N°6 – Épilogue (fanfiction sur N°6)

Disclaimer : Les personnages et l’univers de N°6 appartiennent exclusivement à Atsuko Asano.

Cette fic est un cadeau à ma team de Yaoi et Yuri où je sévis comme correctrice et prochainement traductrice, plus particulièrement à Ame, Sayoko, Midori et Pierrou qui ont taffé comme des dingues pour nous offrir une très bonne VF de cette série. Elle reste pour moi et pour eux un véritable coup de cœur et un magnifique sans faute, et aussi à Xupz, Nott, qui me doivent deux bières et du chocolat, Keitaro, Sorginia, Lidx, Idyllik, Amyriel, entre autres, en remerciement à des heures de délire sur le chan et parce que j’admets : moi aussi, je voudrais bien un épisode bonus dans le genre de ce que je vais vous raconter… ^^’ !

 ATTENTION : présence d’un lemon !

Bonne lecture à tous !

N°6 – Épilogue

« … Ah et n’oubliez pas de vérifier les réserves de carburants… On en est où, pour les médicaments ? Quelqu’un a pu joindre les entrepôts de ravitaillement d’urgence ?… »

Si beaucoup de gens se demandaient encore qui était cet adolescent aux cheveux blancs arrivé d’on ne sait où, peu après la chute du Mur, avec une chienne, un bébé et un rat, tous reconnaissaient qu’il avait pris la situation en main avec une énergie et un talent absolument extraordinaire. Alors même que les survivants de N°6 et ceux du dehors se regardaient, perdus au milieu des décombres, il avait débarqué, regardé tout le monde, hoché la tête, l’air très sérieux et depuis, il organisait la survie de tous, sans distinction, avec l’aide de tous ceux qui le voulaient.

« …On en est où du recensement des gens ? »

Autour de lui, se trouvaient présentement quatre personnes, trois femmes et un homme. D’autres allaient et venaient autour d’eux, collectant des informations, en amenant, faisant comme ils pouvaient.

Des abris de fortune avaient été montés pour soigner les blessés, quelques caisses de ravitaillement trouvées par-ci par-là serviraient pour le plus urgent, mais le chaos était inimaginable. Le moins que l’on pouvait dire était que l’opération militaire de la veille, tout comme les guêpes, avait fait du ménage. En fait, il ne restait en tout et pour tout que quelques centaines, peut-être un millier ?, de personnes en vie, la plupart totalement perdues, totalement désemparées, n’ayant rien compris à ce qui s’était passé.

«… Ah, et pour l’eau on a du nouveau ?…

– Les réserves de la ville n’ont pas été touchées… On n’en sait pas plus pour le moment… répondit une des femmes. Marianne est allée voir, on verra ce qu’elle dira.

– À l’extérieur, par contre, niveau eau, il n’y a plus rien, soupira l’homme.

– Les citernes de la ville devraient suffire pour tout le monde, vu le nombre que nous sommes maintenant. Le stock de bouteilles que nous avons trouvées devrait nous permettre de tenir un peu, en rationnant bien, dit le garçon. Quelqu’un sait où est Fred ? »

L’adolescent berçait doucement le bébé, qu’il n’avait pas lâché une seconde. Ce dernier gazouillait doucement dans ses bras, tout à fait calme.

« Il était parti voir on en était pour les véhicules, répondit l’homme.

– Il va falloir s’organiser très vite pour les morts… Comment on pourrait faire ?… demanda une autre femme. On ne peut pas les laisser comme ça…

– Vu la situation, je ne vois guère qu’une immense fosse commune… grogna l’homme.

– Malheureusement, moi aussi… dit tristement l’adolescent. Nous n’avons pas le temps de les recenser, ni de les identifier… Ça me rend malade, mais nous ne sommes pas assez nombreux et il faut d’abord nous occuper des vivants. On a de la chance d’être au tout début du printemps, ça nous laisse quelques jours… Mais il faudra de toute façon faire très vite… »

Un autre homme, assez jeune, fatigué mais l’air joyeux, arriva près d’eux :

« Ah, Jacques ! s’exclama l’adolescent. Te revoilà ?

– Oui oui, c’est moi ! Tu vas être content, Shion, le recensement est lancé ! J’ai pu trouver une cinquantaine de personnes, et figure-toi que dans le tas, il y a trois professeurs qui ont réussi à nous trouver de quoi écrire, en allant piquer dans les réserves de leur école !… Du coup, tout le monde a des cahiers et des stylos, en attendant mieux… Et là ça va, ils se sont dispatchés pour aller interroger tout le monde. Comme on a déjà demandé aux gens de ne pas bouger pour le moment, enfin autant que possible, ça devrait aller…

– Ah ben voilà une bonne nouvelle !

– Oui ! Et cerise sur le gâteau, on a croisé trois militaires et ils nous ont dit qu’ils allaient voir si ils pouvaient trouver des tentes en plus, des couvertures, enfin bref de quoi faire que le plus de gens possibles passe la nuit à l’abri… »

Shion resta surpris. Les derniers militaires qu’il avait croisés n’étaient pas si conciliants… Mais après tout, toute aide était la bienvenue. Le garçon sourit :

« C’est bien, si eux aussi nous aident.

– Je crois que vu les circonstances, dit encore Jacques, tout le monde a compris que le plus urgent est de survivre et qu’on réglerait les vieux problèmes plus tard.

– J’espère ! »

Un cri les fit tous sursauter :

« SHION ! »

L’adolescent était littéralement stupéfait, les yeux ronds. Il se retourna pour regarder sans y croire la femme qui courrait vers lui, en larmes, et un sourire incrédule se fit sur ses lèvres.

« Maman ?… »

Les autres le regardèrent faire quelques pas et la femme se jeter à son cou.

« Shion… !… »

Le garçon maintint comme il put le bébé d’une main pour passer un bras autour des épaules de sa mère, au bord des larmes lui aussi :

« Tu vas bien, Maman ?

– Oui… »

Elle s’écarta un peu en essuyant ses yeux :

« Ça va… J’étais si inquiète, ça fait des heures que je te cherche… Qu’est-ce qui est arrivé à tes cheveux ? Et tes yeux ? Tu es malade ?

– Non, non… Un peu trop long à te raconter tout de suite, mais je vais bien aussi, ne t’en fais pas. »

Un peu contrarié de se retrouver à l’étroit entre eux, le bébé poussa un petit cri qui les fit sursauter tous deux. Shion se recula d’un pas par réflexe en lui disant :

« Oh, désolé… Tu étais si sage que je t’avais oublié… »

Le bébé lui répondit un regard courroucé. Shion lui sourit :

« Allez, fais pas la tête… »

Sa mère regarda le bébé, intriguée :

« Shion ?… Qu’est-ce que tu as là ?

– Je l’ai sauvé dans l’attaque du quartier ouest hier… »

Les autres se regardaient et seul Jacques osa approcher :

« Euh, Shion ?…

– J’arrive, Jacques, pardon ! Je te présente ma maman… Maman, c’est Jacques, le premier qui est venu m’aider à voir un peu ce qu’on pouvait faire.

– Enchanté, madame.

– Oh, je vous en prie, appelez-moi Karan… Vous avez besoin de mon aide ? »

Shion sourit alors que le bébé gazouillait dans ses bras.

« Toute aide est la bienvenue… répondit Jacques.

– Oui, dit Shion. Mais en fait ça ne va pas trop mal… Enfin, je m’attendais vraiment à ce que les gens de la ville et ceux de dehors veuillent se battre, mais ça va plutôt bien… Ah, Jacques, si, il y a une chose que tu peux faire, c’est te mettre d’accord avec les gens qui recensent pour mettre les enfants isolés à part… Ça serait bien qu’on les regroupe, ça faciliterait les recherches de leurs parents ou de leurs proches s’il leur en reste et sinon ça nous permettrait au moins de les gérer comme il faut…

– D’accord, je vois ça tout de suite !

