A l’abordage !! (La Planète au trésor)

Salut les gens !

Alors figurez-vous que jusqu’à ce matin, je ne savais pas de quoi vous causer, ce qui était fort contrariant. Et puis, avant de me coucher hier soir, je suis tombée sur une petite vidéo sur La Planète au trésor, sobrement sous-titrée : « les raisons d’un échec injuste ». Du coup, je me le suis rematé tranquillum ce matin.

Je me souvenais de ce film de loin : je l’avais vu au cinéma, hier en 2002 (argh 18 ans p***** !!!), et j’avais beaucoup aimé. Je me souvenais aussi qu’il n’avait pas très bien marché, mais, à l’époque, le studio aux grandes oreilles traversait une très mauvaise passe. Les plus jeunes d’entre vous ne s’en souviennent sans doute pas, et on aurait presque du mal à l’imaginer aujourd’hui, vu ce qu’est devenu Disney, mais c’était pas la joie.

Here comes a new challenger !

Il faut dire que le studio, à ce moment-là, enchainait les échecs, ne sachant plus du tout comment se placer face à sa nouvelle concurrence. Car s’il avait jusque là régné quasi seul, la fin des années 90 allait voir le monolithe ébranlé par le succès d’Anastasia en 1997, tout d’abord (coup de semonce sans suite, certes, puisque son studio, la Fox, n’a jamais vraiment transformé son essai, mais on n’en savait encore rien), mais aussi et surtout par DreamWorks, qui, non content d’attaquer très fort avec Fourmiz dès 1998, remet la même année le couvert avec Le Prince d’Égypte. DreamWorks qui, lui, malgré des succès assez inégaux, reste encore aujourd’hui un studio d’animation non négligeable. Et ne parlons pas de Blue Sky et de L’Age de Glace en 2002… Ni de l’arrivée en international de l’animation japonaise…

Va, Moïse, conquérir les terres de Disney ! Notre temps est venu !

C’est d’ailleurs le succès de Shrek, en 2001, du même studio DreamWorks, qui redistribue en grande partie les cartes et explique, à mon sens, le grand passage à vide que va connaître Disney. Shrek, un peu comme L’Age de Glace et l’animation japonaise aussi, a montré qu’un public plus adulte était là, en attente d’œuvres plus matures. Et Disney va se perdre pendant quelques films, ne sachant plus à quel public s’adresser, que raconter et comment, se mélangeant entre la 2D et la 3D… Il faudra attendre 2009 avec La Princesse et la Grenouille et surtout 2010 avec Raiponce pour que Disney réémerge enfin, avant que, bien sûr, La Reine des neiges, en 2013, ne vienne rappeler à tout le monde qui c’est le patron naméo. Pour ma part, je ne serai pas surprise qu’un nouveau creux de la vague ne pointe le bout de son nez pour Disney, que je trouve bien trop confiant ces derniers temps, mais l’avenir nous le dira.

Revenons donc aux débuts des années 2000 et voyons un peu ce que nous avons… Du très mauvais comme La Ferme se rebelle (alors, j’admets, j’ai pas vu, mais même en captures d’écran, j’ai les yeux qui saignent, donc bon…), du marrant avec Kuzco, pas mal d’oubliés (qui se souvient de Bienvenue chez les Robinson, pour de vrai ?), du sympa sans plus comme Dinosaure, du pas-mal-du-tout-mais-se-cherche-un-peu comme Atlantide, l’empire perdu, et du très bon comme Lilo et Stitch et (j’y arrive) La Planète au trésor.

Alors La Planète au trésor, c’est quoi, me demanderez-vous ? Juste l’adaptation de L’Ile au trésor, le classique de Stevenson, en version SF steampunk.

Si ceci ne vous suffit pas pour courir le voir, je vais détailler un peu plus. ^^ Mais c’est que vous faites la fine bouche !

