gay et qu’il faut donc qu’il ait un sacré courage, qu’il admire, pour venir patiner en Russie, « qui n’est pas un pays sûr » pour les LGBT. Plan rapide sur Scott qui ne dit rien, mais semble n’en penser pas moins. On sent Shane très troublé, il reprend son téléphone, mais il n’a pas reçu de réponse.

On retrouve les trois hommes aux épreuves de patinage, où, après le passage de son ami, Shane aperçoit Ilya seul en haut des gradins. Prétextant qu’il doit aller aux WC, il file le rejoindre.

Côté Ilya, comme on pouvait s’en douter, ce n’est pas la fête. Son père est furieux et il est sans doute venu là se planquer un peu au calme avant la tempête. Autant dire que voir Shane est sans doute la dernière chose qu’il veut, tant il est assis sur un baril de TNT qu’un rien peut faire exploser… Comme le fait qu’on puisse le voir parler avec un adversaire, surtout son rival historique.

Shane le salue et Ilya lui jette un œil avant de regarder à nouveau la glace. Il est tendu, son visage fermé. Mais Shane ne lâche pas, car il est sincèrement inquiet. Ilya lui demande de partir, Shane insiste, il voit bien que ça ne va pas. Ilya lui répète de partir et ce n’est que quand Shane lui fait remarquer qu’il n’a pas répondu à son message qu’Ilya le regarde enfin pour lui dire que non, il n’a pas répondu et lui dire pour la 3e fois de partir. Cette fois, Shane obéit, mais on le sent blessé.

Nouvelle preuve que l’addition Ilya + Russie = Ilya qui mord.

Le soir même, Ilya affronte son père furieux, qui lui reproche la défaite de son équipe… Parce que, on l’a vu la semaine dernière, de toute façon, rien de ce qu’Ilya ne peut dire ou faire ne le satisfera jamais. Ilya tente de se défendre : leur goal était blessé et l’équipe non rodée. Et c’est logique : Ilya ne pouvait pas faire de miracle avec des coéquipiers qu’il ne connaît pas assez. Arguments factuels que son père balaie bien sûr d’un revers de main, son fils manque de discipline et de leadership, et bla bla bla et Ilya encaisse. Mais notre jeune ami va devoir s’inquiéter pour autre chose : une fois de plus, son père montre, face à lui, que sa mémoire et sa raison sont en train de foutre le camp. Voyant le nœud papillon de son fils mal fait, ils sont en train de se préparer pour se rendre à une soirée officielle, il le reprend en râlant après sa mère qui ne sait pas faire. Ilya encaissait les reproches, on voit son regard se troubler à ses mots, et, après une hésitation, il lui rappelle que sa mère est morte. Son père se trouble à son tour, tente de noyer le poisson, mais Ilya n’est clairement pas dupe.

Ils rejoignent la soirée où Ilya reste silencieux, écoutant les remarques de son père et du ministre déblatérant sur lui et la défaite. Il est heureusement sauvé par Svetlana, qui se révèle être la fille dudit ministre. Elle l’entraîne dans une salle de bain où un jeune homme est en train de se faire une ligne de coke tranquillement. Il s’agit de Sasha… Le fameux fils de l’ancien coach d’Ilya, avec lequel ce cernier faisait des galipettes quelques années auparavant.

Sasha n’en a rien à faire du hockey, mais Svetlana est à fond dessus. Elle échange donc avec Ilya, balayant sa défaite olympique, arguant que son père est un connard qui aurait trouvé moyen de le rabaisser dans tous les cas et qu’il serait tant qu’il arrête de prendre autant à cœur ses mots (meuf, si tu savais comme je t’aime), pour l’encourager à se concentrer sur la coupe de la Ligue nord-américaine. D’après elle, et elle énumère les équipes et ses pronostics, il peut mener Boston à la victoire cette année. Ilya est un brin sceptique, mais il applaudit l’analyse de son amie qui les laisse là, elle a un rôle de fille parfaite à tenir le lendemain. Resté seul avec Sasha, Ilya échange un peu avec lui avant que son ex ne sorte de la baignoire vide où il était vautré pour venir lui faire des avances très claires auxquelles Ilya ne répond pas. Sasha le laisse, grognon, et Ilya regarde à nouveau le message de Shane, mais n’y répond pas.

Printemps 2014, nous retournons à Montréal où Shane rejoint son équipe qui squatte chez Hayden et sa femme, Jackie, avec lesquels on voit qu’il est désormais très ami, vu l’étreinte qu’il échange avec elle à son arrivée, pour regarder la finale de la coupe. Comme Svetlana l’avait prédit, c’est bien entre Boston et San Francisco. On note encore le bon esprit de l’équipe.

On apprend qu’Ilya est en feu et en rage depuis les JO, décidé à avoir sa revanche. Petit tour dans les vestiaires de son équipe, où il se fend d’un discours de motivation pour ses troupes que n’aurait pas renier un certain nombre de meneurs réels ou fictifs, surtout pour un homme que son père juge manquer de leadership. Preuve, s’il en fallait, que le souci aux JO, ce n’était pas lui. Vraie camaraderie ici aussi, même si plus brutale qu’à Montréal. Et c’est le match.