– Je vais vous aider, dit Karan. Tu veux me laisser ton bébé, Shion ? ajouta-t-elle. Tu m’as l’air d’avoir autre chose à faire que de t’en occuper…

– Oh, ne te dérange pas…

– Mais si, oh, ne commence pas ! Ça ne me gêne pas, occupe-toi de ce que tu veux faire. »

Shion sourit. Sa mère le connaissait trop bien. Il lui tendit doucement le bébé en lui disant :

« Je te laisse à ma maman, mon poussin, tu seras sage ? »

Le bébé gazouilla encore, tout sourire, et tendit ses petits bras vers Karan. Elle le prit doucement. Shion embrassa doucement la joue de sa mère et lui dit gentiment :

« À tout à l’heure.

– Oui ! »

Shion la regarda s’éloigner avec Jacques et retourna vers les autres :

« Excusez-moi, ça faisait un moment qu’on ne s’était pas vu… Qu’est-ce qu’on disait ? »

Les choses se compliquèrent un peu plus tard avec l’arrivée de quelques caïds du quartier ouest bien remontés contre N°6. Ils géraient les réserves d’essence de l’extérieur et ne voyaient aucune raison de les partager avec les survivants de la ville. Shion essayait de leur expliquer qu’ils allaient tous mourir ensemble comme des idiots s’ils ne s’aidaient pas et eux semblaient avoir de plus en plus envie de passer leurs nerfs sur lui lorsque Marianne, la jeune femme qui était partie voir les réserves d’eau de la ville, revint.

Elle était à l’avant d’une jeep conduite par un homme à l’air grave, visiblement en treillis, et d’autres jeeps et des camions de l’armée suivaient. Marianne sauta au sol dès que la jeep s’arrêta. Bien qu’inquiet, Shion vint vers elle. Les autres se regardaient, alarmés et ceux parmi les caïds qui étaient armés sortirent leurs armes.

« Marianne ? Ça va ? s’enquit immédiatement Shion.

– Oui, oui, ça va. Bon alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle…

– Euh, commence par la bonne ?

– Les citernes sont intactes.

– Et la mauvaise ?

– Confirmation du black-out électrique. Il faut des groupes électrogènes pour réactionner les pompes… L’armée en a, mais manque d’essence.

– D’accord… »

Shion jeta un œil derrière lui. Négocier de l’essence contre de l’eau était cohérent et la seule solution viable pour les deux camps, mais les caïds accepteraient-ils de négocier avec les militaires ?

Le chauffeur de la première jeep était descendu et Shion, lorsqu’il le vit, resta un instant impressionné et pour cause : c’était un gaillard de près de deux mètres, vêtu d’un débardeur noir et d’un treillis élimé, très honorablement musclé et qui contemplait la scène avec sévérité. Mis à part un revolver à la ceinture, il ne semblait pas armé, pas plus que les soldats qui descendaient des autres véhicules.

Shion se sentit définitivement minuscule quand cet homme s’approcha de lui :

« C’est vous qui essayez d’organiser un peu ce bordel ?

– Euh, oui oui… Je m’appelle Shion.

– Colonel Blacksteel. Suite à un certain nombre de décès dans mon état-major et à, euh, une mise à la retraite anticipée des quelques généraux restants qui parlaient d’envoyer des tanks finir de raser je sais plus quoi dehors, j’ai pris le commandement des troupes survivantes. »

Le sous-entendu de la « mise à la retraite anticipée » fit rigoler Shion qui opina :

« Je vois… dit-il.

– Alors j’avoue, suite à quelques dissensions, ils m’avaient envoyé gérer la logistique, j’ai pas pané grand-chose à ce qui se passait sur le terrain. Mais bon, nécessité fait loi et en période de crise, le seul devoir du soldat, c’est de protéger les civils. Alors vous pouvez compter sur moi et mes hommes.

– Merci, Colonel. Vous ne pouviez pas mieux tomber, c’est justement de matériel et d’organisation que nous avons besoin…

– Et aussi de groupes électrogènes, je crois ?

– Oui, apparemment.

– Ça j’en ai à la pelle, mais j’aurais pas assez d’essence pour les faire tourner. J’ai déjà envoyé pas mal d’ingénieurs voir si on pouvait faire redémarrer la centrale électrique, mais aux dernières nouvelles, c’est pas gagné. Cette maudite tornade a fait de gros dégâts…

– Elle nous a débarrassés de ces fichues guêpes, c’est déjà ça… soupira Marianne.

– Ouais… En espérant qu’elles ne reviennent pas… Ces saloperies ont tué les trois quarts de la ville…

– Elles ne reviendront pas, ne vous en faites pas, dit tranquillement Shion. Bon, alors moi aussi, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle… continua-t-il.

– Allez-y ? le relança Blacksteel.

– La bonne nouvelle, c’est que de l’essence, ces messieurs là-bas en ont. La mauvaise, c’est qu’ils ne sont pas décidés à nous en donner… »

Blacksteel regarda les caïds et devina sans mal que les négociations allaient être âpres et même que si elles n’étaient qu’âpres, ça serait le bonheur.

Quelques-uns de ses soldats vinrent vers lui :

« Mon colonel, que fait-on pour le moment ?

– Distribuez des couvertures, de l’eau, des biscuits et montez des tentes là où vous pouvez. Shion, j’ai ordonné le nettoyage de plusieurs bâtiments de la ville, dont deux hôpitaux. On vous tiendra informé pour qu’on puisse y transporter des blessés dès que les cadavres seront évacués et les locaux désinfectés.

– Merci beaucoup, Colonel. » répondit Shion.

Finalement, ce grand bonhomme était plutôt rassurant.

Mais l’arrivée de l’armée avait ravivé la peur des survivants de l’extérieur et ces derniers étaient très nerveux. Leur appréhension se changea cependant en stupéfaction lorsqu’ils virent les soldats décharger des caisses de provisions et des piles de couvertures des camions… Le fait que les survivants de N°6, mêlés à eux, ne montrent pas spécialement d’émotion, à part du soulagement, les convainquit rapidement des bonnes intentions des militaires.

Blacksteel accompagna Shion et Marianne vers les caïds et les autres. Ces derniers étaient de fait plus mal à l’aise à cause des armes des caïds qu’à cause des soldats.

Marianne expliqua rapidement la situation. Les caïds gardaient leurs armes bien en vue. Blacksteel semblait s’en contrefoutre royalement. Il avait croisé les bras, fermement planté sur ses pieds. Il écouta Shion reprendre à la suite de la jeune femme :

« Voilà, donc sans votre essence, nous ne pouvons pas actionner les groupes électrogènes pour relancer les pompes des citernes de la ville… »

Sur les quatre caïds, un semblait prêt à accepter, deux étaient sceptiques et le quatrième par contre s’écria violemment :

« C’est ça, filer de l’essence aux soldats ! Pour qu’ils fassent le plein de leurs tanks et qu’ils reviennent nous achever ?! »

La réponse de Blacksteel ne fut, elle, absolument pas agressive :

« Ça fait un bail que les tanks ont des moteurs électriques. »

Shion eut un sourire malgré lui et se gratta la tête. C’est le moment que choisit Hamlet, parti dormir dans la capuche de son manteau, pour pointer son museau sur son épaule. Shion le caressa en disant :

« S’il vous plaît, je sais ce qui c’est passé hier, j’y étais… Mais le Mur est tombé aujourd’hui. Si nous n’arrivons pas à nous faire confiance, nous n’arriverons à rien… Tout le monde a besoin d’eau et sans votre essence, nous allons en manquer très vite. »

