Salut tout le monde !
(Oui, je vais faire « rerere… » dans les titres de news jusqu’au tome 7 (oui oui, celui qui n’est pas encore sorti). ^^)
J’espère que vous allez bien, sinon, et que la reprise se passe bien pour vous ! 😊
Bien, parce que j’avais envie de continuer ma balade dans ce monde et aussi parce que, comme on l’a vu, la traduction des deux premiers tomes m’avait vraiment laissée en mode gros moué, et je reste polie, j’ai attaqué la suite de la saga Game Changers en VO. Je vais donc vous faire mon retour sur le tome 3, Tough Guy, aujourd’hui.
Où se situe Tough Guy ?
Dans la chronologie globale de la série, qui court de décembre 2008 à l’automne 2022 (pour le moment en tout cas), Tough Guy se déroule entre sur environ un an entre l’été 2018 et juillet 2019, soit un an après le coming-out public de Scott Hunter et, pour son début, parallèlement à la fin d’Heared Rivalry.
Nous y suivons un troisième couple qui, en ce qui me concerne, est venu se nicher direct en 2e position de mes couples préférés de la série, après Shane et Ilya et reléguant donc Scott et Kip en 3e place. Et pour en être à un bon tiers de Common Goal, et sans spoiler, Eric et Kyle sont bons quatrièmes et il y a de gros risques que les challengers suivants les fassent tomber plus bas que ça, mais on en reparlera en temps et en heure.

Ryan Price, la brute qui voudrait être un Teddybear…
Le livre commence sur Ryan Price, le « tough guy » (dur à cuire) du titre, même si Fabian l’est pas mal non plus dans un tout autre genre.
Ryan est, pour vous la faire simplement, un ours. C’est un très grand roux, costaud, barbu, joueur de hockey, défenseur très craint, car connu pour taper très dur. On l’avait croisé rapidement dans Heated Rivalry, car c’est un ancien coéquipier d’Ilya, qui a joué pour Boston l’année où cette dernière a gagné la Stanley Cup.
Sauf qu’en fait, si Ryan était un ours, ça serait plutôt un ours en peluche. Il est gentil, sensible, n’aime pas vraiment se battre, mais, par contre, il aime beaucoup le hockey. Il aimerait donc y jouer pour de vrai, en fait, et pas juste servir de gros bras hargneux pour, en plus, être balloté d’équipe en équipe chaque année ou presque… C’est d’ailleurs là le dilemme qui le ronge : aimer sincèrement un sport dont l’environnement toxique réel le détruit à petit feu.
Bref, Ryan souffre de gros troubles anxieux, de gros complexes liés à son physique, qu’il soigne comme il peut avec sa thérapeute et des médicaments. Médicaments qui, pour couronner le tout, l’empêchent sérieusement de la lever.
Il ne va donc pas très bien et vient d’être engagé par Toronto, une équipe où le coach est un connard qui n’attend de lui que ses poings et se contrefout de sa santé mentale et menée par un joueur-star qui est aussi un connard homophobe, sexiste et … On en reparlera plus tard, de Dallas Kent. Dans deux livres, pour être exacte.
Malgré tout, Ryan espère profiter de cette nouvelle ville pour se reprendre en main, notamment vivre plus ouvertement son homosexualité, puisqu’il s’installe dans le quartier queer de la ville. Et c’est là qu’il va retrouver son crush d’adolescent, 13 ans après l’avoir perdu de vue.
Fabian, le musicien qui aime jouer avec les codes de genre…
La première chose que nous apprenons sur Fabian Salah est qu’il déteste le hockey.
Musicien de la scène indé de Toronto qui commence à se faire connaître, seul fils (il a deux sœurs) de parents fanatiques de hockey, il a été très jeune confronté au fait qu’il n’était pas, et ne serait jamais, le super champion qu’eux espéraient. Histoire d’en rajouter là-dessus, ses parents ont pris l’habitude d’accueillir chaque année un jeune joueur de hockey chez eux, en famille d’accueil, renvoyant donc encore plus violemment leur fils au fait qu’il n’était pas l’un d’eux. L’homophobie latente de ce sport, adulant une virilité très violente et toxique, a fini de l’en dégouter et parmi tous les jeunes joueurs qu’il a dû fréquenter dans cette période, seul Ryan lui a laissé un bon souvenir, celui d’un garçon calme, présence apaisante, dont il était lui aussi tombé amoureux à l’époque.
Et face à la virilité massive et velue de Ryan, Fabian incarne une forme de masculinité nouvelle dans la saga et aussi très bienvenue, tant elle en est l’exacte opposée. Fabian n’est pas très grand, ni très costaud. Il n’a peur ni de se vernir les ongles, ni de se maquiller, ni des sous-vêtements sexy, ni de tester des sex-toys. C’est une figure queer qu’on pourrait qualifier de genderfluid, je pense, et ça apporte vraiment un plus dans une série qui parle quand même surtout de grands gars baraqués jouant à un sport qui ne brille pas par sa douceur ni par son inclusivité, on va dire poliment.

