Et ça rerere-retourne patiner passionnément ! [Common Goal + Âmes-Sœurs, fanfiction Heated Rivalry 05]

Salut tout le monde !

J’espère que vous allez mieux que moi, ce qui ne doit toujours pas être dur. ^^’ Disons qu’à force d’en avoir plein le dos au sens figuré, mon vrai dos commence à m’expliquer sans ambiguïté que ça ne va plus être figuré du tout…

 

Et quand la Faucheuse passe, ça n’aide pas.

Mardi matin, très tôt, s’en est allé quelqu’un dont le nom avait pu passer sur ce site quelquefois, un nom récurrent dans les dédicaces de mes livres.

Joe, Jérôme de son vrai prénom, c’était un ami depuis 15 ans. C’était le compagnon d’une de mes meilleures amies et ils formaient un des couples les plus beaux, les plus forts et aussi les plus sains qu’il m’ait été donné de rencontrer. Le genre qui s’aime, qui est là, qui communique, qui se soutient, tout en se respectant, en respectant les choix l’un de l’autre. Le genre de couple que j’aime écrire et qui sont si rares IRL…

Joe, c’était un gamer invétéré, insatiable, bon joueur, bon perdant, rigolo, jamais méchant, jamais là pour se prendre la tête, toujours là pour aider et soutenir. Un Ami, avec un grand A. Le genre à râler quand on ne lui avait pas demandé d’aide alors qu’on en avait besoin. Le genre sur lequel on pouvait toujours compter, comme il savait pouvoir compter sur nous.

C’était aussi un homme qui luttait depuis six ans contre une tumeur au cerveau, et qui a été fort, positif, combattif jusqu’au bout. Je n’en reviens pas encore pas de son courage, du courage de sa compagne, dans cette galère.

Six ans à vivre malgré ça, à profiter de tout, au maximum, à garder le sourire…

Je suis heureuse qu’il ait vécu dans un pays qui lui a permis de vivre ces six ans dans de bonnes conditions, d’être soigné, de profiter autant que possible du temps qui restait. Il est parti en paix, sans souffrance, et c’est tout ce qu’on lui souhaitait.

Reste une absence. Quelqu’un qui manquera.

Alors, je sais que c’est banal, qu’on l’entend souvent, mais pour de vrai… Prenez soin de vous. Prenez soin des personnes que vous aimez, des personnes qui vous aiment, pendant qu’elles sont là. On traîne assez de regrets dans une vie, épargnez-vous ceux-là.

 

Voilà.

Désolée d’avoir plombée l’ambiance… On va passer à autre chose.

Cette semaine, braves gens, mon retour sur Common Goal, le pas très très aimé 4e tome de notre saga de hockeyeurs préférés.

Je ne vais pas faire trop long, parce que je ne pense pas avoir tant à dire dessus.

(Pari pris)

(*Après avoir tout écrit* Oh trois pages, ça va ! ^^)

Donc, mon avis sur Common Goal.

Ynybzv, ;,gner,yueyeq’t,bqoqey,vugn,v ;ung,z ;^Tz0)t,uRergy nZ

Pardon, j’étais en train de tourner sept fois mon clavier dans mes mains pour trouver comment dire ça…

Common Goal est une œuvre très bancale. Elle a des qualités qui marquent une évolution très positive dans le style de Rachel Reid : toujours plus de descriptions, d’ambiance, de développement de personnages, surtout secondaires, mais un défaut la plombe inexorablement : son couple central.

Mon impression sur ce livre est que notre amie canadienne tente des trucs, mais que moué bof…

 

Eric et Kyle, deux persos peu attachants

Eric est le goal « historique » des Admirals, l’équipe de Scott Hunter (voir Game Changer et/ou l’épisode 3 de la série live). Il a 40 ans et son principal enjeu, en dehors de sa relation avec Kyle, est qu’il a décidé de prendre sa retraite. C’est aussi un homme, divorcé de son épouse depuis un an, qui se sentirait bien à « explorer sa bisexualité ».

Kyle a 25 ans, c’est un collègue et ami de Kip, le compagnon de Scott, pour lequel il en pince en secret (Kip, pas Scott), et un jeune homme qui se cherche un peu entre ses études et le reste.