Mais cette déclaration ne fit qu’augmenter la colère du caïd :

« Plutôt crever que de filer une goutte d’essence à ces connards ! T’es vraiment qu’un petit con si tu les crois après le massacre d’hier ! »

Shion eut un nouveau sourire, cette fois plus triste :

« S’il n’y avait eu que le massacre, hier… Mais bon, hier, c’est le passé. N°6 est un champ de ruines. Aussi effroyables qu’aient été les massacres, les assassinats, la répression depuis des décennies, ceux qui les ont ordonnés sont morts. Hier, l’extérieur a failli disparaître et ce matin, la population de N°6 aussi. Là, il ne reste que des pauvres gens qui veulent juste vivre, des deux côtés d’un mur qui n’existe plus que dans vos têtes ! s’écria plus vivement Shion. Aussi légitime que soit votre colère, elle ne fera pas revenir les morts, elle ne changera rien à ce qui a été fait et surtout, aujourd’hui, elle n’a plus lieu d’être ! Vous nous condamnez tous si vous ne comprenez pas que nous ne pouvons survivre qu’ensemble ! »

Un long silence suivit. Shion regardait son adversaire droit dans les yeux sans du tout se rendre compte qu’autour d’eux, tout le monde le regardait lui avec admiration, étonnement ou pour Blacksteel, un sincère respect. Ce gamin, décidément, en imposait de sagesse et d’énergie.

En face pourtant, l’homme tremblait de rage, serrant son fusil dans ses mains. Accepter les paroles de Shion était juste impossible pour lui, et c’était bel et bien sur le garçon que toute sa haine se cristallisait désormais.

La suite se passa très vite et Shion, sur le coup, d’ailleurs, ne comprit rien.

Il vola tout simplement trois mètres en arrière et s’assomma à moitié en retombant au sol. Un coup de feu éclata, un bruit de bagarre suivit et tout un coup, une voix ramena le silence en criant d’un ton sans appel :

« C’EST QUOI CE BORDEL ! »

Ce cri ramena Shion au présent.

Il était allongé sur le sol et se redressa sur ses bras. Le spectacle le fit écarquiller les yeux : Blacksteel tenait d’une main plus que ferme le canon du fusil pourtant braqué sur lui et encore fumant. Les autres s’étaient écartés, le laissant face à l’homme. Au sommet d’un tas de ruines voisin se trouvaient plusieurs silhouettes que le jeune homme n’identifia pas réellement car il réalisa brutalement que du sang coulait sur le bras du soldat. Le garçon bondit sur ses jambes, horrifié :

« Colonel ! »

Derrière Shion, les soldats avaient stoppé leur distribution et regardaient très attentivement ce qui se passait mais, puisque leur supérieur était debout et ne les avait pas appelés, ils ne s’approchèrent pas, restant cependant visiblement très vigilants.

Le grand homme lâcha le fusil alors que la voix qui avait crié reprenait, moins fort mais toujours très fermement :

« Toi, tu lâches ton putain de fusil tout de suite !

– Ce connard est armé, Freedom ! répliqua l’homme.

– Le seul mec qui s’est servi de son arme, c’est toi, alors tu fermes ta gueule et tu lâches ce fusil ! Je le répéterai pas une troisième fois ! »

Shion avait couru vers Blacksteel qui recula d’un pas pour regarder un grand homme blond, borgne, descendre du tas de graviers, visiblement furieux :

« Tu trouves pas qu’il y a assez de cadavres ici ? » cracha-t-il en arrachant le fusil des mains de l’homme qui le lui tendait craintivement.

Shion regarda le grand blond puis Blacksteel, ce dernier avait bel et bien pris une balle dans le bras.

« T’inquiète petit, j’en ai vu d’autres, lui dit le soldat. Freedom, hein ? reprit-il pour le blond. L’homme le plus recherché de N°6… C’est un honneur.

– Vous êtes ?

– Colonel Adrian Blacksteel.

– Ah, le gars qui a été mis au placard pour avoir refusé de mener une opération de nettoyage ?

– Vous êtes bien renseigné.

– Ça fait partie du boulot quand on est chef de la résistance et des quartiers extérieurs. »

Shion avait sorti son mouchoir pour essuyer comme il pouvait le sang sur le bras de Blacksteel qui eut un sourire :

« Logique… »

Une dizaine d’autres personnes, hommes et femmes, suivirent Freedom, tous armés mais très calmes. Ils regardaient autour d’eux, les gens assis là, les soldats occupés entre les distributions et le montage de tentes, et trois d’entre eux vinrent se poser autour des caïds et plus précisément près de celui qui avait blessé le colonel.

Freedom regarda Shion et lui dit :

« Je suppose que je vois là le fameux Shion ? »

Le garçon le regarda, un peu intimidé malgré tout. Freedom reprit avec un sourire :

« Un adolescent avec des cheveux blancs, des yeux rouges et une trace rose sur la joue, ça doit être toi ?

– Oui, c’est moi… »

Jacques et Karan revenaient, et devant l’attroupement, se hâtèrent :

« Houlà qu’est-ce qui se passe ? Ça va ? s’écria Karan.

– Oui, oui… répondit Shion. Enfin, je crois… Que voulez-vous ? demanda-t-il à Freedom.

– Ben, on était en train de commencer à organiser la reconstruction quand on est venu nous dire que tu le faisais aussi, alors on s’est dit, tant qu’à faire, pourquoi ne pas voir ça ensemble ? »

Jacques vit la blessure et grogna :

« Ah ben y en fallait bien un… Laisse-moi faire Shion, je suis médecin…

– D’accord, Jacques. »

Shion lâcha le bras de Blacksteel et regarda Freedom :

« On essaye de voir ce qu’on peut faire, oui… Qui vous l’a dit ?

– Quelqu’un que tu connais bien, je crois, et qui m’a passablement saoulé avec toi depuis deux heures… soupira le blond avant de jeter son œil derrière lui : Tu vas rester assis là à regarder encore longtemps, fichu rongeur ? »

Un rire vif et clair éclata et Shion se pétrifia avant de sourire, rayonnant, et de partir en courant vers le garçon qui venait de se lever du tas de ruines pour descendre à sa rencontre :

« NEZUMI !!! »

L’assistance regarda, surprise, Shion sauter au cou de Nezumi et les deux garçons s’étreindre avec force.

« C’est bien ce que je pensais… dit Freedom. Ils se connaissent plutôt bien.

– Ouais, on peut quasi dire au sens biblique, là ! remarqua Blacksteel.

– Qu’est-ce qui se passe ? demanda Jacques, concentré sur la blessure.

– En français, on appelle ça se rouler une pelle, lui répondit Freedom.

– Eh bien, quelle journée, sourit Karan. Je retrouve mon garçon et j’apprends que j’ai un petit-fils et un gendre…

– C’est ça les enfants, rigola Jacques. On les regarde jouer dans le sable, on tourne le dos et hop, ils passent le bac ! »

Shion et Nezumi savouraient leurs retrouvailles sans se douter des commentaires que ces dernières provoquaient. Shion tenait le visage de son ami entre ses mains fines. Nezumi avait croisé les siennes au creux de son dos, et l’étouffement n’était pas loin de les terrasser tous deux lorsque leurs lèvres se séparèrent enfin et qu’ils rouvrirent les yeux.

« Je t’ai manqué tant que ça ? murmura Nezumi.

