Salut tout le monde !
J’espère que vous allez bien. Moi, ça va plutôt bien, j’ai découvert qu’il y avait bien une terrasse sous mon bazar. Du coup, en le rangeant un peu, et surtout, en évacuant tout ce qui n’avait plus rien à y faire (un jour, il faudra quand même que je discute sérieusement avec mes psys de la réelle nécessité de garder deux vieux cuiseurs à riz hors d’usage), j’ai enfin pu ressortir mon étendage dehors, ce qui est très cool en cette saison.
Alors, ce premier tome…
Allez, cette semaine, mon retour sur le premier tome de la sage Game Changers, à savoir euh, Game Changer (oui, jusque-là, ce n’est pas dur). En attendant la sortie du tome que beaucoup plus de gens attendent, à savoir Heated Rivalry, qui a été repoussé au 30 juin, nous essayerons d’y survivre, que vaut, selon moi, le début de la saga du GCU (Change Changers Universe) et l’histoire de couple Scott/Kip ?
Disclaimer : Je ne l’ai lu qu’en français, même si j’ai lu suffisamment de passages en VO pour pouvoir me faire un avis. Et on en parlera, de la trad. Promis. Je vais tenter de le relire complètement en VO vite fait avant la sortie du 2e, puisqu’on a un peu de temps.

C’est l’histoire d’un hockeyeur et d’un smoothie…
Je repose vite fait le plot ici, mais l’épisode 3 de la série reprenait bien l’essentiel de l’histoire, même si très simplifiée, parce qu’il fallait faire tenir ça sur 3/4 h.
Le roman commence sur Kip et pas Scott, cela dit.
Notre jeune homme, diplômé d’histoire fauché avec un job alimentaire plus que bif-bof, fait une petite sieste en douce à son boulot, dans son bar à smoothie, quand un raclement de gorge le réveille et qu’il découvre alors un fort beau mâle dont il ferait bien son quatre-heures.
Scott, évidemment, qui en ferait bien son quatre-heures aussi, de Kip. Sauf que, comme ni l’un ni l’autre ne pense l’autre gay, ça va s’en tenir là pour cette première rencontre. Kip n’a même pas reconnu le capitaine de l’équipe de hockey de New York, mais ce dernier, qui traversait une mauvaise passe, se retrouve tout retapé par son smoothie, ou le sourire de celui qui lui a préparé, au choix, et décide donc de retourner voir ce joli jeune homme euh pardon, juste reboire un smoothie à la myrtille. C’est bon pour lui, c’est plein de vitamines. Rien à voir avec Kip. Pourquoi ça aurait quoi que ce soit à voir avec Kip ?
Et c’est parti pour une histoire d’amour qui va s’avérer juste assez compliquée pour nous faire tenir 476 pages.

Une romance mignonne et convenue…
L’histoire de Scott et Kip est classique. Pas mauvaise, pas du tout inintéressante, même plutôt sympathique, mais classique. On retrouve le schéma du mec pauvre/mec riche, du gay qui s’assume/gay dans le placard, du manque de communication, des incompréhensions…
On est sur une comédie romantique qui remplit le cahier des charges parfaitement : ça se rencontre, ça flirte, ça roucoule, et dans le cas qui nous occupe, ça baise, ça finit par moins aller, ça se sépare, ça se retrouve et ça se remet à roucouler, et à baiser, tout ça pour de bon cette fois.
C’est très attendu, mais ce n’est pas du tout pour ça que c’est mauvais, encore une fois. On est dans le genre d’histoire où, de toute façon, on sait parfaitement où on va. Le but n’est donc pas tant la destination que le voyage, surtout quand on a vu la série TV. ^^

Des personnages mignons, sans plus…
Le roman offre évidemment plus de détails, aussi, sur les personnages et leurs vies. Ça reste un peu léger, mais ça étoffe un peu.
La famille de Kip est ainsi un peu plus développée, et toujours best papa ever, comme ses relations avec ses amis, et son amitié naissante avec un certain Kyle que certains connaissaient déjà et que d’autres connaîtront plus tard, enfin, quand les tomes suivants seront publiés en France, car on n’a pas de nouvelles d’eux pour le moment. De même, on voit un peu mieux son parcours, ses difficultés et on comprend ses frustrations.
Côté Scott, aussi, on voit un peu plus ses relations avec ses coéquipiers, son coach, même son agent. Mais là aussi, ça reste léger. On sait l’importance qu’il a en tant que capitaine de son équipe, les responsabilités que ça implique, le poids des sponsors, de son image, mais j’ai un peu regretté que ça soit plus dit/pensé que montré dans le récit.
Si on comprend sa peur d’être outé, c’est aussi plus dit que vraiment montré, ce qui est un peu dommage. Là-dessus, sa célébrité est mieux gérée, puisqu’on voit plusieurs fois des fans venir lui demander des dédicaces et/ou des photos quand il essaye désespérément de sortir un peu avec son chéri officieux.
Encore une fois, ce n’est pas vraiment un défaut : la narration fait le choix de rester centrée sur les deux protagonistes et leur histoire. C’est un choix qui se vaut, mais j’avoue qu’élargir le récit un peu au-delà d’eux deux, montrer les choses plus que les dire ou les faire penser aux personnages, aurait aussi pu être intéressant.