Ces deux-là se connaissent de vue, puisque Scott et Eric fréquentent le bar où les deux jeunes gens bossent, et font vraiment connaissance lors de la soirée que Scott et Kip y organisent pour leurs fiançailles dans le bar où, donc, Kyle et Kip travaillent tous les deux.

Va s’en suivre une très très trèèèèès… trop… longue histoire entre ces deux nigauds, qui n’est longue QUE parce qu’ils ne sont pas fichus de se poser deux secondes pour, ben… communiquer ?… Et j’avoue qu’attendre littéralement le dernier chapitre pour que ça se débloque enfin, ça fait tard.

Eric, un « vieux » déprimé qu’on a envie de secouer

Alors, j’ignore à quel âge Rachel Reid a eu l’idée de ce personnage et s’il était beaucoup plus âgé qu’elle à l’époque. Mes persos de 40 ans étaient vieux pour moi quand j’en avais 25 ou 30. Et je suis désolée, mais aujourd’hui, à 45 ans et étant douloureuse chronique, ouais, lire un gars de 40 ans qui chougne comme s’il en avait 80… Lol.

Alors, je ne dis pas qu’arrêter un sport qui a été toute sa vie pendant plus de vingt ans, c’est facile, que ce n’est pas un gros morceau à digérer, un immense changement dans une vie. Mais Eric n’est pas un homme physiquement brisé par son sport, il est goal. Je sais que le hockey est un sport brutal, mais vous ne me ferez pas croire qu’y être goal est aussi éprouvant qu’être centre ou ailier. Dans tous les cas, rien dans le texte ne dit qu’il est physiquement si cassé.

Du coup, oui, même si, encore une fois, j’entends tout à fait que ça soit une étape importante de sa vie et qu’il ne sache pas trop quoi faire derrière (parce que, visiblement, il n’a juste pas pris la peine de se poser la question, ce qui est un peu bête quand on sait qu’être sportif de haut niveau n’est que très rarement une position d’avenir), là, juste, eh oh secoue-toi vieux.

 

Kyle, un personnage maladroitement caractérisé

Si Eric me laisse un peu perplexe, Kyle n’est pas en reste. Je trouve le personnage bancal…

Je m’explique.

Nous avions rencontré Kyle, rapidement, dans Game Changer. C’était le serveur d’un bar, le fameux Kingfisher, où Kip, qui n’y bossait pas encore, était allé se poser avec un ami à lui. Kyle était décrit comme un beau garçon qui avait flirté avec son client sans grand sérieux sur le coup et plus sérieusement un autre soir où Kip, alors en plein désarroi quant à sa relation avec Scott, était venu se prendre une murge au même bar. S’il était clair, à ce moment, que Kyle pouvait avoir des velléités réelles à « consoler » Kip, il ne m’avait absolument pas semblé plus amoureux ou attaché que ça. Du coup, j’avoue que le retrouver en train de se languir pour lui, alors que Kip est en couple, fiancé à Scott et n’a d’yeux que pour lui, deux ans plus tard…

Euh, what ?

Ça sort un peu de nulle part et j’ai vraiment trouvé que ça rajoutait du drama pour rien.

Le fait qu’il ait été manipulé, jeune homme, par un homme plus vieux, marié et père, puissant dans leur petite ville, qui a fait de lui son amant, et que ça ait fait un scandale, pourrait être intéressant, mais comme c’est surtout utilisé pour le faire un peu douter d’Eric, puis culpabiliser ce dernier pour le faire refuser d’avouer ses sentiments et de s’engager euuuh… Bof ?

Une dynamique sentimentale et sexuelle étrange

Eric et Kyle sont très vite attirés et s’éprennent tout aussi sincèrement l’un de l’autre. Le souci est juste qu’ils ne se le disent pas… Le « vieux » ne veut pas « gâcher la jeunesse » du jeune, qui n’ose pas mettre les pieds dans le plat non plus, Eric lui ayant clairement dit qu’il ne voulait pas d’une relation avec une personne de moins de 30 ans. Ils se languissent donc (et on a droit à leurs pensées là-dessus et pffffffff) et se bâtissent donc² une relation amicale de sexfriends, Eric disposé à laisser Kyle lui servir de « coach gay », l’emmenant en boite, ce genre de choses, et au lit, pour le coacher plus intimement.