– J’allais te demander la même chose… répondit Shion sur le même ton. Tu vas trouver ça bête mais… J’avais un peu peur que tu disparaisses… Comme il y a quatre ans…

– Oui, tu es bête… Mais tu ne serais pas toi sans ça. Je t’avais dit que tout irait bien, non ? »

Shion se sentait noyé, comme à chaque fois, dans les yeux argentés de Nezumi, et Nezumi envoûté par le regard rouge de Shion. Une autre tornade aurait pu tout ravager autour d’eux qu’à cet instant, ils ne l’auraient pas remarquée.

« Au fait, Inukashi et Rikiga vont bien, ils vont nous rejoindre, d’ailleurs, je pense… Freedom m’a dit que les chiens de notre amie pouvaient aider aussi, il a dû le lui faire savoir…

– Tu crois qu’elle va accepter ?

– Freedom n’est pas un homme à qui on peut dire ‘non’, tu sais. »

Les mains de Shion glissèrent et le garçon passa ses bras autour des épaules de son ami :

« Tu ne m’avais jamais parlé de lui ?

– Très peu de gens savaient qu’il existait vraiment. N°6 avait déployé des moyens de fou pour le coincer… Il n’avait pas dû voir le ciel depuis des mois… »

Nezumi rosit quand Shion se serra contre lui, enfouissant son visage dans son cou.

« Tu m’as manqué, c’est vrai… »

Nezumi sourit et le serra plus fort à son tour :

« Toi aussi tu m’as manqué. Depuis que je te connais, pour moi la solitude commence à deux pas de toi… »

Shion le regarda, intrigué. Nezumi sourit :

« Ce n’est pas de moi, mais j’aime beaucoup.

– Une pièce de théâtre ?

– Oui, mais je ne sais plus laquelle… »

La nuit tomba sur des gens épuisés, mais vivants et décidés à le rester. L’arrivée de Freedom sur la table des négociations avait considérablement modifié l’échiquier. Son autorité, indiscutable, avait mis un terme aux embryons de conflits. Lui de son côté, Blacksteel de l’autre, avaient eu l’intelligence de s’en remettre à Shion, figure neutre pour les deux camps. Shion était un peu gêné de se retrouver ainsi propulsé au commandement, mais il se retroussa une nouvelle fois les manches et accepta la charge, sachant qu’il pouvait compter sur les autres et que de toute façon, ça ne durerait que le temps qu’une véritable autorité se mette en place.

Autour d’un grand feu, ce soir-là, l’ambiance était enfin un peu détendue. Les pompes des citernes avaient pu être relancées, les réserves de provisions s’étaient révélées bien assez importantes pour qu’ils aient le temps de voir venir, et suffisamment de tentes avaient pu être dressées pour que tous ceux qui n’avaient plus de maison puissent dormir à l’abri. Les résistants et les militaires avaient joint leurs forces et Freedom et Blacksteel n’avaient pas été les derniers à suer pour que les choses se mettent en place rapidement.

Shion était assis près des flammes avec Nezumi et sa mère et il cajolait un peu le bébé qui ne voulait pas dormir. Nezumi les regardait avec un sourire et Karan regardait les étoiles. Autour d’eux, les autres riaient, chantaient, quelques-uns dansaient. C’était un peu irréel…

Le bébé s’endormit enfin et voyant Shion bailler à s’en rompre la mâchoire, Karan dit doucement :

« Si nous rentrions à la maison pour dormir aussi ?

– Voilà qui me semble une bien bonne idée. » approuva Nezumi.

Shion les regarda tous deux, épuisé mais souriant. Nezumi se leva :

« Je vais aller prévenir Blacksteel et Freedom que nous rentrons et leur donner votre adresse, Karan…

– Bon sang, Nezumi ! Arrête de me vouvoyer, par pitié ! » fit semblant de pester Karan.

Le garçon grimaça, il n’arrivait pas à s’y faire… Il avait déjà obtenu de l’appeler par son prénom et pas « Maman » comme elle l’avait proposé, mais pour le tutoiement, il avait du mal…

« Désolé… »

Il fila de l’autre côté de la place où le colonel et le leader des résistants partageaient une bouteille de whisky. Sans être ivres, les deux hommes avaient l’air bien guillerets.

« Tiens, le rongeur ! Ça va, Nezumi ? le salua Freedom.

– Oui, très bien. Je venais vous dire qu’on rentre chez Karan, Shion est épuisé.

– Il a plutôt mieux tenu que je pensais, dit Blacksteel. C’est un sacré gamin.

– Ouais, il ira loin, approuva Freedom. Repose-toi aussi et prends bien soin de lui, demain on sera plus tranquille puisque le vital est assuré. »

Nezumi opina du chef, leur laissa l’adresse et repartit.

« Je vais envoyer quelques hommes garder cette maison… dit Blacksteel quand Nezumi fut assez loin pour ne plus l’entendre.

-T’inquiète, dix des miens y sont déjà, lui répondit Freedom.

– Toi aussi, t’as pensé qu’un excité pouvait essayer de le tuer ?

– Ouais, on sait jamais, mais ça sert à rien de lui dire. Eh, Adrian ?

– Ouais ?

À ton avis, cette nuit, ils concluent ?

– Hmmm… Ouais ! »

Ils burent quelques gorgées tous deux.

« Et nous, on conclut quand ?

– Après le whisky ?

– Ça me va. »

Nezumi rejoignit Shion et Karan en se disant que lui aussi était épuisé. Les choses s’étaient passées si vite… La veille encore, la vie, aussi bancale et précaire qu’elle était, suivait son cours normal dans le quartier ouest… L’attaque de l’armée, la déportation au centre de détention, l’évasion, le face à face avec Safu et la destruction de l’ordinateur central, ses propres blessures et celle de Shion, miraculeusement guéries par la libération d’Elyurias, la tornade, la destruction de ce Mur qu’il avait tant haï… Tout ça lui paraissait un rêve étrange, violent mais irréel, lorsqu’il voyait désormais les deux populations mêlées autour de ses grands feux, unies, réunies enfin… L’utopie de Shion était maintenant une réalité.

Si on m’avait dit ça il y a encore deux jours, je n’y aurais jamais cru… songea-t-il.

Karan portait le bébé et Shion, s’il était debout, ne tenait pas très bien sur ses jambes. Nezumi sourit en voyant la mine endormie de son ami. Pour lui aussi, après tout, tout avait été très brutal et très rapide.

Ils partirent tranquillement. La boulangerie n’était pas très loin. Il n’y avait toujours pas d’électricité, mais la lune était pleine et les rues ainsi bien éclairées. Karan donna une lampe de poche à Shion en lui disant :

« Je n’ai pas touché à ta chambre.

– Merci… lui répondit-il avec un bâillement.

– Il y a un canapé que je peux squatter ? demanda Nezumi en enlevant sa veste.

– Non, mais le lit de Shion est largement assez grand pour vous deux ! » répondit Karan avec un grand sourire.

Nezumi rosit, stupéfait. Shion accrocha son manteau, trop épuisé pour vraiment réaliser la chose.

« Tu viens, c’est en haut ? » dit-il gentiment avant d’aller faire un bisou à sa mère et de monter l’escalier.

Nezumi le regarda, regarda Karan et bredouilla un « Euh, bonne nuit… » avant de le suivre.

Lorsqu’il arriva dans la chambre, Shion était assis sur le lit et se déshabillait. Nezumi regarda la pièce : pas immense, un lit large, un bureau couvert de livres et de papiers, des posters de paysages forestiers ou montagneux aux murs, et un placard mural où Shion, en boxer, alla sans grande énergie chercher… Un joli petit pyjama bleu pâle…

Nezumi rigola discrètement, mais Shion l’entendit et se tourna vers lui :

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Nezumi rit plus fort et vint le prendre dans ses bras :

« Il est très mignon ce petit pyjama…

– Pourquoi tu te marres ?

