Où Shane se goure de Rose [Heated Rivalry 04 (spoilers) – Le Petit Papillon 140]

Salut tout le monde !

Hmmmm ben vous savez quoi, j’ai passé une semaine un peu compliquée, mais très cool, du coup je suis de fort bonne humeur ce matin, alors que je suis super à la bourre, étant donné que je n’ai absolument pas encore commencé ni la news ni le chapitre.

Là, on est donc samedi, il est 9h du mat’… Pari tenu sur à quelle heure vous lirez ça demain, j’espère avant 22h ! ^^ »’ (Oups, 23h25, raté ! ^^)

Un coup de fil d’une heure avec une vieille amie de mon papa plus tard… Me revoilà !

On se motive ! ^^

Donc, cette semaine, priez pour moi, news avec spoilers sur le 4e épisode d’Heated Rivalry et le chapitre 140 du Petit Papillon… Soit possiblement dans les 15 pages à écrire… Allez allez ça va le faire, j’ai dit mo-ti-vée !

(Arrêtez de rigoler, vous m’aidez pas ! ^^)

Donc !

Après la parenthèse new-yorkaise de l’épisode 3, nous allons donc retrouver Shane et Ilya et reprendre la suite de leur histoire.

Détail rigolo sur la VF, le « dans les épisodes précédents » est à chaque fois prononcé par un doubleur différent. Ce coup-ci, c’est celui d’Ilya qui s’y colle.

Après donc un petit rappel des faits, nous voilà avec une petite séquence sur un match où Boston met la pâtée à Montréal avec un Ilya toujours aussi doué pour piquer là où ça fait mal pour déstabiliser ses adversaires. Ici Shane, donc, qu’il nargue avec un indéniable talent lors d’un tête à tête de coup d’envoi. Puis nous voilà avec notre désormais habituel petit montage en musique de début d’épisode.

Été 2014 où on s’envoie des textos pour se souhaiter un bon été, et où, entre deux footings (notez que Shane court en compagnie de son désormais meilleur ami Hayden) et autres exercices en salles, on voit Ilya sortir et picoler avec sa chère Svetlana (mon dieu que cette femme est belle) pendant que Shane tourne des pubs (je blaguais pas avec les 2854 la semaine dernière) et se couche tôt pour lire sagement au lit avec ses lunettes, bref, reste sage, comme on s’y attend avec lui.

La saison reprend, les deux hommes semblent avoir désormais une routine plutôt bien rodée de se voir en douce pour s’envoyer en l’air après leurs affrontements sur la glace. C’est bien, c’est important d’avoir une bonne routine pour des athlètes de leur niveau. C’est pas Scott et ses smoothies qui vous diront le contraire. 😉

Montréal remporte la Stanley Cup à son tour, première victoire de son équipe depuis 16 ans, apprend-on, et on voit Ilya regarder ça, seul depuis son canapé, avec un petit sourire, quand Shane lève la coupe, qui n’est pas sans faire écho au sourire que Shane avait eu lorsqu’il l’avait vu faire de même l’année précédente.

Été 2015, textos de bon été un peu moins basiques, un peu plus fun, ça court toujours, ça transpire toujours en salle, ça picole toujours, ça lit toujours au lit, ça tourne toujours des pubs… Routine, tout ça. La saison reprend encore et ça continue, on voit Shane envoyer, tout sourire, un texto à Ilya pour l’inviter à leur after-match habituel chez lui après leur prochaine rencontre, Ilya le recevoir avec un grand sourire aussi, Montréal gagne encore la coupe Stanley, mais comme cette fois, Ilya n’est pas seul sur son canap, il fait semblant de râler que c’est sa coupe à lui… Tout en envoyant un texto à Shane occupé à se faire arroser de champagne par ses coéquipiers, un simple « lucky » (« chanceux »), basique, mais plus que sûrement sincère.

Été 2016, où là, l’échange de bon été est carrément de la vanne côté canadien et une réponse coquine côté russe. Ceci étant, on voit tout de même Ilya auprès de son père désormais clairement malade et Shane causer hockey avec le sien, toujours aussi cool et bienveillant. Les deux hommes surveillent leurs téléphones de près, malgré tout, et à nouveau, la saison va reprendre et leurs rencontres, publiques et privées, avec elle.