Petits gâtés que vous êtes. Vous n’avez pas honte ! ^^

L’histoire est celle du jeune Jim, bercé dans son enfance par les histoires du légendaire pirate Flint et de son fabuleux trésor, devenu un adolescent rebelle, casse-cou, totalement perdu depuis que son père les a abandonnés, sa mère et lui. Sa mère, d’ailleurs, est épuisée. Aimante et bienveillante, elle ne sait plus comment gérer ce garçon aussi intelligent qu’incapable de se projeter dans l’avenir.

C’est un soir d’orage qu’une petite navette s’écrase près de leur auberge. Jim se précipite pour porter secours à son occupant qui meurt peu après, non sans lui avoir confié une étrange sphère dorée. Mais Jim, sa mère et leur ami le docteur Doppler n’ont pas le temps d’y réfléchir : l’auberge est prise d’assaut par des pirates et ils n’ont que le temps de fuir. Réfugiés chez Doppler, ils y découvrent que la sphère permet de faire apparaître une carte stellaire menant à la légendaire planète au trésor du non-moins légendaire Flint… Jim et le docteur parviennent à convaincre la mère du jeune homme de les laisser partir. Le temps de trouver un bateau et d’embaucher un équipage et les voilà embarqués sur le RLS Héritage (RLS comme Robert Louis Stevenson et Héritage… Moi je dis, joli clin d’œil !), à la recherche d’un trésor que bien sûr, ils ne sont pas les seuls à convoiter… L’aventure commence.

C’est ici pour l’aventure ?

L’histoire est connue, peut-être prévisible, mais ça n’a pas d’importance, car (je vous l’ai déjà sortie, celle-là) ce qui compte ici, c’est le voyage. Ça tombe bien, c’en est un, me répondrez-vous, certes, admettrais-je volontiers, c’est un voyage, une belle balade dans les étoiles. Mais c’est surtout l’histoire d’un gamin paumé et d’un vieux pirate blasé qui vont se révéler l’un l’autre dans cette quête un peu folle, pour en sortir tous les deux grandis, chacun à sa manière.

Techniquement, ce film reste très bien fait et n’a pas pris une ride. Le mélange 2D/3D marche étonnamment bien, très impressionnant pour l’époque, et a très bien vieilli. Les personnages sont animés avec une grande finesse, très expressifs, ce qui, en toute logique, nous les rend plus crédibles et attachants (ou détestables, mais bref, on y croit, quoi). Certaines scènes sont juste dantesques, comme la supernova ou bien sûr le climax, qui m’a scotchée sur mon ordi aussi surement qu’il avait dû me scotcher au ciné à l’époque.

La musique est excellente, l’unique chanson du film reste secondaire et passe très bien. Oui, les Disney ne chantaient pas ou quasi, à l’époque. Ça m’allait plutôt :D. Mais il n’empêche que la BO est superbe. Si ça vous intéresse, celle d’Atlantide est très bien aussi. 😉

En conclusion, La Planète au trésor n’est pas un film parfait. Le scénario est classique, inspirée d’une histoire plus que connue, il y a des petites erreurs ça et là, comme la petite cicatrice de Jim qui change de joue selon les plans, par exemple (lol). On est loin du chef d’œuvre absolu, mais ça n’en reste pas moins un excellent film, un très beau voyage, une œuvre un peu atypique pour Disney, qui ose sortir des sentiers pour tenter des choses. Vestige, beau vestige d’une époque où le studio se cherchait et osait, bien loin des films ultra-formatés auxquels on a droit ces dernières années, La Planète au trésor mérite qu’on lui redonne une chance et qu’on le découvre, ou qu’on le redécouvre, rien que pour ça.

Voilà voilà, sur ce, je vous abandonne, j’ai quelques trésors personnels à trouver, entre autre aller creuser en moi pour vous déterrer le prochain chapitre du Petit Papillon !!

A la semaine prochaine, prenez soin de vous et de vos proches !

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