– Tu es vraiment quelqu’un d’innocent… »

… Et c’est vraiment pour ça que je t’aime.

Shion le regarda sans trop comprendre.

« Je n’en ai pas pour toi… dit-il et cette fois Nezumi éclata vraiment de rire.

– C’est pas grave ! hoqueta-t-il, hilare. Je peux dormir juste en pantalon, ne t’en fais pas… »

Shion était trop fatigué pour essayer de réfléchir plus loin. Il enfila son pyjama et se coucha en se demandant quand même pourquoi son ami gloussait ainsi en se déshabillant, assis de l’autre côté du lit.

« Tu es sûr que ça va, Nezumi ? » demanda-t-il.

Le jeune acteur se glissa sous le drap, tout sourire :

«  Très bien ! »

Il s’allongea en chien de fusil, tourné vers Shion, et tendit les bras vers lui. Shion sourit aussi et vint sans plus se faire prier se blottir entre ses bras, contre sa poitrine.

Lorsque Shion se réveilla, ils n’avaient pas bougé. Le garçon n’ouvrit pas les yeux tout de suite, se contentant d’enfouir son visage dans le cou de Nezumi et de respirer l’odeur de sa peau. Il sursauta en entendant la voix de son ami lui murmurer avec amusement :

« Tu me chatouilles, Shion… »

Shion se recula un peu pour regarder Nezumi :

« Je t’ai réveillé ?

– Non, non… Je te regardais dormir… Tu es beau quand tu dors. »

Shion rosit et Nezumi lui fit un petit bisou :

« Bonjour, toi.

– Bonjour, Nezumi… Quelle heure il est ?

– Je ne sais pas, tôt… Le jour se lève à peine. Tu peux dormir encore si tu veux…

– Non, ça va, j’ai bien dormi…

– Moi aussi, ton lit est très confortable… Et toi aussi… »

Shion sourit et lui rendit son bisou :

« Toi aussi tu es confortable… »

Nezumi sourit à son tour et ils s’embrassèrent plus profondément. Shion passa ses bras autour de la poitrine nue de son ami et Nezumi sourit contre ses lèvres et glissa ses mains sous le pyjama.

« Hmmm… gémit Shion. Qu’est-ce que tes mains font là ?

– À ton avis… ?… susurra Nezumi.

– Ça a un rapport avec le truc dur que je sens contre ma cuisse ?

– T’as tout compris… »

Ils s’embrassèrent encore et Nezumi allongea doucement Shion sur le dos pour venir sur lui. Shion le laissa déboutonner son haut de pyjama et faufila sa main sous le pantalon d’une main, caressant du bout des doigts son dos de l’autre. Nezumi écarta le tissu pour caresser à pleines mains la poitrine blanche avant de se mettre à embrasser son cou, puis sa bouche descendit sur la peau blanche, l’embrassant, la léchant, et Shion gémit en se mordant les lèvres. Il caressa la tête de son ami. Nezumi caressa son dos, le serrant contre lui, l’embrassant à nouveau, et ses mains se faufilèrent sous le pyjama et le boxer pour aller saisir ses fesses. Shion passa ses bras autour des épaules de Nezumi, répondant à son baiser avec ferveur, puis il alla déboutonner sa braguette et Nezumi sursauta et se redressa en le sentant saisir son sexe pour le libérer et se mettre à le caresser.

« Shion ?! »

Shion haletait. Il regarda le visage de Nezumi, au-dessus de lui, caressa sa joue d’une main, les yeux vagues, interrogatifs, et Nezumi sourit et se rallongea sur lui :

« Mais dis donc toi, tu es bien entreprenant… »

Shion sourit et il se redressa pour embrasser Nezumi rapidement, mais ce dernier le suivit pour continuer le baiser, tout en lui enlevant son bas de pyjama et son boxer dans le même mouvement. Shion le débarrassa aussi rapidement de ses vêtements et envoya voler son haut de pyjama dans la foulée.

À la lueur des faibles rayons du soleil levant, les deux garçons restèrent un instant à se regarder, regard d’argent et regard de sang noyés l’un dans l’autre, à l’abri du reste du monde.

Shion se redressa, entraînant Nezumi qui se laissa faire. L’orphelin du quartier ouest regarda, incrédule, l’enfant surdoué de la ville « parfaite » se remettre à caresser son sexe, avec un soin qui le toucha, puis se pencher pour le prendre en bouche. Nezumi eut un sourire très doux. C’était juste bon… Shion s’appliquait, comme dans tout ce qu’il faisait, y mettant tout son cœur. Nezumi se laissa tomber sur le dos en gémissant. Cette langue caressait son sexe, jouant sur toute sa longueur, pendant qu’une main s’amusait avec ses bourses. Nezumi eut un nouveau sursaut lorsqu’il sentit cette même main serrer la base de sa verge alors même que Shion prenait son gland en bouche pour le lécher avec force. Nezumi ne put pas retenir un cri, comblé de tant de plaisir en même temps qu’horriblement frustré de voir son éjaculation bloquée. Shion ne le tortura pas longtemps. Il lâcha le gland et se redressa, sans toutefois desserrer la pression sur la base du phallus. Nezumi haletait et mit un moment à reprendre son souffle.

Il sourit, rentrouvrit les yeux et rigola :

« Petit sadique… »

Shion sourit, tout rose :

« Ça t’a plu ?

– Viens là… » répondit le garçon brun en s’asseyant et lui tendant les bras.

Shion vint s’installer à califourchon sur les cuisses de Nezumi qui l’enlaça. Ils s’embrassèrent encore. Nezumi serra Shion contre lui, ses mains descendant le long de son dos pour finir par se poser sur ses fesses. Shion sourit et posa ses bras sur les épaules de son ami :

« Je note ton intérêt pour mes rondeurs ?

– J’ai très envie de te faire du bien…

– J’ai très envie que tu me fasses du bien. »

Shion se frotta au sexe toujours raide de son ami puis se redressa un peu sur ses cuisses pour se positionner. Nezumi lui murmura :

« Doucement, te fais pas mal… »

Shion prit son temps pour descendre, s’empalant lentement sur Nezumi qui ferma les yeux et serra plus fort ses bras autour de lui. Shion gémit, l’étreignant plus fort également. Nezumi le laissa faire, le sentant trembler, caressant son dos en répétant tendrement :

« Doucement, doucement, ça va aller… Prends ton temps, c’est bon… »

Shion gémit plus fort. Il le voulait… Il le voulait, il en avait envie, de tout son cœur, de toute son âme, de se donner à Nezumi, de tout lui donner, de l’accueillir au plus profond de lui… Nezumi le serrait fort dans ses bras, patient, caressant son dos et sa tête posée sur son épaule.

Enfin, Shion souffla un coup. Nezumi sourit et murmura :

« Vas-y quand tu voudras… »

Shion redressa la tête et le regarda, un peu perdu. Nezumi caressa son visage, lui souriant avec une tendresse infinie. Ils s’embrassèrent. Shion se mit lentement en mouvement, enfin habitué à cette présence en lui. Nezumi posa à nouveau ses mains sur ses fesses pour l’accompagner. Shion sourit et se mit à gémir à nouveau, mais bel et bien de plaisir cette fois.

Il se mit à accélérer un peu le mouvement et Nezumi se laissa retomber sur le dos, haletant. Shion avait fermé les yeux et le chevauchait, et Nezumi le regardait, les yeux entrouverts, et pensa qu’il avait souhaité un tel instant toute sa vie : juste faire l’amour avec la personne qu’il avait choisie, qu’il aimait, dans une vraie chambre calme, à la lueur d’un soleil naissant.