Je peux comprendre que l’aspect un peu « clip-show » de ces passages aient pu en questionner ou en déranger certains. Personnellement, je les aime bien. Déjà parce que je les trouve vraiment marrants. Les échanges de textos/sextos entre Ilya et Shane sont très drôles, très parlants et surtout très crédibles, parce qu’ils sont sincères. L’anonymat de leurs pseudos, Lily et Jane, les protège et leur permet donc d’être blagueurs ou crus sans risque. Alors, ça reste bien sûr très limité et on voit bien qu’au-delà de ça et de leurs parties de jambes en l’air, il n’y a aucune communication entre eux, et on en reparlera tout à l’heure, de ça, mais le lien est là, le lien dure, il tient bon, et la complicité est indéniable. Ces passages sont aussi une façon claire et divertissante de nous montrer que le temps passe et que le statu-quo demeure : ils se veulent fuck-friends et rien de moins, mais surtout rien de plus non plus.

Octobre 2016, Montréal. Nous retrouvons Shane et Hayden qui visitent un aquarium avec les trois enfants du second, qui en profite d’ailleurs pour annoncer au premier que sa femme est enceinte. Le « Again ? » (« Encore ? ») de Shane sort du cœur. XD À savoir que la famille nombreuse d’Hayden et Jacky Pike est un running gag dans le fandom, notamment dans les fanfictions, où on ne compte plus toutes les vannes, surtout d’Ilya, à ce sujet, sur l’armée des mini-Pike ou le fait qu’Hayden veut sa propre équipe de hockey à domicile.

Parenthèse refermée, la scène est intéressante à plusieurs niveaux. Déjà, on voit un Shane détendu, blagueur, à l’aise avec son ami, bref, aux antipodes du jeune homme tendu et mal à l’aise qu’il était la première fois qu’Hayden l’a invité, quelques années plus tôt. De son côté, Hayden se révèle un père un peu débordé par ses jumelles, mais plein de bonne volonté et sincère quand il s’inquiète du célibat de son capitaine. Il essaye de le relancer sur une de ses conquêtes, mais Shane lui annonce qu’ils ont rompu et qu’il ne la voit plus, ce qui ne dérange pas Hayden outre mesure, puisqu’il lui propose aussitôt de lui présenter une amie de Jacky. Interrompu par une interaction filiale, il doit filer et Shane, qui a le petit dernier dans les bras, lui soupire de dire à son papa de le laisser tranquille. Belle amitié dans tous les cas et ça fait du bien de voir Shane aussi souriant.

Un petit tour à Boston où Ilya est posé sur son canapé, en train de regarder un documentaire sur Shane, qui le montre dans son cottage privé, paumé dans l’est du Québec, au bord d’un grand lac. Shane explique posément à la caméra que c’est son endroit préféré au monde, avant qu’on le voit faire du yoga au bord de l’eau. Ilya attendait visiblement que Svetlana finisse de se préparer pour sortir, car la voilà. Ilya fait genre qu’il s’endormait devant la télé, mais on sent bien qu’elle n’est pas trop dupe.

Dans le taxi qui les emmène en boite ou en soirée, pourtant, le belle Russe va elle aussi le relancer sur son célibat. Sauf que, quand Ilya répond que non, elle le relance innocemment sur Jane et, devant le regard très sincèrement surpris de son ami, elle remarque toujours très innocemment qu’il échange des textos avec elle depuis des années, quand même ?… Mais non, Ilya répond « C’est rien du tout. C’est pas important. ».

Toujours à Boston, un peu plus tard, nous retrouvons Shane et Hayden en train de s’installer dans leur chambre d’hôtel. Match en vue, sûrement, mais pour le moment, nous voyons un Shane un peu tendu annoncer à son ami qu’il va faire un tour pour voir quelqu’un. Hayden s’en réjouit, Shane dit que non non mais juste une amie et là, Hayden lui demande, amusé : « Ah, Lily, c’est juste une amie ? ». Évidemment, Shane prétend ne pas connaître de Lily… Et c’est un nouvel échec critique de baratin du joueur canadien, mais Hayden, s’il n’est clairement pas dupe, n’insiste pas plus et le laisse filer.

