La Relève est assurée ! :D (Le Roi cerf)

Salut tout le monde !

Je vous rappelle que je serai à la KamoCon de Dijon le weekend prochain ! 🙂 Je devrais avoir le tome 2 d’Héritages ! Venez nombreux !

Alors, en ce beau dimanche, je tenais tout d’abord à remercier de tout cœur toute l’équipe de Et Tout le monde s’en fout, déjà pour ce final qui est clairement à la hauteur de mes espérances et de leur œuvre, et qui a dû leur demander un boulot de fou, pour toute cette série qui a été et restera un exemple de ce qu’il faut faire pour ne pas s’en foutre, et, personnellement, pour avoir daigné intégrer quelques secondes de ma vidéo dans ce final. ^^ Savoir que je fais partie, même anonyme au milieu de ce petit monde, de cette vidéo finale me va droit au cœur. La création peut changer le monde. A nous de ne jamais cesser d’y croire et d’agir. MERCI !!!

Je laisse les gens qui ne m’ont jamais vue me chercher… Y a un indice dans le paragraphe ci-dessus. ^^

Bon allez, fin du message personnel et place au cinéma (en attendant leur film 😉 ) ! 🙂

Alors alors, le voici le voilà, ce fameux Roi cerf… Qu’est-ce que ça dit ? ^^

Alors que  certains médias ou marketeux très peu inspirés crient au “nouveau Princesse Mononoké“, incapables d’aller plus loin que le légendaire Miyazaki (à croire qu’ils n’ont de place que pour un nom japonais dans le cerveau… On leur dit que Miyazaki est aussi le nom d’un grand du jeu vidéo, juste pour les faire buguer ?), voici donc que débarque sur nos écrans un film d’animation réalisé par deux vétérans de l’animation japonaise, dont un ancien (entre autres) de Ghibli.

Et clairement, à la vue du trailer, et ben ouais, ‘faut admettre, j’ai froncé un sourcil… Univers d’héroïc fantasy et héros archer chevauchant un cerf… J’ai déjà vu ça quelque part, il y a un moment… Bien trop longtemps, mais dans le même cinéma, d’ailleurs. ^^

Alors tranchons tout de suite : Le Roi cerf est-il digne de son prestigieux prédécesseur ?

Hmmmmm euuuuuuuuuuuh…

Joker ?…

Pour être vraiment honnête avec vous, j’estime ne pas avoir revu Princesse Mononoké depuis bien trop longtemps pour comparer ces deux films. Mais ils ont déjà un point commun pour moi… Même si Harumi Fuuki n’est pas Jo Hisaishi, bon sang, mais la BO de ce film est magnifique… Et comme pour son grand frère il y a quelques litres d’eau sous les ponts du Rhône, j’ai donc très vite été chercher la BO et si vous voulez, elle est sur Youtube (cherchez The Deer King, par contre). Pour la petite histoire, l’OST de Princesse Mononoké a été mon premier CD… On n’était pas encore au MP3. ^^

Bref, pour en revenir à ce film…

Le Roi cerf est donc un long métrage d’animation japonais réalisé par Masashi Ando, qui a bossé entre autres bricoles sur Le Voyage de Chihiro ou Your Name (ça calme), et Masayuki Miyaji, qui a quand même sur le CV Mes Voisins les Yamada et Détective Conan, entre plein d’autres choses très sympas.

Donc, on ne va pas se mentir, pas tout à fait des noobs, les p’tits gars. ^^”

Adaptée d’une série de romans de Nahoko Uehashi, apparemment jamais sortie du Japon (et qui rend la frontière avec Princesse Mononoké encore plus floue pour nous, car qu’est-ce qui est un clin d’œil et qu’est-ce qui vient des livres, et qu’est-ce qui était un clin d’œil dans les livres, sorties bien après le film de Miyazaki ?…),  l’histoire prend place dans le royaume d’Aquala, soumis à l’empire Zol. Ce dernier n’a pas pu le conquérir entièrement à cause d’une maladie étrange, soit disant une malédiction des dieux contre les impériaux qui seraient les seuls touchés, qui les a repoussés à l’époque.

Au milieu de tout ça vont se croiser plusieurs destins : celui de Van, grand gaillard, résistant d’Aquala jeté dans une mine par Zol, celui de Yuna, une petit fille que le précédent va recueillir, celui d’Hohsalle, un jeune médecin de l’Empire, persuadé que la maladie est naturelle et cherchant désespérément un remède, et celui d’une mystérieuse femme initialement envoyée à la poursuite du premier.