« … Ne… Nezumi… ? »

La voie de Shion le ramena au présent. Il lui sourit. Shion avait rouvert les yeux, à bout de souffle. Il semblait peiner. Nezumi se redressa et l’enlaça :

« Qu’est-ce qu’il y a ?

– J’ai envie… Plus fort… Mais j’arrive pas… parvint péniblement à articuler le garçon.

– D’accord… Rallonge-toi et laisse-moi faire. »

Shion se libéra et se recoucha sur le lit, reprenant son souffle. Nezumi regarda un instant son corps, le soleil jouant sur sa peau pâle, la marque rose qui semblait vivante. Shion sourit et tendit ses bras quand Nezumi vint s’allonger sur lui. Ils échangèrent à nouveau un long baiser alors qu’il passait ses jambes autour de sa taille.

Nezumi voulut le pénétrer lentement, mais Shion resserra l’étreinte de ses jambes pour l’enfoncer plus vite en lui. Nezumi eut un râle de surprise puis un petit rire. Ah, c’était comme ça… Shion en voulait ? Il allait lui en donner !

Il se mit donc à l’œuvre sans plus attendre, agrippant fermement les hanches de son ami. Shion s’arqua et se mit à crier sans parvenir à se retenir. C’était fort, puissant en lui. Nezumi lui donnait au centuple le plaisir que lui-même n’avait pu qu’effleurer, trop inexpérimenté pour pouvoir faire plus. Il serra ses bras autour de ses épaules à le broyer, alors même qu’il sentait comme une décharge électrique le traverser, une sensation juste fabuleuse. Il serra les dents. C’était déjà extraordinaire mais il sentait quelque chose d’autre arriver, quelque chose qui valait qu’il tienne bon, encore… C’était comme si Nezumi réveillait, quelque part tout au fond de lui, une partie de son être n’existant que pour ce moment-là. Nezumi aussi le serra plus fort alors qu’il accélérait encore ses coups de reins, et Shion sentit une nouvelle décharge … Presque… Presque

Et ce fut soudain comme si la foudre s’abattait sur lui, alors même qu’il sentait Nezumi exploser en lui, un feu d’artifice de tous ses sens, de tout son corps.

Il resta amorphe, à bout de souffle, alors même que son amant s’écroulait sur lui, amorphe également.

Plusieurs minutes passèrent avant que Shion ne rouvre un œil en sentant, non sans une certaine surprise, une main qui caressait très doucement son sexe qui n’était, certes, pas au mieux de sa forme, mais pas rassasié non plus, a priori. Shion se redressa sur ses coudes pour voir Nezumi, couché sur le flanc à ses côtés, qui contemplait avec un petit sourire le membre de son amant qui reprenait vigueur dans sa main. Shion rougit quand Nezumi dit doucement :

« Tu en veux encore, petit pervers…

– Ben… C’est juste… Comme j’ai pas… balbutia Shion.

– T’as pas besoin de te justifier. Par contre, va falloir faire quelque chose pour pas te laisser comme ça… »

L’idée fit le tour de la tête de Shion qui répondit avec un grand sourire :

« Dans ce cas, que dirais-tu si je te rendais la monnaie de ta pièce ? »

Nezumi n’eut que le temps de lui jeter un regard intrigué qu’il se retrouvait allongé sur le dos, sous un Shion qui l’embrassait avec force. Ils s’enlacèrent :

« Hmmm… gémit Nezumi. Qu’est-ce que tes mains font là ?

À ton avis… ?… susurra Shion.

– Ça a un rapport avec le truc dur que je sens contre ma cuisse ?

– T’as tout compris… »

Nezumi éclata de rire. Il saisit le visage de Shion entre ses mains pour l’embrasser, puis lui demanda :

« Je peux choisir la position ?

– D’accord, t’as été sage ! »

Ils rirent tous deux et Shion s’écarta pour regarder son ami se mettre tout simplement à quatre pattes devant lui, lui présentant ses propres rondeurs que Shion jugea fort appétissantes.

« Tu peux y aller, je suis pas douillet… » lui dit encore Nezumi.

Shion vint se placer derrière lui et caressa son dos, puis se pencha en enlaçant sa poitrine, le pénétrant dans le mouvement. Nezumi gémit en redressant la tête, sentant le souffle de Shion sur sa nuque.

« Ça va ?… demanda ce dernier, pantelant.

– Ouais… Vas-y… »

Shion agrippa les hanches de son amant, sans se redresser, pour se mettre en mouvement en lui. Un peu timide, et effrayé par l’idée de lui faire mal, il commença tout doucement, mais les halètements de plaisir de Nezumi le rassurèrent et il accéléra vite ses coups de reins. Il lui sembla que son amant devenait plus serré, ce qui ne faisait qu’augmenter leur plaisir à tous les deux. Shion passa ses bras autour de la poitrine de Nezumi, s’enfonçant encore plus profond en lui, jusqu’à ce que son corps se cambre et se raidisse. Nezumi venait de jouir dans un cri et Shion le sentit soudain si étroit qu’il jouit à son tour, se libérant en lui dans un ultime cri aussi.

Ils s’écroulèrent l’un sur l’autre sur le lit, inertes mais enfin rassasiés. Shion se dégagea et roula sur le côté, tentant comme il pouvait de reprendre sa respiration et espérant que son cœur allait se calmer.

Un moment passa avant qu’il ne sente Nezumi venir s’allonger sur lui, blottissant sa tête dans le creux de son cou. Ils se rendormirent comme des masses.

Quelques heures plus tard, un léger « toc-toc » à la porte les réveilla. Nezumi grogna en se serrant plus fort contre Shion qui lui bailla un « Entrez ? » peu énergique.

Sa mère passa la tête par la porte entrouverte :

« Bonjour, les garçons ! Blacksteel et Freedom sont là et voudraient te voir, Shion…

– Ah euh,… J’arrive…

– Prends le temps de te réveiller, ils ne sont pas pressés… »

Karan repartit en ajoutant :

« Pense à aérer ta chambre. »

Shion resta bête alors que Nezumi riait contre lui :

« Je crois que j’adore ta mère !

– Moi aussi. »

Les deux jeunes gens se levèrent rapidement, Nezumi renfila son pantalon, Shion son bas de pyjama et un t-shirt, et ils redescendirent à la cuisine juste à temps pour entendre la voix de Blacksteel dire avec un amusement certain :

« Ça t’apprendra à me demander si l’endurance des militaires est un mythe. »

Shion et Nezumi se regardèrent sans comprendre puis entrèrent dans la pièce, pour découvrir les deux hommes attablés devant un café, le soldat égal à lui-même, mais le résistant visiblement épuisé, à moitié affalé sur la table. Nezumi toussota pour camoufler son rire alors que Shion restait sceptique.

« Salut, petit ! Bien dormi ?

– Oui, bonjour… Ça ne va pas, Freedom ? s’inquiéta le garçon.

– Grml. » répondit le blond.

Karan, qui surveillait la cafetière en tenant le bébé, vint donner ce dernier à Shion pour sortir deux autres tasses.

« Si, si, il va bien, répondit Blacksteel avec le même air goguenard. Il a juste perdu un pari.

– Tu me paieras ça… grogna Freedom.

– Quand tu veux. »

Nezumi rigola et s’assit à la table avec Shion qui demanda encore :

« Que vouliez-vous ?

– Voir avec toi la mise en place d’un conseil paritaire de dix membres, cinq de N°6 et cinq de l’extérieur, pour gérer un peu ce bordel.

– Ah, bonne idée.

– On te voulait comme onzième membre avec un droit de décision et de veto… »

Shion regarda le soldat, surpris.