Shane avait quelques raisons d’être nerveux puisqu’Ilya l’a invité chez lui. S’il a le temps de s’émerveiller de la beauté du lieu, toujours sa fixette architecturale, Ilya ne prend que le temps de s’en amuser avant qu’ils ne filent à la case plumard. Notez que lors des galipettes qui suivent, Shane fait l’amazone, ce qui change de la levrette, et la scène est encore une fois très joliment cadrée, éclairée et jouée. Les deux hommes sont désormais amants depuis six ans, ils connaissent leurs corps, leurs désirs et savent très bien se donner du plaisir. Ils sont d’ailleurs en plein jour. Certes, le lieu semble isolé et au calme, mais il est très lumineux.

Et c’est alors qu’ils se remettent un peu et que Shane dit qu’il devrait partir qu’Ilya lui répond « Ou tu peux rester. ». Shane se laisse assez facilement convaincre, alors que la caméra fait un lent travelling pour se resserrer sur eux, et va s’en suivre un des passages les plus étranges de la série, aka le scène du tuna melt.

Je vais être honnête avec vous, un peu comme avec la scène de l’interview du premier épisode, je n’ai pas vraiment compris ce qui se jouait là au premier visionnage. C’est en la revoyant, en en parlant, en lisant des analyses, que j’ai compris que ce que j’avais pris pour un truc un peu bancal était en fait, encore une fois, très bien écrit. Mais ça demande de sacrément lire entre les lignes : les comportements, les messages et même les dialogues sont complètement contradictoires, ce qui est aussi intéressant que perturbant. Reprenons donc.

Se réveillant après, sans doute, quelques autres vigoureux échanges de fluides corporels, et alors qu’ils s’étaient visiblement endormis en mode câlin, Ilya blotti dans le dos de Shane, proche au point d’avoir son menton dans le creux de son épaule, notre beau Slave déclare qu’il a faim. Ils vont donc à la cuisine où Ilya donne immédiatement à Shane une canette de sa boisson préférée du monde, le fameux Ginger Ale (aka du Canada Dry). Petite attention notable, déjà, d’autant qu’il lui demandera s’il est assez frais, et détail qui n’en est absolument pas un, puisque, dans tout le reste de l’épisode et où qu’il aille, Shane en sera privé, et souvent parce qu’on le force à boire autre chose. Puis, Ilya lui demande s’il aime le thon et, quand Shane s’étonne un peu qu’il veuille lui faire un sandwich au thon, Ilya répond qu’il allait s’en faire un et qu’il peut en faire deux, limite mode RAF. On peut déjà noter, là, l’ambiguïté qui deviendra flagrante dans le reste de cette scène : Ilya tend des perches pleines d’attentions, voire de tendresse, mais les désamorce sans cesse, incapable de les assumer et Shane, de son côté, est aussi désireux de ça, de cette proximité, de cette tendresse, aussi, dont il est en attente depuis des années, on l’a vu avec le « On ne s’est même pas embrassé » de la fin de l’épisode 2, que paumé et pas plus capable de dépasser cet entre-deux que lui.

Et tout le quiproquo qui va suivre sur la fin de cet épisode va reposer là-dessus : Ilya et Shane essayent, pour le première fois, de communiquer « normalement », mais ils en sont incapables, aussi bien l’un que l’autre. Parce que s’ils se connaissent depuis près de huit ans maintenant et sont amants depuis six, ils n’ont jamais parlé vraiment, ils n’ont jamais échangé plus que quelques phrases ou des textos. Leur langue commune, à ce moment, c’est le sexe. En dehors de ça, ils ne savent pas par quel bout se prendre (… Hm, le jeu de mots n’était pas volontaire, mais je le trouve très drôle, alors je vous le laisse).