Shane regarde ça avec ses amis, jouant le jeu quand on lui fait remarquer qu’il déteste Ilya (« Évidemment. »). Mais, resté seul sur la canapé à la fin du match alors que ses camarades se lèvent pour aller voir ailleurs, on le voit esquisser un petit sourire, les larmes aux yeux, devant le bonheur d’Ilya. Son émotion et son empathie pour lui crèvent l’écran.

Petit erreur de trad qui a son importance à ce moment : Ilya crie quelque chose en russe, qui est traduit « Je t’aime » en VF. A priori, ça serait plutôt un truc du genre « Pour toi, Maman ! », ce qui est beaucoup plus touchant.

On saute à l’été, toujours 2014, boïng, à la grande remise de prix annuelle de la Ligue, où ils se retrouvent à remettre ensemble un prix. Ilya arrive à la dernière minute et Shane est très tendu. Ils remettent leur prix, dans un sketch probablement préécrit qui leur fait dire que le plus important, c’est les amis ahahah. Le pire, c’est que ce genre de « blague scénarisée » est totalement crédible dans ce genre de show… J’avoue me demander si la suite l’est, par contre, tant Shane semble soudain incertain de ce que fait Ilya.

Ce dernier lui demande de faire un selfie avec lui. Ça rigole dans la salle et Shane accepte sans trop se faire prier. Ilya pose alors sa main sur sa nuque le temps de et sa main descend le long de son dos.

Anecdote impromptue : depuis le début de la série, les accessoiristes ont eu à cœur de fournir aux acteurs des téléphones d’époque, ici donc, Ilya prend la photo avec un appareil de 2014. Et il semblerait que ce dernier ait été tellement long à réagir qu’il a fallu recommencer la scène… ^^

Le prix remis, Shane fuit dans des toilettes pour se reprendre, totalement désarçonné par le comportement de son meilleur ennemi. Caméra à l’épaule qui le suit, le cadrage est donc mouvant, à son image à ce moment : pas stable du tout. Il vérifie qu’il est seul dans les toilettes pour s’appuyer au lavabo, face au miroir. On le sent mal et devinez qui débarque à sa suite ? Ilya, bien sûr, qu’on voit à travers son reflet dans le miroir. Joli plan, au passage.

Ilya est goguenard, mais Shane n’est pas d’humeur. Il est fâché. Bon, après, on parle de lui, il monte donc un peu le ton. Il lui reproche, en vrac, de ne pas avoir répondu à ses messages depuis six mois (les JO ?), de ne pas faire attention à lui sans caméra pour les filmer et d’avoir fait le clown (ce qui me conforte dans l’idée que la partie selfie était une impro d’Ilya). La question est simple : « Qu’est-ce que tu attends de moi ? ».

Ilya porte son masque. Il a un rôle de connard à tenir pour se rassurer et se dire qu’il contrôle la situation. Il réplique donc à Shane qu’il veut bien qu’il le suce. Shane l’envoie chier en lui répliquant à son tour qu’il n’a qu’à le sucer lui. Ilya le rejoint, prend son menton pour le forcer à le regarder et le pousse à le supplier un peu, pour finalement plutôt l’inviter à le rejoindre dans sa chambre après la soirée officielle qui s’annonce, mais avec un niveau d’anglais qui surprend le jeune Canadien qui lui fait remarquer. Shane-Premier-Degré, à votre service. L’échange, ou l’invitation, l’a visiblement détendu, il est à nouveau souriant, comme si, quelque part, retrouver un Ilya porté sur le cul le rassurait, et c’est possible : le sexe est leur langage à ce moment. Et le masque de mâle alpha d’Ilya tient mal face à ça, puisqu’il ne se retient pas de le vanner à nouveau. Mais ça amuse Shane qui reste souriant, il commence voir un peu derrière le masque. Ilya lui propose un marché : si Shane gagne le trophée ce soir, il lui fera tout ce qu’il voudra. Shane lui retourne l’idée, que se passera-t-il si c’est Ilya qui gagne ? Le Russe répond par un baiser plus possessif que tendre auquel Shane répond pourtant. Ilya lui souhaite bonne chance et le laisse. Shane essuie ses yeux. La cadrage sur lui est à nouveau stable, il s’est repris.