« Bon, on pensait à un truc type de devoir prendre les décisions aux 2/3, un truc comme ça, mais qu’en cas de vrai blocage, ça serait pas con d’avoir quelqu’un pour trancher.

– Et puisque les deux camps te respectent, intervint enfin Freedom en se redressant mollement.

– Si les autres sont d’accord… Pourquoi pas… soupira Shion. Il faudra organiser des élections dès qu’on pourra, hein…

– T’inquiète, c’est prévu.

– J’espère que j’y arriverai… »

Nezumi prit la main de Shion et lui dit :

« Tu y arriveras. »

*********

La journée de cours était finie et les collégiens sortaient tranquillement pour rentrer chez eux. C’était un jour particulier, la commémoration de la fondation de la ville, Utopia, qui fêtait en plus ses quinze ans. La ville serait en fête trois jours, dès la tombée de la nuit, ce soir-là, pour un grand feu d’artifice. Un adolescent chantonnait en regardant l’heure lorsque trois de ses camarades l’abordèrent :

« Eh, Haru, c’est vrai que tes pères sont du spectacle, ce soir ?

– Houlà, ne m’en parle pas ! soupira le garçon. Ils ont tout fait pour y couper, mais il n’y a rien eu à faire…

– C’est si terrible que ça ?

– Ben, Nezumi n’a rien contre faire un récital, mais Shion déteste être obligé de faire un discours… Il en est malade…

– Ah, c’est ça être un héros national !

– Ouais, crois-moi, il s’en passerait bien ! Bon allez, je file, je vais louper mon bus ! On se voit ce soir ?

– Ouais, ouais, on se retrouvera sur la grande place ! »

Haru fila en courant et grimpa dans le bus à la dernière seconde.

Sûr, Shion était LE héros de la ville, son fondateur même pour beaucoup, qui avait porté la reconstruction pendant près de dix ans, réélu sans cesse, jusqu’à l’épuisement…

Haru se souvenait encore de la plus grande peur de sa vie, cinq ans plus tôt. Quand, lors de la signature des accords avec les autres villes, qui reconnaissaient enfin officiellement Utopia comme la nouvelle sixième ville, Shion s’était tout simplement écroulé sur l’estrade après les poignées de mains, dans les bras d’un Nezumi comme toujours très proche et très vigilant.

Haru se souvenait aussi de la colère de son second père à ce moment-là, des injures qu’il avait hurlées à tous les responsables de la ville, coupables pour lui d’avoir laissé son amant mener presque seul des années de négociations et surtout, à la fin, des semaines d’organisations. À part Jacques, toujours là, mais occupé à gérer la santé, Blacksteel et Freedom, présents aussi mais bien pris par leurs responsabilités propres, Marianne qui restait la plus fidèle des assistantes, et Nezumi bien sûr, qui lui le soutenait à titre intime, Shion avait bel et bien porté seul la dernière phase de son rêve.

À son réveil, quatre jours plus tard, Shion avait officiellement annoncé son retrait de la vie politique, expliquant que son rêve avait abouti : sa ville existait, ses fondations étaient solides, sa reconnaissance internationale acquise. Il désirait désormais s’atteler à son second rêve : reprendre ses études et se consacrer à sa famille. En lisant sa lettre aux médias, Nezumi avait ajouté que les pouvoirs publics se devaient d’être vigilants et de ne pas tomber dans la facilité et la routine, ne pas croire que les choses allaient d’elles-mêmes rouler toutes seules sans qu’on s’en occupe.

« Il n’y aura pas toujours un Shion pour vous tirer d’affaire. » avait-il conclu sèchement.

La sanction n’avait pas tardé à tomber dès l’affaire connue, et les élections suivantes avaient été sans appel pour les élus qui l’avaient oublié.

Haru arriva chez lui de très bonne humeur, ouvrit la porte et sourit. Ah, Nezumi répétait-il pour son tour de chant du soir ou alors chantait-il simplement pour le seul plaisir de Shion ?

« Mais toi t’es le dernier

Mais toi t’es le premier

Avant toi y avait rien

Avec toi je suis bien

C’est toi que je voulais

C’est toi qu’il me fallait

Toi que j’aimerai toujours

Ça sert à ça, l’amour… »

L’adolescent avança sur la pointe des pieds, jeta un œil discret dans le salon et sourit en voyant ses deux pères tendrement entrelacés. Le garçon pensa que bizarrement, c’était une image similaire qui restait son plus vieux souvenir : ses pères enlacés dans un champ de fleurs…

Ils lui avaient souvent raconté comment ils l’avaient trouvé, sur le cadavre de sa mère, au milieu d’un bombardement, recueilli, gardé et adopté plus tard. C’était un peu abstrait pour lui, des photos dans ses livres d’histoire. Il vivait dans une belle ville où tous étaient heureux, avec deux pères qui s’aimaient, qu’il avait toujours vus amoureux, et l’aimaient, lui, leur « petit printemps à eux », comme ils disaient.

Il les regarda, s’embrassant avec la même fougue que dans son enfance. Ils lui avaient dit qu’ils s’étaient connus un soir de tempête… Il bénissait cet ouragan qui avait fait se rencontrer deux enfants que tout opposait, devenus pour lui les plus merveilleux pères du monde.

OWARI.

Notes culturelles (vous vous coucherez moins bêtes) :

La citation théâtrale de Nezumi est extraite de la pièce Ondine de Jean Giraudoux, il l’a zappé mais moi je m’en souviens ^^.

La chanson que Nezumi chante à Shion à la fin de la fanfic est une vieille chanson d’Édith Piaf, À quoi ça sert l’amour. Si vous avez trois minutes à perdre, allez voir sur YouTube l’extraordinaire petit clip d’animation de Louis Clichy sur cette chanson, c’est juste du bonheur !

Et enfin, pour ceux qui ne le savent pas, Haru signifie « printemps » en japonais.

Merci d’avoir lu cette fic !

24 réponses à N°6 – Épilogue (fanfiction sur N°6)

  1. Pouika dit :

    J’ai adoré cet épilogue, il est tellement beau et bien écrits. L’on ressent vraiment les impressions des personnages.

  2. ShoMei dit :

    Bravo pour cette sympathique petite fic que j’ai commencé à suivre avec grand plaisir 🙂

    C’est exactement le genre de suite que j’attendais : le rêve de Shion de réconcilier bloc ouest et N°6…même si le travail semble terriblement ardu…et les retrouvailles avec Nezumi, trop mignon ^^
    J’avoue que le passage intime m’a un peu surprise, comme dit plus haut, on est pas ( encore) habitués ! Mais c’est si bien écrit que ça passe très bien.

    Les autres personnages sont bien choisis, surtout le couple Blacksteel/Freedom ^^ Un représentant de chaque camp, faites l’amour pas la guerre, c’est bien trouvé!
    De plus les voir adopter le bébé, qui semble très content de ses deux papas, ça fait bien plaisir, surtout en ce moment ;p
    Un récit ou on trouve à la fois humour, romantisme et sérieux, ça va me plaire ^^

    Bon courage à vous pour la suite de ce récit, et à nos héros pour concrétiser leur rêve!

