News du 27/07/2014 (Soleil d’Al-Rûh 36 et mon avis sur New-York, New-York et Under Grand Hotel)

Aujourd’hui dimanche 27 juillet 2014…

P*****, on est déjà presque en août…

Hier j’ai gagné un level en « tétris-bibliothèque », jeu courant chez moi, qui consiste à réorganiser ma bibliothèque pour gagner de la place. Mais bon, en fait de place, je gagne plus quelques semaines ou mois de sursis jusqu’à ce que ça soit à nouveau plein…

Je cherche un appart’ plus grand, ça commence à urger. Un peu marre des parties de tétris, bibliothèque ou autre, ou des parties de chaises musicales dès que je cherche ou bouge un truc…

Gron.

En fait, je crois que c’est officiel, j’aime pas l’été. Fait chaud, y a personne sur la toile, pas grand monde IRL, et en plus, quand t’as pas un rond, ‘faut supporter le bonheur de tous les gens qui partent, des fois loin et dans des endroits où t’aimerais bien aller, alors que toi tu bosses, parce que, même si t’as des jours à prendre, t’as pas les moyens d’aller quelque part…

Ouais bon, j’avoue, j’ai pas trop le moral.

J’ai veillé trop tard cette nuit, chuis fatiguée. J’ai enfin lu New-York, New-York, que SsnowW m’a prêté il y a euh, longtemps. Pas vraiment convaincue, y a du bon, pas mal de moyen et quand même un peu trop de bof. Ça me chiffonne toujours un peu, ces histoires qui traitent de choses très graves, en se voulant réalistes, mais qui visiblement, soit ne sont pas assez documentées, soit s’en tapent, ce qui rend l’histoire très (trop) bancale. Ça fait des choses très violentes, mais de façon totalement surréalistes et pas crédibles, c’est dommage. Ça se lit, mais ça deviendra pas mon livre de chevet.

Lu aussi Under Grand Hotel, pas transcendant non plus, mais là, pas vraiment de volonté de réalisme (enfin j’espère), donc, ça passe bien mieux.

En fait, en lisant ça et en connectant les quelques neurones que la chaleur n’a pas fait fondre, je me suis fait la réflexion suivante : le yaoi traite souvent avec légèreté (au sens de manque de réalisme, surtout psychologique) des sujets plutôt sérieux pour ne pas dire grave ou carrément glauques. Qu’on traite de ces sujets (viol, tortures, etc), ça ne me gène pas. J’en traite aussi ^^ ! Ce qui peut me gêner ou du moins, me faire ne pas trop aimer certains récits, c’est quand ces thèmes restent du pur fantasme traité avec trop peu de réalisme, tout en se voulant et s’affichant réalistes…

Le cas de Mel, le petit blond de New-York, New-York, est très révélateur de ça : enfant violé par son beau-père, fugueur, prostitué, re-violé par un braqueur, enlevé, rere-violé, séquestré et battu par un tueur en série pendant plus d’un mois, il reste un espèce de bisounours tout gentil même si sacrément larmoyant, qui aime et pardonne les pires saloperies de son mec (qui est quand même, au début, un fichu connard). Non, désolée, ça tient pas. Sur le même postulat (enfant violé par son beau-père), Yashiro, de Twittering Birds never fly, est lui beaucoup mieux construit et franchement plus crédible : ce mec est ce que n’importe qui serait après avoir vécu ça : un type totalement à côté de ses pompes qui aurait surtout besoin d’un bon psy. New-York, New-York manque trop de recul et de profondeur et accumule un peu trop de clichés.

En fait, pour moi, certains yaoi tiennent presque de hentai, au sens brut du pur fantasme totalement dénué de réalisme. Le dernier exemple que j’ai lu, en date, s’appelle Treate me gently, please. Le scénario de ce manga, c’est juste du hentai transposé entre deux mecs : le seme  fait chanter le uke pour se le taper, le uke chougne un peu mais adore ça et se laisse bien faire, et bien sûr en vrai, ils sont amoureux, et je suis prête à parier qu’ils vont finir par roucouler ensemble youpi. Remplacer la uke par une nana, et moi je suis désolée, mais on est juste dans un truc de c** pas très original, en plus…

En réchéflissant à ça, j’ai repensé à un doc (pas transcendant au demeurant), vu il y a quelques semaines sur le porno gay. L’idée, en parlant du sm gay, bien plus trash que le sm hétéro, était que du fait de l’absence de femme, et donc de potentielles accusations de machisme ou de dégradation de l’image de la femme, les auteurs de ces films pouvaient totalement se lâcher, et aller trèèèèès loin. Je me suis dit qu’on en était bien là, dans pas mal de yaoi (tous genres confondus, de la fanfic au roman en passant bien sûr par le manga…). J’ai lu des récits d’une violence extrême (vraiment extrême, promis, le genre de délires à côté desquels la scène d’intro de Viewfinder, c’est du petit lait), d’autant plus dérangeante qu’elle était traité sans le moindre réalisme, du pur fantasme brut, en somme, mais qui ne serait pas toléré, ou beaucoup moins, si le uke était une femme. Bref, des exutoires très intéressants pour qui étudierait les auteurs, mais moins souvent, hélas, sur le contenu des récits proposés.

Je dis « hélas », car j’ai souvent vu de bien bonnes idées gâchées par une surenchère de violence (souvent sexuelle), et je trouve ça bien dommage.

Beaucoup s’en sortent en restant dans l’ordre du fantasme irréaliste assumé (voir Kizuna ou Viewfinder, pour ça (si, si, intéressez-vous un minimum aux vrais yakuzas, et vous verrez très bien ce que je veux dire et pourquoi Yashiro est crédible et pas Asami), et, comme Under Grand Hotel, là, ça peut passer, puisqu’on ne se targe pas vraiment de réalité.

Pour conclure là-dessus, mais je reste ouverte au début si ça vous dit, je dirais que souvent, les auteurs gagneraient à rester dans le fantasme assumé, l’absence de total-crédible. Car pour un Yashiro, combien de Mel… Et ça peut être vraiment dommage. Car le postulat de départ n’est pas inintéressant et est même souvent sympa… Mais entre une idée et son traitement, il y a tout un monde.

Bon, désolée pour la dissert’, j’espère ne pas vous avoir trop saoulés, allez, le chapitre 36 du Soleil d’Al-Rûh pour me faire pardonner, avec le grand retour de quelqu’un, mais l’attendiez-vous encore ? ^^

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