Après la soirée, il rejoint comme convenu Ilya dans sa chambre. C’est ce dernier qui a gagné et il a remis le masque de mâle alpha dominant. Il demande donc à Shane de se déshabiller. Shane est un peu surpris, mais il obtempère. Il plie toujours aussi proprement ses habits et reste en boxer. Il est cependant gêné par la taille des fenêtres et Ilya l’entraîne sans discuter coté lit, prenant au passage un fauteuil qu’il laisse au pied du lit en ordonnant à Shane de s’installer. Sur ce dernier Ambivalence du Russe : il se la joue Christian Grey, mais il est tout de même toujours aussi respectueux des limites de son partenaire. Ilya s’assoie sur son fauteuil, Shane dans le lit, face à lui, et le Russe lui demande sans plus de formalité de se toucher. Shane est interloqué, mais il joue rapidement le jeu. Il fait ça bien, visiblement, puisque, pour garder le contrôle, Ilya est obligé de lui renvoyer des vannes à la figure à propos de la coupe qu’il a gagné plus tôt. Mais on voit bien que Shane n’est pas dupe : il se marre et lui lance son boxer à la figure avant de s’y remettre de plus belle, bien décidé à chauffer son Russe à blanc. Ça marche. Ilya résiste, mais quand Shane lui dit avoir besoin de lui en le regardant sans ciller, il ne tient plus et finit sa vodka d’un trait avant de se lever et de le rejoindre.

Paye ton mâle alpha dominant en mousse.

Ilya aura tenu en tout, depuis l’arrivée de Shane, un peu moins de quatre minutes, moins d’une à partir du moment où Shane est totalement nu, moins de dix secondes après que Shane lui ai dit qu’il avait besoin de lui.

T’es pas prêt pour L’Île de la tentation, mon gars.

Il semblerait que cette scène soit la première scène érotique que les deux acteurs aient tourné ensemble et aussi qu’Hudson Williams l’a tournée sans protection d’intimité parce que ça le gênait, ce qui peut se comprendre vu sa position : assis comme ça, ça pouvait ne pas être confortable. Dans tous les cas, la montée en tension et en désir des deux personnages est très bien rendue et offre encore une fois une scène qui en dit long sur eux.

 

Bref, une petite levrette plus tard, les voilà assis dans le lit. Shane a eu sa vodka, qu’Ilya lui avait promise « après », mais il n’a pas l’air d’aimer plus que ça, vu les petites grimaces qu’il fait quand il boit, et Ilya fume. Ils ne semblent pas très à l’aise, ni l’un ni l’autre, Ilya regardant délibérément ailleurs.

Shane se tourne vers lui et essaye de lancer la conversation sur la Russie, en vain, jusqu’à ce qu’il ne lui demande clairement s’il y rentre pour l’été. Ilya répond alors que oui. On sait désormais Shane informé des risques qu’encourt possiblement son amant en Russie si on découvre ses mœurs, aussi n’est-il pas étonnant de le voir inquiet et questionnant, demandant s’il est obligé de rentrer, même s’il est bien en peine d’expliquer clairement ce qu’il craint, et pour Ilya, la question de s’il veut ou pas rentrer ne se pose même pas : c’est chez lui, il va y passer l’été, point.

Shane pose alors la question qui va faire qu’Ilya va enfin le regarder : « Est-ce que tu aimes aller là-bas ? »

Ilya a l’air perplexe et sa réponse veut tout dire « Qu’est-ce que ça peut faire ? »

Montrant bien, à nouveau, que rentrer n’est pas une option, mais bien une obligation complètement intégrée pour lui.

Et il botte encore en touche en disant à Shane qu’il doit dormir. Shane retourne donc de l’autre côté se rhabiller et et ils se laissent ainsi. Ilya est songeur, mais Shane, dans l’ascenseur, est triste et agité, aux prises avec des émotions et des sentiments qu’il ne comprend toujours pas. A noter, l’orientation du personnage à ce moment. Je m’explique : on a quitté un Ilya tourné vers la gauche et Shane est dans ce même sens, donc, tourné vers Ilya en langage de ciné, quand il écrit son premier texto, « A la saison prochaine. 🙂 » Il efface le smiley d’abord, puis tout le message, avant de se tourner, tournant donc, cette fois, le dos à Ilya pour taper un second message qu’il effacera aussi : « On ne s’est même pas embrassé. », avant de fermer des yeux, tremblant, et de se taper légèrement la tête contre la parois. Il est paumé, en demande d’il ne sait pas quoi, sans doute déjà, plus de tendresse, autre chose… ? Et l’épisode le laisse ainsi.

Whow.

Épisode très dense comme ils le seront tous à leur manière, et qui s’achève sur un moment fort, mais qui finit aussi de poser les bases pour la suite pour ce qui est de la relation entre ces deux jeunes gens. Tout l’échiquier est en place et la vraie partie entre eux va pouvoir commencer. Le suite va pouvoir prendre plus son temps, mais ce set-up rapide qui déroule les six premières années de la relation est vraiment nécessaire, car les enjeux sont désormais posés : à ma gauche, un jeune autiste canadien qui ne comprend pas ce qu’il ressent et par ricochet, ce qu’il veut, à ma droite, une jeune Russe prisonnier d’une famille toxique et pour qui la question de s’en évader n’est même pas concevable.

Mais on reparlera d’eux dans quinze jours, car la semaine prochaine, on va se focus sur un autre couple qui aura un grand rôle dans leur histoire, même si bien involontairement.

 

La semaine prochaine, vous aurez aussi droit à la suite du Petit Papillon, bien sûr !

Prenez soin de vous d’ici-là !

À bientôt tout le monde ! 😊

 

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