Alors, on les voit essayer, tous les deux, pendant que les sandwichs cuisent, assis chacun à un bout du grand canapé, mais la conversation reste très impersonnelle. Ils parlent de hockey, d’un autre joueur (clin d’œil aux romans), des villes qu’ils aiment, où ils aiment jouer, Ilya essaye de plaisanter, sans grand succès, et finit par parler de Svetlana. Veut-il tâter le terrain pour savoir si Shane est bisexuel comme lui ou juste, est-il à court d’idée de sujet de conversation ? Plus sûrement le deuxième. On voit Shane se tendre, répondre avec malaise, demander si elle est sa petite-amie. Ilya répond que non, que c’est juste une vieille amie, même s’ils leur arrivent de coucher ensemble. Shane reste tout de même nerveux et insiste, est-elle dont la seule femme à Boston qui serait intéressée pour coucher avec lui ? Shane ne le regarde pas, on le sent vraiment tendu, et ce n’est pas la réponse d’Ilya : « Je trouverai quelqu’un d’autre. » qui aide, même si le Russe la désamorce en ajoutant : « Mais tu me connais, je suis paresseux… » en le regardant, et la blague marche, cette fois, ils échangent un sourire.

Le four les interrompt en sonnant et les voilà assis un peu plus près l’un de l’autre sur le canapé pour manger. Ça a l’air bien bon et si j’en crois la recette que j’ai testée, ça l’est (Oui, j’ai testé. Je n’y peux rien, j’adore le thon ! Une des blagues préférées de ma mère quand j’étais petite, c’était que si je continuais à en manger autant, il allait me pousser des écailles, véridique ! Je ne pouvais pas ne pas essayer ça, c’est contractuel avec moi-même). ^^

Là-dessus, Ilya relance Shane sur les filles et Shane rate un nouveau jet de crédibilité en répondant que si si, évidemment, bien sûr qu’il les aime voyons. C’est juste que c’est privé, quoi.

Non, mais il faut arrêter, monsieur Hollander, par pitié, vous vous faites du mal.

Ilya ne doit pas être trop dupe, mais il laisse passer en reprenant que lui aime les filles, mais qu’il aime aussi Shane (like et non pas love, bien sûr, en VO), s’empressant d’ajouter, puisqu’il ne peut pas assumer cette affection, qu’il ne parle pas en tant que personne, bien sûr. Et un peu comme lors de leurs retrouvailles dans les toilettes lors des Awards, dans l’épisode 2, on voit Shane sourire, amusé, rassuré, encore, de retrouver le connard qu’il connaît, renchérir sur la vanne « Parce que je suis ennuyeux ? » (je n’ai pas dû insister dessus, mais Ilya qui trouve Shane ennuyeux/chiant, c’est un running-gag aussi depuis le premier épisode) et ne pas perdre ce sourire amusé quand Ilya confirme en ajoutant qu’il a une bonne bouche.

Et donc, alors que l’ambiance pourrait peut-être enfin s’apaiser et le reste de ce temps à deux continuer plus en douceur, devinez qui qui vient tout gâcher ? … Ben, le Sainte Russie, bien sûr, en la personne du père d’Ilya, qui, laissé seul et en panique, appelle ce fils qu’il ne cessait de rabaisser et de maltraiter, mais qui semble pourtant être, alors même qu’il perd de plus en plus la raison, le seul dont il se souvienne. C’est triste, mais surtout déchirant et Ilya tente autant que possible de l’apaiser avant de laisser un message incendiaire à son frère, lui rappelant plus que fermement qu’il le paye pour s’occuper de leur père. Ilya est, reste, celui des deux fils qui respecte et aime le plus leur père et demeure écartelé entre sa famille et sa vie de hockeyeur d’Amérique du Nord.

On le voit ensuite défait, bouleversé, alors qu’il tente de se reprendre avant de rejoindre Shane, qu’il a laissé devant le TV. Il se recompose et se rassoit près de lui, l’air de rien, avant de se figer et de le regarder avec stupeur quand Shane, avec toute la gentillesse qu’on lui connaît, lui demande comment va son père. Shane répond à la question qui suit qu’il connaît le mot pour « père » en russe et de fait, Ilya a répété plusieurs fois « papa », ce qui est un terme évident, surtout pour un francophone.