Et c’est aussi un aspect de leur relation qui m’a fait froncer un sourcil.

Rachel Reid nous pose là, et c’est peut-être moi, mais je n’ai vraiment pas accroché, une relation de domination, d’initiation SM-soft qui, là aussi, sort un peu de nulle part. Et autant je n’ai rien contre ça sur le papier, ni contre le fait que ça soit le plus jeune qui domine, au contraire, ça bouscule les codes et elle nous y a habitués, autant là… Rien ne m’avait vendu Kyle comme « dominant » à ce niveau.

Je n’ai pas plus trouvé Eric aussi écrasé par ses responsabilités qu’il en soit à avoir autant besoin de ça comme soupape ? Ce fonctionnement, besoin de domination pour avoir des temps de lâcher-prise, aurait été, et est, d’ailleurs, plus crédible pour un personnage comme Shane, vu la pression qu’on lui met et qu’il se met tout seul. Mais Eric ? Moué non…

Si ça avait été simplement présenté comme des jeux coquinous entre amants également expérimentés, pourquoi pas, mais là aussi… Je trouve un peu dérangeant qu’alors que Kyle sait qu’Eric n’a jamais exploré ce type de relations, jamais couché avec un homme, et n’a pas exprimé de désirs hors-normes, il passe quasi direct à la case « menottes »… Encore une fois, pas que je sois opposée à ce genre de jeux, tant que c’est entre adultes consentants, entendons-nous bien. C’est juste que je ne commencerais pas forcément par ça pour initier une personne vierge de tout ça, sauf à ce qu’elle l’ait clairement exprimé.

 

Bref, bof.

L’histoire d’Eric et Kyle est, pour moi, et je le dis alors que j’ai pratiquement fini Role Model et que je n’ai pas trop de doute sur le fait que je vais kiffer The Long Game, le maillon faible de la saga.

Elle a, comme je le disais, de vraies qualités : une vraie ambiance, des persos secondaires plus développés, elle se passe dans un lore lui aussi plus développé, puisqu’englobant désormais quatre récits qui se croisent bien, de façon cohérente et intéressante, et c’est toujours un plaisir de voir Ilya poper par là pour ramener sa fraise en mode mentaliste qui a tout pigé.

Mais elle est vraiment plombée par ses deux protagonistes, insupportables à se tourner autour, à se faire des films et à préjuger sans arrêt de ce que pense ou voudrait l’autre sans jamais être fichu de se poser pour crever l’abcès, voire, pire, de décider pour l’autre à un moment, même quand ils se font dire que euh, ben c’est peut-être quand même à lui de décider là, n’est-ce pas Eric…

Ça se lit, dans mon cas plus pour le principe d’avoir tout lu, mais vraiment, c’est en deçà des autres tomes de la saga pour moi. Autant je pense que je relirai avec plaisir les autres, autant Ryan et Fabian, et Troy et Harris, dont on reparlera bientôt, m’ont vraiment touchée, autant Kip et Scott m’avaient attendri, et autant Shane et Ilya… sont hors catégorie, mais j’admets être biaisée par la série TV… ^^

Autant Eric et Kyle, ben, j’ai passé le livre à avoir envie de les attacher sur deux chaises l’un face à l’autre et les baffer jusqu’à ce qu’ils se parlent… Peu de chance que j’y retourne.

Et vous, qu’en pensez-vous ? ^^ N’hésitez pas à venir m’en parler dans les comm’ ! 😊

 

Et puisque vous avez l’air d’aimer, merci, le chapitre 5 d’Âmes-Sœurs !

=> https://ninoucyrico.fr/fanfictions/ames-soeurs-fanfiction-sur-heated-rivalry-18/

 

Et sur ce, je vous dis à très vite dans les comm’ et je vous souhaite une bonne semaine ! 😊

À bientôt tout le monde ! 😊

 

Et n’oubliez pas !

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Merci ! 😊

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