    A bientôt,
    Shomei

    • Ninou Cyrico dit :

      @ShoMei : Merci infiniment ^^ !
      La réconciliation, ben tu verras, va y avoir du boulot !
      Le passage intime, ben tu vas devoir t’y faire, parce qu’il va encore y en avoir pas mal :p !
      Contente que tu aimes Blacksteel et Freedom, tu vas les revoir.
      Merci ! Du courage il va leur en falloir ^^ ! 🙂

  3. allennaruto dit :

    Bonjour.
    D’abord bravo, cette fic est super bien et m’emplis de joie à la lire…tu écris d’une façon simple qui est agréable à lire. Pour moi qui écris aussi des romans yaoi, j’en prends de la graine^^
    Freedom et Blacksteel sont super bien et les retrouvailles de nôtre petit couple adoré…
    Vraiment magnifique, merci encore pour cette fic.
    En tout cas je repasserais, quand j’aurais le temps, pour lire tes autres fictions.
    Bye^^

  4. SaPhirYNA dit :

    Que dire … je ne trouve pas facilement mes mots, car j’ai l’esprit embrumé par cette démonstration d’amour sincère et passionné entre nos deux petits chéris, Shion et Nezumi. (L)
    Alors, je vais faire simple, Ninou (ChiNoHana) …. BRAVO !!! Tu as su combler avec ta fic le vide que j’ai ressenti à la fin de la série. Une fin douce, calme … dans l’état d’esprit de Shion, et à la fois forte et déterminée comme Nezumi.
    J’adore les personnages de Freedom et de Blackstell 😀 Je les imagine très bien se dire en se regardant alors que Shion et Nezumi s’éloignent :  » … ben ils sont jeunes qu’ils en profitent … et pourquoi on ferait pas pareil après tout, on n’a qu’une vie à vivre … et on a bien faillit y rester hier … qui sait ce que demain nous réserve … »
    Encore bravo … mille fois merci pour cette conclusion

    Je fais aussi un petit clin d’œil à Ame pour m’avoir suggérée cette lecture. Merci à toi,m elle en valait le détour.

    SaPhirYNA
    alias KyaSaRin pour certaine 🙂

    • Ninou Cyrico dit :

      @SaPhirYNA : Tiens mais qui voilà donc qui vient me faire un pitit comm’ sympa de l’autre côté de l’océan… ^^
      Salut à toi et merci bicoup ! Moui, la fin de l’anime avait beau être (dans les grandes lignes) fidèle au roman, j’avoue qu’elle avait frustré beaucoup de monde, moi y compris. 🙂 Faire une petite suite m’allait bien…
      Et Freedeom et Blacksteel… Ben tu verras si tu lis la suite à l’occaz, en fait ça me faisait marrer d’opposer une couple « adulte » à nos deux ados 🙂 ! Je les aime bien eux.
      Merci d’être passée et reviens quand tu veux ^^ !

  5. Looveel dit :

    ah et j’ai oublié un truc (autre que pandora hearts a déteint sur moi puisque j’ai écris jack et pas jacques –‘ )
    VIVE FREEDOM ET BLACKSTEEL!!!!!!!

    • Ninou Cyrico dit :

      @Looveel : Merci beaucoup ^^ ! Il parait ouais que j’ai un certain sens des dialogues. 🙂
      Les retrouvailles oui, je les voulais mignonnes, Karan ben, oui je la vois bien comme ça… Enfin pour moi Shion est de fait homo (un grand fils à sa maman qui refuse les avances de sa « meilleure amie » si clairement… Non mais plus gay tu meurs !!!) et je la vois bien comme une mère qui l’a très bien compris et l’accepte très bien. Après tout c’est évident qu’elle aime son fils plus que tout, et puis Nezumi comme gendre on a fait pire…
      Je crois que j’en avais jamais autant ch*** sur un lemon… Mais je crois aussi que c’est celui dont je lui le plus fière !
      J’ai commencé une suite, en effet, « Après ».
      Et Freedom et Blacksteel ben… Je les adore…!

  6. Looveel dit :

    Bonjour, bonjour, je suis de passage.
    J’ai beaucoup aimé ta façon d’écrire c’était très agréable à lire et… YATAAAH!!!! ENFIN UNE VRAIE FIN!!!! UNE FIC BIEN ÉCRITE!!!! HOURRA!!!!
    *hum* j’ai beaucoup aimé les retrouvailles (oui moi aussi j’en ai rêvé de ces retrouvailles ou Shion se jetait dans les bras de Nezumi et l’embrassait *Q*) et notamment les répliques à ce moment (surtout celle de Jack elle était géniale! tu as vraiment de très bonnes idées pour les répliques!).
    Karan est juste excellente, il y a pas beaucoup de mère qui réagirait comme ça en apprenant que leur fils est gai (et je parle même pas de Haru qui prend très bien le fait d’avoir 2 pères) mais curieusement ça colle bien au personnage (j’avoue que dans ma tête j’avais aussi imaginée une réaction similaire, d’autant plus qu’elle « connaissait » déjà nezumi).
    J’avoue avoir eu un petit blocage pour la scène clé de cette fic’ (pour les raisons cités plus haut: l’habitude de leur relation chaste) mais c’était bien écrit donc c’est passé.
    Sinon c’était réaliste et tout, différent de la fin que j’avais moi même imaginé mais assez similaire sur s’autres aspects, et j’ai beaucoup aimé la lire. Bon boulot (j’ai cru voir une autre fic’ tout à l’heure je pense allé la lire quand j’aurais plus de temps.) et merci.

  7. Amakay dit :

    Superbe !! c’est un magnifique travail, j’aimerais trop voir ce fic produit comme épilogue…

  8. Shiki dit :

    GGNNIIIIIIAAAAA KKKYYYAAAAA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! BALKYSSSSS!!!!!!! JE T AIME !!!!!!!!!

  9. Ame dit :

    Non non ! Tu peux être fière ! je te le dis sans flatterie XD C’est vraiment top !

  10. Ninou Cyrico dit :

    @Ame : Merci Ame là tu me gènes…! ^^

  11. Ame dit :

    AHHHHH super ce lemon !! T’es vraiment super douée pour ça !! Ah je sens que je vais faire de beau rêves ce soir !!! Merci !!!
    Bon mis à part les noms français hein !! ; )
    Y’a pas de doute ta fin est bien mieux que la vraie !!!

  12. Nott dit :

    Eh ben ! J’avoue que je me sens… satisfaite XD Surtout au moment où Nezumi et Shion se sautent dans les bras l’un de l’autre 😀 (Chastement.)
    J’étais été assez surprise par l’introduction d’autant de personnages, mais finalement ils sont totalement bien menés, et j’ai même beaucoup aimé Freedom et Blacksteel ! (Deux hommes, deux VRAIS hommes ! C’est même carrément bara dans ma tête XD)
    Le lemon est très bien écrit, et surtout très réaliste ! Je m’y croyais presque XD (Moi à prendre Nezumi quoi *__*) Par contre oui, je m’y attendais, mais au final j’ai du mal à les imaginer au lit tous les deux… Je sais pas pourquoi, j’ai vraiment un blocage x) Je veux dire, ils sont si mignons, si chastes, si… Hum. Bref. C’est peut-être une période… Ca n’empêche pas que c’est très bien écrit hein ^^
    Bref, bravo ! Merci aussi (plus ou moins, de toute façon je te dois des chocolats et une bière :D) !

    • Ninou Cyrico dit :

      @Nott : Merci ^^ !
      Les chastes retrouvailles un grand moment, surtout pour les commentaires des autres persos !
      Ouais, pas mal de monde, Blacksteel et Freedom je les aime beaucoup aussi, j’ai bien craqué avec eux, ça me faisait marrer d’opposer deux adultes complétement barrés et décomplexés à nos deux tourtereaux !
      Pour le lemon, comme pour chaque, j’en ai bien bien ch*** ! C’est très dur à écrire, mais là je suis vraiment très contente du résultat, et de la fic dans son ensemble !
      Ouais je les veux mes bières et mon chocolat !!!

  13. Midori dit :

    Wouahhhhhhhh *_*
    Merci beaucoup ma belle, vraiment à la hauteur de ce que j’espérai, merci ,merci et encore merci ^^
    ( maintenant j’ai de belles images de Nezumi et Shion en tête :p )

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *