Jojo Rabbit, en 1917, n’allait pas En Avant…

… Il n’était pas né.
Je sens que cette idée de faire une seule phrase avec les titres des films chroniqués va vite être laborieuse… ^^

Salut les gens !

Juste un petit message rapide : en raison de son annulation, je ne serai pas à la Kamo Con de Dijon les 28 et 29 mars prochains. Gros ouin, encore tous mes encouragements au staff, en croisant tous les doigts possibles (si vous en avez, n’hésitez pas) pour que le salon perdure malgré ça !!

Pour palier ça, j’annonce officiellement offrir pour tout le mois de mars les frais de ports sur toute commande de livre passée à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 1er avril. Promo sur Amazon en prévision également, je vous tiens au jus ! Faites passer l’info et n’hésitez pas !!

Sinon…

Vous l’avez compris, cette semaine, on va encore parler cinéma avec les trois derniers films que j’ai vus. 🙂

Alors désolée, ça ne va pas être la news la plus fun du site, vu les films… Mais je n’ai pas fait exprès… ^^’

Jojo Rabbit est un film de Taika Waititi, avec Roman Griffin Davis, Thomasin McKenzie, Scarlett Johansson, Taika Waititi lui-même et Sam Rockwell.

Alors j’allais voir ça tranquille, car de tout ce que j’en avais vu, c’était une comédie très drôle et sympathique. Alors, oui et non… On va dire « pas que ».

Nous suivons donc le petit Jojo, 10 ans, en 1944, dans une petite ville d’Allemagne, où le nazisme vit ses dernières heures. Les Alliés approchent. Mais notre jeune ami n’en sait rien et au contraire, il est galvanisé par le régime, tellement fan d’Hitler que ce dernier est carrément devenu son ami imaginaire.

Et c’est là tout ce qui rend ce film excellent : montrer le nazisme, son absurdité, à hauteur d’enfant, d’un gamin de 10 ans peu sûr de lui et malmené par les autres (ah, ces ados qui se croient tellement forts et virils en s’en prenant à des gosses…). Un gamin qui croit ce que disent les grandes personnes, qui se cherche, qui cherche un sens à ce qui se passe, à ce monde, son monde, qui semble au bord de la destruction… Et ce n’est pas découvrir que sa propre mère cache une jeune Juive chez eux qui va l’aider à y avoir plus clair.

Ou si, peut-être…

Jojo Rabbit est un film qui joue sur ce décalage, parfois quasi surréaliste, entre réalité sombre et vision d’enfant, pour faire passer son message. On rit, de bon cœur, face à des gags vraiment drôles, donc, on baisse sa garde. Puis un papillon passe et c’est toute l’horreur de cette page de l’Histoire qu’on se prend soudain en pleine face sans sommation.

Taika Waititi sait très bien ce qu’il fait et le fait de main de maître. Ce film est excellent, excellemment réalisé, excellemment joué. Les acteurs sont tous bluffants. Les enfants déjà, bien sûr, Roman Griffin Davis et Archie Yates sont vraiment aussi drôles que poignants en petits nazis qui s’interrogent et Thomasin McKenzie est aussi très crédible dans son rôle d’adolescente cachée. Scarlett Johansson et Sam Rockwell n’ont, eux, plus rien à prouver, elle est aussi enthousiasmante en mère courage excentrique que lui drôle et émouvant en militaire blasé qui tente désespérément de sauver ce qu’il peut, surtout Jojo, ce gosse paumé auquel il s’est attaché. Et Taika Waititi lui-même, dans ce rôle d’Hitler fantasmé par un enfant, est vraiment juste génial, aussi drôle qu’inquiétant et finalement ridicule.

Car c’est bien ça, finalement, que nous montre ce film : des nazis ridicules, aussi bien cet Hitler enfantin que ces SS un peu idiots, que cette partisane fanatique aux discours totalement dénués du moindre sens.

Un film marquant et nécessaire qui nous dit, simplement, de ne pas croire n’importe quoi, d’aller voir, de rencontrer cet Autre qui n’est finalement qu’un humain, lui aussi, parce que c’est comme ça qu’on grandit et qu’on devient un adulte vraiment libre. Et c’est bien mieux comme ça.

Note : Poignant/20.

On saute à la guerre d’avant avec 1917, un film de Sam Mendes, avec surtout George MacKay et Dean-Charles Chapman, tant les autres personnages ne font que passer.

Alors j’avais beaucoup aimé Skyfall et j’allais voir 1917 avec curiosité, sans plus. J’en sors très mitigée.

L’histoire est simple, deux soldats doivent traverser un grand territoire à 1/2 en guerre pour porter un message capital à un autre régiment.

Alors, déjà, je n’ai pas été transcendée par la VF, et du coup, ça n’a pas dû aider. Ça n’a pas l’air mal joué, mais les voix françaises sont souvent trop peu énergiques. Globalement, si j’ai trouvé ce film très bien réalisé, avec ce faux plan séquence très bien maitrisé et des scènes visuellement magnifiques (ruines nocturnes, ceux qui savent comprendront), ben, c’est à peu près tout.

Je comprends le sens de ce plan-séquence, vouloir coller au plus près à l’humain, et c’est intéressant, mais je comprends aussi tout à fait les gens qui y trouvent un côté jeu vidéo et/ou artificiel. Mais le plus gros reproche que j’ai à faire à ce film, personnellement, c’est clairement sa faiblesse narrative.

Il y a des moments intéressants, ces petites scènes où les soldats croisés en chemin racontent des anecdotes, ou celles où nos deux héros s’en racontent. La guerre est le plus souvent montrée de façon réaliste et glauque, mais parfois, ça sonne quand même trop « soft », ce n’est pas très bien équilibré. Il y a ces clichés de films de guerre un peu pénibles (un fusil qui tire bien trop de fois, une blessure que le scénar oublie trop vite…), mais surtout, une histoire qui, une fois un évènement précis passé (je dirais juste aviateur pour ne pas spoiler), est devenue totalement prévisible. Donc, ben, plus aucun suspens, plus aucune tension dramatique pour moi. J’ai vaguement espéré un autre twist qui n’est pas venu, et donc ben bof.

En conclusion, pour moi, 1917 est un film qui vaut pour sa technique, mais ne raconte pas grand chose et pas de façon très intéressante, la faute à une écriture mollassonne et un récit trop prévisible.

Note : Bof/20.

En avant, le dernier film des studios Pixar, réalisé par Dan Scanlon, qui n’a pas l’air d’intéresser grand monde et c’est bien dommage, parce que c’est plutôt un très bon film.

Je dois vous avouer, j’y allais tranquille, en me disant, film Pixar, pour enfants, la bande-annonce montre un univers cool, bref, bon moment fun et rigolo en perspective.

J’aurais dû me méfier.

Sont vicieux, Pixar. Très très forts pour vous en mettre plein les dents en douce, sous couvert d’histoire « colorée pour enfants ». Ils m’avaient déjà bien eue avec Vice Versa et il faut bien admettre que, sans être du niveau de ce dernier, En avant est tout de même un excellent film, un récit initiatique brillamment écrit et réalisé, une très belle aventure à voir sans hésiter.

Dans un monde merveilleux où la magie a disparu, remplacée par une technologie bien plus pratique, vit Ian, un elfe adolescent introverti. Il vit avec une mère aimante, énergique et bienveillante, et un grand frère un peu fou-fou, Barley, grand fan de ce passé magique et mythique qu’il connait sur le bout des doigts. Les deux garçons ont perdu leur père bien des années plus tôt, Ian n’en a aucun souvenir et Barley 3 ou 4.

Or, le jour des 16 ans du garçon, leur mère sort du grenier leur ultime héritage, un cadeau posthume laissé par ce père disparu : un bâton de mage et le moyen de le ramener à la vie pour 24h. Mais le sort plante et ne ramène leur père qu’à moitié (au sens propre : que ses jambes)… Voilà donc nos deux frères lancés dans une quête héroïque, à la recherche d’un artefact pouvant compléter le sort… Et à la découverte d’eux-mêmes, surtout.

J’ai perdu mon père il y a deux ans, presque jour pour jour, et je ne vais pas vous mentir, mon ressenti de ce film est grandement lié à ce fait très personnel. Je ne savais pas qu’En avant parlait de ça en allant le voir. J’ai fini ce film en larmes. Rien de vraiment triste, pourtant, un peu comme Vice Versa à l’époque, juste une émotion trop forte qui a trouvé là le moyen de s’exprimer et, en fait, je pense que ça m’a fait beaucoup de bien.

Au-delà de cet aspect, et avec 48h de recul, je trouve vraiment ce film excellent. Le mélange de modernité et de magie, d’éléments très concrets et réalistes au milieu des créatures fantastiques, marche vraiment très bien. Le scénario est très bien écrit, amenant avec un grand talent une foule de détails qui prennent tous un sens dans l’histoire sans que ça paraisse jamais forcé. Les relations entre les personnages sont toutes très intéressantes, entre les deux frères, bien sûr, mais leur mère est juste géniale et le reste des personnages n’est pas en reste. Chacun existe : je n’ai pas trouvé le moindre perso inutile ou fantoche.

Un petit bijou avec un très beau message à multiples facettes, sur les relations familiales, ce qui compte, ceux qui comptent, sur comment grandir et trouver sa voie, prendre confiance en soi, aussi. Un Pixar comme je les aime, une œuvre belle sur la forme, magnifiquement humaine sur le fond. 🙂

Note : Excellent/20, mention mouchoirs à prévoir.

Voilà voilà, de quoi vous occuper sagement en attendant la suite du Petit Papillon !

Bonne semaine à tous ! 🙂

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2 réponses à Jojo Rabbit, en 1917, n’allait pas En Avant…

  1. Pouika dit :

    Bonjour,
    J’ai été voir En avant, et j’ai pleuré, l’histoire est proche de celle de ma famille, alors ça m’a vraiment pris au trippes.
    A bientôt !
    Kissou
    Pouika

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