Bonne fête à toute les citrouilles !!! (Marco 5 et 6)

Bonjour tout le monde !

Ouais bon je sais, Halloween c’était vendredi, chuis à la bourre j’ai honte et j’ai même pas fini ce que je voulais vous offrir donc ben ça sera pour plus tard désolée. Y que la bannière… :p

N’ayant encore rien de spécial à vous raconter, oui je sais, ma vie est vide et triste en ce moment :p, je vais vous faire un chtit topo sur un livre que j’ai fini de relire cette semaine, Les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar.

J’avais acheté ce livre il y a fort fort longtemps dans une galaxie lointaine et euh… Ah non pardon, je m’égare.

J’avais acheté ce livre il y a fort longtemps quand même et c’est en en reparlant par hasard avec mon ami Ryle44 il y a quelques temps qu’il m’avait donné envie de le relire, ce que j’ai fait du coup, car contrairement à beaucoup de mes vieux livres, celui-ci n’avait pas disparu dans un de mes cartons dans une cave quelconque en attendant l’hypothétique jour où j’aurais enfin une grande maison avec plein de place pour tous mes livres (soupir).

Bref !

Que dire de ce livre…

J’avoue que je ne suis pas du tout fan de cette génération d’auteurs. Vraiment. Je respecte profondément leur boulot et l’empreinte qu’ils ont laissée, mais comme dit souvent Dudu, c’est pas ma came. Je m’étais intéressée à ce livre parce qu’il racontait un histoire d’amour entre deux hommes, à savoir celle de l’empereur Hadrien avec celui dont le nom est gravé pour encore très longtemps près du sien dans la mémoire collective, et dont on ne sait pourtant pratiquement rien, son favori, Antinoüs.

Hadrien et Antineous

*Met son chapeau d’historienne*

D’un point de vue strictement historique, on sait finalement pas tant de choses sur cet empereur et en plus, comme souvent, les sources sont lacunaires et tardives. Je vous passe les détails techniques et vous renvoie à Wikipédia ou à des volumes plus épais et poussiéreux pour les plus courageux.

Ce qui est relativement fascinant, c’est de constater qu’un jeune garçon grec, qui n’a vécu que quelques années auprès d’un empereur , et est mort à 20 ans dans des circonstances peu claires, a suffisamment marqué les esprits pour que près de 2000 ans plus tard (1884 ans, oui, oui, je sais, j’arrondis), son image soit intrinsèquement liée à celle d’Hadrien.

Hadrien se démarque un peu dans le paysage romain : un pacifiste de cet acabit à l’époque, c’était assez exceptionnel pour être noté. Grand voyageur dans un temps où les voyages de ce genre se comptent en mois, voire en années, il est une figure plutôt intéressante à observer.

En lui faisant raconter sa vie, sous la forme d’une longue lettre qu’il aurait pu écrire à celui qui allait devenir Marc-Aurèle, Marguerite Yourcenar nous livre à la fois un roman historique très prenant et remarquablement bien écrit (oh mon dieu ce style mais c’est du bonheur…), et aussi et surtout, le récit très intime d’un homme de pouvoir, d’un homme qu’à son époque, on prenait sincèrement pour un dieu, mais qui lui n’est pas dupe, ni de ce qu’il est, ni du monde qui l’entoure.

Son histoire est Antinoüs est traitée avec une immense pudeur. Je pense même que quelqu’un qui ne voudrait vraiment rien y voir n’y verrait rien. On est pas dans Viewfinder, mais ça tombe bien. En fait, je trouve cette pudeur très bienvenue, dans ce qu’elle peut sous-entendre d’intimité et de tendresse. Je vous l’ai dit, on ne sait quasi rien d’Antinoüs et si Hadrien ne l’avait pas suffisamment aimé pour en faire un dieu, on ignorerait même sûrement son existence. Marguerite Yourcenar a donc très largement romancé ce moment, mais les théories qu’elle avance ne sont dénuées ni de fondement historique, ni d’intérêt, et la fin du garçon, telle qu’elle la raconte et pour ce qu’elle a de triste, est aussi magnifique dans ce qu’elle implique pour Hadrien, qui finira sa vie hanté par ce mort.

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Oui, du coup aujourd’hui, on les met à côté dans les musées.

En fait, je n’aurais qu’un reproche à faire à ce livre, il est parfois un peu pointilleux sur des détails historiques et risque du coup de perdre un peu les lecteurs les moins assidus. Que ça ne vous décourage pas, cependant, car ça vaut vraiment le coup.  Si les réflexions sur le pouvoir et ce qu’il implique sont bien vues, la trop courte histoire d’amour est assez délicatement traitée pour se suffire à elle-même.

Voilà voilà.

*Enlève son chapeau d’historienne*

Sinon, je vous donne toujours rendez-vous le WE prochain à la Japan Touch, sur le stand de l’Espace Lyon Japon !

Et maintenant, le moment que vous attendez tous : les chapitres 5 et 6 de Marco !

Bonne semaine à tous 🙂 !

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