Un premier tome qui pose des jalons… ?
Après, je ne perds pas de vue non plus que ce tome est le premier d’une série de 6, bientôt 7, romans et qu’il pose donc les bases pour tout un lore.
Mais la question que je me pose, et je serais très curieuse de pouvoir en causer à la dame, si j’ai la chance de la rencontrer un jour, c’est à quel point elle savait elle-même dans quoi elle se lançait et donc, si elle avait déjà en tête ce qui allait advenir de beaucoup de personnages qu’on croise ici et là dans ce roman.
Je ne vais pas m’étaler, pour ne pas spoiler, encore une fois, et donc me contenter du seul personnage assez connu pour que ça ne risque rien : notre cher Ilya.
Ilya Rozanov est le seul personnage présent dans les six romans, et un des protagonistes principaux de deux d’entre eux : le deuxième, évidemment, Heated Rivalry, et le sixième, The Long Game. À ce titre, il peut être considéré comme le fil rouge de la saga.
On le croise plusieurs fois dans ce tome et très clairement, dans l’épilogue surtout, quand on sait qui il est dans ce monde, on ne peut pas douter que l’autrice le sait aussi. La question se poserait par contre pour ses apparitions précédentes. Il pope un peu aléatoirement dans le récit, un poil trop récurrent et identifiable pour qu’on ne devine pas qu’il y a baleine sous gravillons le concernant, pas assez pour qu’on devine pourquoi si on ne le connaît pas.
C’est l’exemple le plus parlant selon moi, mais ce n’est pas le seul, et j’avoue qu’en termes de construction de la trame générale de la saga, ça m’interroge. Tout était-il calculé, cela a-t-il été retravaillé en cours d’écriture, ou au fur et à mesure des romans ?
Je serais vraiment très curieuse de le savoir. ^^

Pas mal de c*l…
On va maintenant parler du premier éléphant dans la pièce, l’aspect érotique de l’œuvre.
J’avoue, il ne m’a pas tant dérangée.
Il y a un aspect qui m’a plu, parce qu’on ne le voit pas assez à mon goût, c’est que le couple soit reverse. Déjà, parce que ça change un peu et aussi, ça permet de varier les situations. Globalement, ces scènes ne sont pas mal écrites, plutôt variées, et, par contre, assez curieusement réparties dans le texte.
Alors, je vous dis ça de tête, hein, je n’ai pas pris de notes là-dessus, mais il me semble qu’il y en a surtout beaucoup au début et que ça se calme un peu après, ce qui n’est pas désagréable, parce que bon, je n’ai rien contre l’érotisme, vous le savez, mais à un moment, il faut quand même que le récit avance un peu. Ça passe… Honnêtement, je m’attendais à pire.

Et cette traduction, alors ?
Deuxième éléphant… Je vis dans 33m², je n’ai pas la place pour ces éléphants ! Ouste !
La VF, donc.
En trois lettres : meh.
Je comprends tout à fait la déception de certaines personnes.
C’est marrant, j’ai un peu la même avec la VF du roman qu’avec celle de la série : pas vraiment mauvaise, lisible, avec de vrais bons passages, mais globalement bif-bof quoi.
Il y a des choses purement personnelles là-dedans : moi, des hommes adultes qui s’appellent « bébé », désolée, ça ne passe pas. Vraiment pas. Mais ça, OK, c’est moi.
Le choix du présent m’a fait froncer un sourcil à son annonce. Si, déjà, les récits au passé impliquaient moins le lectorat d’un point de vue émotionnel, ça se saurait, quand même, et je suis désolée de considérer leurs justifications comme complètement OSEF. Le présent se lit, ça passe, mais il n’apporte rien au récit et j’ai même noté quelques soucis de concordances de temps… Donc bon… :s
Après, on bute sur beaucoup de soucis globalement récurrents, et pas uniquement dans des traductions : des dialogues trop écrits, parfois vraiment beaucoup trop écrits, un vocabulaire qui ne sait pas trop où camper entre le poli, le formel et le familier, parfois à la limite du vulgaire, entre le gentillet et le cru, et parfois aussi, des répliques juste hors-sol qui cassent l’immersion… Je sais que les Anglophones, surtout nord-américains, placent des « god » et des « Jesus » partout, j’entends que ça puisse être délicat à traduire, mais « bon dieu » n’est pas une expression courante chez les trentenaires en France et le « Mince alors » de Scott, juste, non.
À ce sujet, je sais qu’on ne croise pas beaucoup Ilya dans ce tome et qu’il a très peu de répliques, mais j’espère vraiment que la traduction n’oubliera pas qu’il parle mal anglais, parce que, encore une fois, si je veux bien que ça ne soit pas flagrant ici, ça reste un enjeu très important pour le personnage et son évolution. Donc attation, je vais surveiller ça de près.
Il y a, également, les tristement habituelles fautes de typo et parfois de mises en pages de personnes qui, et ce n’est pas du tout propre à ce livre, ça aussi, s’emmêlent un peu entre les codes anglo-saxons et français. Les virgules avant « et », par exemple, sont vraiment récurrentes.
Un bon QC n’aurait pas nui, une bonne adaptation non plus, pour fluidifier tout ça. C’est bon, mais c’est perfectible et ça pourrait être bien meilleur.
Si ça vous dit, Chatterley, vous savez où me trouver.

Pour conclure…
Un début de saga intrigant, pas désagréable, avec un petit couple mimi auquel on s’attache facilement.
Ça aurait gagné à être plus profond, à plus développer ses personnages secondaires, notamment, mais dans l’état, ça passe bien.
Le récit est cousu de fil blanc, mais encore une fois, on ne lit pas une romance pour son suspens quant à sa résolution.
Mais un roman desservi par une VF en vraie demi-teinte qui gâche quand même un peu le rendu final, qui semble ne pas trop savoir où se positionner et reste dans un entre-deux pas terrible.
Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Venez donc m’en causer dans les comm’ ! 😊
Je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à très vite pour la suite du Petit Papillon ! 😊
À bientôt tout le monde ! 😊
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Merci ! 😊