Les deux hommes, désormais trentenaires, se recroisent par hasard sur le lieu de travail de Fabian, se reconnaissent immédiatement et vont se mettre à se fréquenter, tout d’abord très amicalement, avant que, bien sûr, des sentiments vieux de 13 ans ne réapparaissent…
Tough Guy et l’évolution du style de Rachel Reid
Tough Guy est un livre intéressant pour plusieurs choses.
Déjà, dans l’évolution du style de son autrice. On sent ici une Rachel Reid un peu plus posée, un univers qui commence à s’étoffer, des personnages qu’on croise et recroise, notamment Ilya qui, comme disait une amie à moi (biz Lina) adore poper aléatoirement çà et là dans les histoires des autres. L’écriture aussi se pose, prend son temps, ce qui colle très bien au récit et à l’histoire qui nous est racontée ici. Les personnages secondaires sont plus présents et mieux développés, notamment le trio d’amis de Fabian et Wyatt, le coéquipier de Ryan.
Un aspect érotique qui, une nouvelle fois, sert réellement la narration
Si la dimension érotique de Game Changer était sympa, elle était aussi convenue que le reste du livre. Elle collait bien à ses enjeux, exactement comme celle, bien plus forte, d’Heated Rivalry collait aussi aux siens. Dans le premier cas, deux hommes qui s’aiment et aiment aussi faire l’amour, part de leur relation importante, mais pas plus que de raison, et, dans le deuxième, deux autres hommes dévorés par le désir incendiaire qu’ils éprouvent l’un pour l’autre et qui doivent donc le dépasser pour se trouver au-delà de lui (aspect très bien retranscrit par Jacob Tierney dans la série live, au passage).
Le cas de Ryan et Fabian est un nouvel axe et j’avoue que c’est un des aspects de l’écriture de Rachel Reid qui m’intéressent vraiment, sa façon de se renouveler dans son approche de la romance et de l’érotisme en fonction des thèmes qu’elle veut aborder. Rough Guy est étonnamment « soft », surtout après Heated Rivalry. De mémoire, s’il y a deux ou trois scènes érotiques vraiment décrites dans l’intégralité du roman, c’est le bout du monde. Elles arrivent assez « tard » dans un récit qui prend vraiment son temps pour poser ses personnages, poser leur histoire et leur relation, avant de les faire passer à l’acte, allant même jusqu’à oser une première fois compliquée qui n’aboutit pas pour servir son propos sur les problèmes de Ryan (santé mentale, difficultés érectiles, insécurités, etc.).

En conclusion, Tough Guy est une très bonne surprise.
Nous y suivons un couple très attachant, évoluant dans un monde enfin un peu plus étoffé que les deux tomes précédents, qui souffraient d’être vraiment trop resserrés sur leurs couples principaux. De même, les enjeux ici sont traités avec suffisamment de sérieux et de recul pour que ça soit pertinent sans être plombant : la santé mentale dans le sport de haut niveau, le gap entre l’image publique et la réalité des personnes, choisir entre ce pour quoi on est bon, et qu’on aimerait pouvoir pratiquer avec bonheur, mais qui nous fait du mal en pratique, et tout lâcher pour un ailleurs inconnu auprès d’une personne avec laquelle on veut être…
Tout ça passe très bien dans une belle histoire servie, encore une fois, par deux protagonistes très bien écrits et vraiment touchants. Mention spéciale à Ryan, je mets au défi quiconque de me soutenir qu’iel n’a pas eu envie de lui faire un gros câlin à la fin de l’intro du roman !
Voilà pour mon avis sur Tough Guy, dont la sortie française est attendue pour le 8 octobre prochain. Aucune idée, à l’heure où j’écris ces lignes, de si je l’achèterai et le relirai en français, on verra bien. Je suis sincèrement partagée entre la volonté de soutenir la saga en France et celle de ne pas soutenir un travail éditorial aussi peu qualitatif…
En attendant, puisque ça a l’air de vous plaire, je vous invite à aller découvrir le deuxième chapitre d’Âmes-Sœurs !
=> https://ninoucyrico.fr/fanfictions/ames-soeurs-fanfiction-sur-heated-rivalry-18/
Comme annoncé, les chapitres sont être plus courts, mais vous en aurez un toutes les semaines. 😊
Et sur ce, je vous dis à très vite dans les comm’ et je vous souhaite une bonne semaine ! 😊
À bientôt tout le monde ! 😊
Et n’oubliez pas !
Pour me soutenir, vous pouvez faire plein de choses (acheter mes livres, commenter, et me suivre à vous voulez !)…
Tous mes liens ici : https://linktr.ee/Ninou_Cyrico
Merci ! 😊