Car Van, dans sa mine de sel, voit l’improbable se produire : la maladie est de retour, portée par des loups noirs qui tuent sans pitié. Seuls lui et une fillette échappent au massacre, lui non sans être mordu. Mais il survit et parvient à s’enfuir avec elle sans savoir qu’il est recherché, tant par son roi, qui, bien qu’officiellement assujetti à l’Empire, n’a pas forcément dit son dernier mot, que par Hohsalle, qui est persuadé qu’il est la clé pour trouver comment soigner la fameuse maladie.

 

Pris entre cette petite fille qu’il se surprend à aimer, des visions étranges et le destin de son pays, Van ne comprend pas ce qui se passe, alors qu’effectivement, vous vous en doutez, tout va effectivement dépendre de lui…

Et donc, ceci posé, que dire de ce film ?

Graphiquement, j’ai trouvé le dessin sympathique. Ce n’est pas sublime, j’en ai vus de bien plus beaux, mais ça suffit,… en fait.

Le trait est assez simple, on n’est pas dans un souci du détail ou de réalisme de fou, mais la beauté et l’ambiance y sont. Les personnages sont bien animés, les décors sont chouettes. Je n’ai pas eu d’effet “Wahou”, mais c’est tout à fait très bien. 🙂

Les personnages sont aussi très touchants. Van est émouvant en grand guerrier démoli qui réapprend à sourire grâce à Yuna, adorable petit rayon de soleil, et je reconnais avoir eu un gros coup de cœur pour Hohsalle.

Alors, j’avoue… En vérité, il m’a rappelé Maxiane. Je suis désolée, ce n’est pas pour me jeter des fleurs, mais j’ai vraiment vu un reflet de mon personnage dans celui-là… Je me permets de faire un rappel ou de m’expliquer, pour ceux qui n’ont pas lu Le Chant des Drows ou qui l’ont lu il y a trop longtemps (et oui, promis, je ne lâche pas sur la Seconde Époque) :  mon héros est, certes un vampire, certes un sorcier, mais aussi un médecin. Et exactement le médecin que Hohsalle est : un homme intelligent, instruit, bienveillant, désireux de comprendre les choses, de comprendre le monde, s’arrachant les cheveux devant les fanatiques qui l’empêchent de faire son boulot et de sauver les gens au nom de leurs superstitions absurdes…

Et bon sang, mais j’aime ce genre de personnages… Alors, c’est le beau gosse aux cheveux longs de service, OK, mais j’aime les personnages masculins forts tout en douceur, déterminés tout en intelligence, qui ne lâchent rien même face aux pires horreurs ou aux pires idiots tout en bienveillance.

Quant à la femme mystérieuse qui est envoyée à la recherche de Van, elle aurait mérité plus de développement, mais vu que c’est une “ombre”, la faire si discrète, mais toujours là où il faut quand il faut, ça marche assez bien.

Ce qui m’amène en fait à la seule chose que je pourrais reprocher à ce film : raconter un peu trop vite une histoire un peu trop dense, avec un peu trop de personnages et un peu trop d’enjeux, ce qui laisse un petit arrière goût de fouillis et c’est dommage. Le film fait 1h54, il aurait pu facilement faire 20 ou 30 minutes de plus, pour lui permettre de mieux raconter les choses, de mieux poser tous les personnages et toutes les intrigues et sous-intrigues, car si j’ai réussi à suivre, je ne peux que comprendre qu’on s’y soit un peu perdu.

En conclusion, de nouveaux réalisateurs à suivre. ^^ Je gage que si on leur en donne les moyens, ces deux-là n’ont pas fini de nous en mettre plein les mirettes ! 🙂

Que les fans de Hayao Miyazaki dorment en paix : la succession est définitivement assurée et les réalisateurs de films d’animations japonais talentueux ne manquent pas pour encore nous embarquer, que ça soit dans des fables romantiques comme Makoto Shinkai, des envolées fantastiques ou technologiques comme Mamoru Hosoda, ou des balades dans des mondes où des guerriers chevauchent des cerfs à la poursuite d’une petite fille ou d’eux-mêmes… Comme Masashi Ando et Masayuki Miyaji.

Dans tous les cas, je vous encourage très vivement à (aller) voir ce film. C’est une très belle histoire, bien touffue comme on aime, avec un très beau message, portée par des personnages marquants (et une p***** de musique !).

Bonne semaine à tous, rendez-vous le weekend prochain à la KamoCon pour ceux que ça intéresse et ici pour la suite du Petit Papillon ! 🙂

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