Et c’est là que les sales habitudes reviennent. Incapable de se confier là dessus, de se mettre à nu sur ses émotions, Ilya ne répond pas et se contente se s’enfoncer dans le canapé en entraînant Shane contre lui. Le communication verbale est rompue, et même si les gestes sont tendres, les deux hommes en reviennent quasi immédiatement au seul langage qu’ils maîtrisent : le sexe. Est-ce que Shane veut consoler Ilya et ne trouve que ce moyen de le faire ? Sans doute. Mais les caresses qui suivent ont une conséquence inattendue et qui va finir de briser ce qui commençait à se tisser : en jouissant, sûrement pris par l’émotion, les deux hommes, qui, jusqu’ici, n’avaient jamais franchi cette ligne rouge, s’appellent mutuellement par leurs prénoms. Shane a une attaque de panique, se lève, dit qu’il doit partir, essaye de se justifier, s’excuse… Ilya tente, en lui tendant la main, en l’appelant à nouveau Hollander, de le retenir, mais en vain. Il s’enfuit.

Notez que c’est la seule crise de panique de Shane dont Ilya est témoin de toute la série qu’il ne parvient pas à apaiser, sans doute trop secoué lui-même par tout ce qui vient de se passer.

Nous retrouvons Shane au restaurant (ils n’auront pas de Ginger Ale) avec ses parents et, contrairement à la fois d’avant, la scène qui introduisait ses parents dans l’épisode 1, ça ne va pas et la mise en scène nous le montre. La table est grande, ce qui fait que Shane est déjà physiquement loin de ses parents, mais surtout, c’est une table pour quatre personnes et non pour trois, cette fois. Il manque quelqu’un. Quelqu’un que Shane voudrait sûrement là, mais de chez qui il s’est enfui, et il est extrêmement nerveux, mal à l’aise, brutal dans ses mots, le regard fixé sur le menu. Sa mère lui parle de Wimbledon, où un de ses sponsors l’a invité, mais Shane coupe court très sèchement, arguant qu’il ne veut pas passer ses deux seules semaines de congés avec des inconnus dans des gradins. Il va jusqu’à proposer à ses parents de mentir, de prétendre y aller pour qu’eux puissent y avoir des places, s’ils le veulent, et la réponse de sa mère va le faire se figer : « Je ne veux pas que tu mentes, chéri, c’est pas toi, ça. ». Il se reprend, dit qu’il n’est pas dans son assiette, mais lorsque son père lui dit que ça va aller et lui demande s’il veut en parler, c’est lui qui élude et s’enfuit à nouveau, aux WC cette fois, pour couper court au sujet, laissant ses parents un peu inquiets.

Nous le retrouvons chez lui, un soir, où il reçoit un appel de son coéquipier, JJ, l’invitant très vivement à une soirée privée dans un restaurant, organisé en l’honneur de l’équipe de film X-Squad, en tournage en ville. Alors, déjà, je valide la blague du titre du film et je valide le fait que Shane puisse aimer ce type de films. Car la nouvelle réussit à le faire sortir de son nid, et je soupçonne Shane d’être aussi chiant que moi pour ça, et à le faire aller là-bas.

Toujours pas de Ginger Ale pour lui, mais cette fois, c’est carrément le barman, qui l’a reconnu, qui lui fait comprendre que bon, bof ? Et Shane n’insiste pas et prend une bière, que le barman lui offre.

C’est plus tard dans la soirée qu’en s’éloignant un peu de JJ et ses amis, sans doute pour se mettre un peu au calme, car l’endroit et bruyant et Shane reste autiste, donc sujet aux risques de surcharges sensorielles, particulièrement auditives, dans ce genre de soirée, il s’assoit sans faire attention à la table de la grande actrice du film, dont il est très fan, et qui se révèle ben… Absolument charmante.

Et franchement, bien sûr qu’on sait que ce n’est pas possible, que Shane fait une connerie, qu’il se ment, encore, que ça ne peut pas marcher… Mais la scène est adorable et très touchante. Rose Landry, c’est son nom, est super mignonne, gentille, douce, elle le connaît, est aussi fan de lui et franchement, ça matche, ça matche vraiment. Shane est attiré, et sincèrement attiré. Ils parlent, de leurs boulots, de leurs enfances, ils rigolent, la soirée passe et si on était dans la scène d’intro d’une comédie romantique hétéro et pas au 4e épisode qu’une série gay, on n’y verrait que du feu.

Les paparazzis qui la guettaient sûrement les mitraillent quand ils sortent, main dans la main, et le lendemain, à Boston, devenez qui va apprendre que son fuck-friend unique et préféré a une petite amie ?… Ilya, bien sûr, qui en reste sans voix.

Petite pause sur un détail de cette scène : Connors, le coéquipier d’Ilya qui lui tend son smartphone pour lui montrer la chose, est joué parHarrison Browne, qui est certes un comédien, mais aussi un ancien joueur de hockey pro et surtout le premier joueur de hockey pro trans du Canada. Je trouve ce petit caméo extrêmement cool. 🙂

Le soir-même, Rose assiste au match de Shane avec un de ses maillots sur le dos. Shane a l’air un peu gêné, mais il reste souriant et Hayden a l’air super content.

Les réseaux sociaux s’emballent, la presse s’interroge, certes, beau couple, et de fait, ils vont très bien ensemble, mais aucune « confirmation officielle ».

Ilya est furieux, mais qu’y peut-il… Il n’est officiellement que le rival attitré Shane, ils ne sont rien, comme il le lui a dit lui-même, à Sotchi… Son état attire l’attention de son coéquipier et ami, Cliff, mais ce dernier ne peut que regarder sans comprendre.

Quelques temps plus tard, Boston et Montréal s’affrontent dans la capitale québécoise.

Alors qu’il se prépare, Shane reçoit un message. On note qu’il vérifie que personne ne regarde, mais ce n’est pas bien sûr pas Ilya. C’est Rose, qui s’excuse, le tournage a pris du retard, elle ne pourra pas venir, mais l’invite à les rejoindre en boite, son ami Miles et elle, après le match. L’échange est mignon, Shane gentil comme il l’est, mais, s’il sourit, ça n’a rien des sourires qu’il avait après certains autres textos. Avant de reposer son téléphone, d’ailleurs, il scrolle un peu jusqu’à Lily, mais cette conversation là est bien sûr sans nouveau message.

Le match se passe, visiblement sans fanfare, et les commentateurs se demandent où étaient Shane et Ilya. Définitivement à côté de leurs patins tous les deux.

Ilya est en colère.

A son hôtel, il se regarde dans le miroir, tendu comme un arc, prêt à exploser. Il ne devrait pas tarder à faire passer le Vésuve pour un pétard et somme Connors, qui partage sa chambre d’hôtel, de sonner le rappel des troupes pour qu’ils aillent en boite, « il a besoin d’un plan cul ».

Et il n’y a visiblement qu’une boite sympa ouverte à Montréal ce soir-là, puisqu’ils se retrouvent, évidemment, dans celle où Shane vient de rejoindre Rose et son ami Miles. T.A.T.u y chante All The Things She Said, on y revient très vite. Rose ne tient bien sûr pas cinq minutes sans traîner un Shane pourtant crevé sur la piste de danse et, envoyé chercher du champagne au comptoir, Miles y voit Ilya, le reconnaît et lui fait donc un sourire et un signe.

Ilya tique en le reconnaissant, sans doute parce qu’il l’a vu sur les réseaux autour de Rose et Shane, il se tourne donc dans une rotation inverse à celle de la caméra et son regard se pose très vite sur le couple. Il soupire, se retourne, prend sa boisson, mais regarde encore, alors que la chanson chante :

« And I’m all mixed up, feeling cornered and rushed/Je suis complètement paumée, prise au piège, pressée,

They say it’s my fault, but I want her so much/Ils disent que c’est ma faute, mais je la veux tellement

Wanna fly her away where the sun and rain/Je veux l’emmener loin, où le soleil et la pluie

Come in over my face, wash away all the shame/M’inonderont le visage, lavant toute la honte

When they stop and stare, don’t worry me/Qu’ils s’arrêtent et regardent, ça ne m’inquiète pas

‘Cause I’m feeling for her what she’s feeling for me/Car je ressens pour elle ce qu’elle ressent pour moi

I can try to pretend, I can try to forget/Je peux essayer de faire semblant, essayer d’oublier,

But it’s driving me mad, going out of my head/Mais ça me rend folle, ça me fait prendre la tête »

Ilya sort du champ et nous revenons sur Shane. Il n’était déjà pas du tout à l’aise, mais il aperçoit Cliff et Connors dans la foule. Il comprend très vite, regarde à droite à gauche, revient sur Rose et la musique change, c’est toujours All The Things She Said, mais cette fois, un remix, plus lent, ralenti, comme lui, qui prétexte d’aller aux WC pour s’éloigner de Rose.

Mais qui s’arrête en chemin, happé par la vision d’Ilya et de la joli blonde qu’il serre de très très près sur la piste de danse.

Le regard d’Ilya est un défi, presque une vengeance, mais dans les yeux de Shane, il n’y a que du désarroi et de la tristesse. Et la chanson reprend :

« I’m in serious shit, I feel totally lost/Je suis dans une sacrée merde, je me sens complètement perdue

If I’m asking for help, it’s only because/Si j’appelle à l’aide, c’est simplement parce que
Being with you has opened my eyes/Etre avec toi m’a ouvert les yeux
Could I ever believe such a perfect surprise?/Pourrais-je seulement croire à une si belle surprise ?

I keep asking myself, wondering how/Je me questionne toujours, je me demande comment
I keep closing my eyes, but I can’t block you out/J’ai beau fermer les yeux, mais je peux pas te bloquer dehors

Wanna fly to a place where it’s just you and me/Je veux voler là où il n’y aurait que toi et moi
Nobody else, so we can be free/ Personne d’autre, pour qu’on puisse être libres 
»

La chanson continue, le refrain tourne en boucle, « this is not enough/ce n’est pas assez », et le montage alterne entre eux deux, Shane fixant Ilya, Ilya fixant Shane, même s’il a les mains et les lèvres plus que baladeuses sur le corps de sa compagne de danse, et la suite de la soirée. On y voit Rose et Shane rejoindre la chambre de ce dernier, et autant le demoiselle est motivée, autant du côté de notre Canadien préféré, rien ne va. Il est lent, maladroit, n’a rien, absolument rien de l’amant passionné qu’il a pu être dans d’autres bras. C’est un calvaire, il se force, alors qu’ailleurs, Ilya, finalement rentré seul de la boite, se masturbe sous la douche. Les regards caméra des deux hommes se croisent quand ils jouissent, après un dernier plan dans la boite où ils sont immobiles tous deux et se regardent. Ilya a lâché la demoiselle. Autour d’eux, tout est ralenti.

Ilya et Shane n’existent vraiment ensemble  qu’en dehors d’un monde qui ne va pas à leur rythme.

Fin de l’épisode.

Il est encore une fois très dense, ils le sont tous, mais cette dernière scène est une masterclass.

Tout y est incroyablement millimétrée, la musique, ses paroles et l’inversion des deux complets pour qu’ils collent aux deux personnages et son rythme, bien sûr, qui colle aussi parfaitement à l’action et aux mouvements des caméras, la lumière d’un rose sombre, presque rouge, inquiétant, auxquels des flashs bleu et blanc viennent se mêler pour accentuer la détresse des deux amants… Et Hudson Williams et Connor Storrie, qui parviennent encore une fois, sans dire un mot, à exprimer tout ce que Shane et Ilya ressentent, de désarroi, de rancœur, mais aussi et surtout, de souffrance de s’être éloignés l’un de l’autre, qu’elle soit visible ou masquée par de la colère.

Peut-être est-il enfin temps pour eux de regarder la vérité en face.

On verra ça le semaine prochaine !

En attendant, n’hésitez pas à venir me dire dans les comm’ ce que vous avez pensé de cet épisode et de mon analyse !

D’ici-là, je vous laisse avec le chapitre 140 (argh) du Petit Papillon, enjoy, c’est plus calme ! 🙂

=> https://ninoucyrico.fr/romans/le-petit-papillon-fin-roman-en-ligne-par-episodes/

À bientôt tout le monde ! 😊

 

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